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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2401970

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2401970

lundi 2 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2401970
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A et M. C contestant le refus de permis de construire opposé par le maire de Perrigny-sur-Loire. Les requérants n'ont soulevé que des moyens inopérants, ne contestant pas le motif légal du refus fondé sur l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme (projet situé hors des parties urbanisées de la commune). L'ordonnance, prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, écarte la requête comme ne comportant que des moyens manifestement insusceptibles de prospérer.

Texte intégral

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".

2. Mme A et M. C doivent être regardés comme demandant l'annulation de l'arrêté du 17 avril 2024 par lequel le maire de Perrigny-sur-Loire a refusé, au nom de l'Etat, de leur délivrer un permis de construire pour la réalisation d'une maison individuelle sur un terrain leur appartenant à Perrigny-sur-Loire. Toutefois, les requérants ne contestent pas le motif opposé à leur demande tiré de ce que leur projet est, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme, situé hors des parties actuellement urbanisées de la commune. Mme A et M. C qui se bornent à faire valoir qu'un permis de construire leur avait été délivré pour le même terrain en 2006, qu'ils n'ont pas été informés que la parcelle était devenue inconstructible et qu'elle a perdu toute valeur, ne soutiennent, par aucun moyen, que le permis de construire qui leur a été refusé l'aurait été en méconnaissance des règles d'urbanisme ou de toute autre disposition législative ou réglementaire. Ainsi, les requérants, qui n'ont présenté aucun autre mémoire avant l'expiration du délai de recours contentieux, n'assortissent leurs conclusions que de moyens inopérants. Par suite, la requête doit être rejetée par application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E:

Article 1er : La requête de Mme A et de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A désignée représentante unique.

Fait à Dijon, le 2 septembre 2024.

Le président,

O. Rousset

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

N°2401970

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