mercredi 26 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2402005 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | REFERE |
| Avocat requérant | MIFSUD ELODIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 juin 2024, M. G, représenté par Me Mifsud, demande au tribunal :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 21 juin 2024 par lequel le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois années ;
3°) d'annuler l'arrêté du 21 juin 2024, par lequel le préfet de la Côte-d'Or l'a assigné à résidence dans ce département pour une durée de quarante-cinq jours ;
4°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale ", et à titre subsidiaire de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cent cinquante euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas établi que le signataire de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français disposait d'une délégation de signature régulière, suffisamment précise et publiée à cet effet ;
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors que tous les membres de sa famille sont présents sur le territoire français, qu'il est pris en charge par sa mère et que, n'ayant pas été mis en examen pour les faits qui lui sont reprochés, il ne peut être regardé comme constituant une menace pour l'ordre public ;
S'agissant de la décision portant refus d'un délai de départ volontaire :
- il se prévaut de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, soulevée par la voie de l'exception ;
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
- il se prévaut de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, soulevée par la voie de l'exception ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- il se prévaut de l'illégalité de la décision portant refus d'un délai de départ volontaire, soulevée par la voie de l'exception ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation et porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;
S'agissant de la décision portant assignation à résidence :
- il se prévaut de l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français et refus d'un délai de départ volontaire, soulevée par la voie de l'exception.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juin 2023, le préfet de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 500 euros soit mise à la charge de M. C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A, par une décision du 1er septembre 2023, en application des dispositions de l'article R. 776-15 du code de justice administrative pour statuer sur les requêtes prévues à l'article L. 614-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 26 juin 2023 à 14 heures 30 minutes.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Irénée Hugez,
- les observations de Me Mifsud, représentant M. C, qui reprend les arguments contenus dans sa requête, notamment la présence sur le territoire français du père, de la mère, de demi-frères et de demi-sœurs de l'intéressé, qui ajoute, au soutien des conclusions dirigées contre l'assignation à résidence, la nécessité pour lui de se rendre en région parisienne pour porter assistance à son père et, au soutien de l'interdiction de retour sur le territoire français, de ce que les faits pour lesquels l'intéressé a été placé en garde à vue ont donné lieu à un classement sans suite, qu'il n'est pas en mesure d'établir dans la présente instance ;
- et les observations de Mme E, représentant le préfet de la Côte-d'Or, qui soutient que le préfet de la Côte-d'Or aurait pris les mêmes décisions s'agissant du refus de délai de départ volontaire et de l'interdiction de retour sur le territoire français s'il ne s'était pas fondé sur la menace à l'ordre public, mais sur l'existence d'une précédente mesure d'éloignement demeurée non exécutée et sur les dispositions correspondantes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience à 14 heures 36 minutes.
Considérant ce qui suit :
1. M. G, ressortissant comorien né en 2000 aux Comores, est entré irrégulièrement sur le territoire français en 2021. Il a fait l'objet d'une première mesure d'éloignement le 11 décembre 2021, demeurée non exécutée. Le 20 juin 2024, il a été interpellé par les services de police de Dijon et placé en garde à vue pour des faits de viol sur mineure de plus de quinze ans. Par un premier arrêté, en date du 21 juin 2024, notifié le même jour, le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois années. Par un second arrêté du même jour et notifié simultanément, le préfet de la Côte-d'Or l'a assigné à résidence dans ce département pour une durée de quarante-cinq jours. M. C demande au tribunal l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de M. C.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, par un arrêté n° 147/SG du 18 janvier 2024, référencé 21-2024-01-18-00003, publié le 22 janvier 2024 au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture, référencé 21-2024-008, le préfet de la Côte-d'Or a donné délégation de signature à M. Johann Mougenot, secrétaire général de la préfecture et, en cas d'absence ou d'empêchement de ce dernier, à Mme B D, sous-préfète, secrétaire générale adjointe de la préfecture, à l'effet de signer tous arrêtés, décisions, circulaires, rapports, correspondances et documents relevant des attributions de l'Etat dans le département, à l'exception d'actes au nombre desquels ne figurent pas les décisions en litige. Il ne ressort d'aucune pièce du dossier que M. F n'aurait pas été absent ou empêché le 21 juin 2024. Contrairement à ce que soutient le requérant, la délégation précitée est suffisamment précise. Par suite, le moyen tiré de ce que la signataire de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français n'était pas compétente pour signer cet arrêté, qui manque en fait, doit, pour ce motif, être écarté.
5. En deuxième lieu, il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué qu'il est motivé en droit par le visa du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et en fait notamment par les circonstances selon lesquelles M. C est entré irrégulièrement sur le territoire français en 2021, il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement demeurée non exécutée, il se maintient volontairement en situation irrégulière sur le territoire français sans préparer son départ et une mesure d'éloignement ne porterait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui manque en fait, doit être, pour ce motif, écarté.
6. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté litigieux ni d'aucune autre pièce du dossier que le préfet de la Côte-d'Or n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation de M. C. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
8. Si M. C soutient que tous les membres de sa famille résident sur le territoire français, qu'ils sont de nationalité française ou titulaires d'un titre de séjour, et qu'il est pris en charge par sa mère, il se borne, pour en justifier, à produire divers titres de séjour et titres d'identité, permettant seulement d'établir que son père et une demi-soeur sont de nationalité française, que sa mère est titulaire d'un titre de séjour en cours de validité et qu'une autre demi-sœur, de nationalité comorienne, dispose d'un document de circulation pour étranger mineur, et quelques justificatifs de virements, de faibles montants, effectués par son père ou par sa mère. M. C ne justifie, ce faisant, ni l'existence, ni le caractère actuel ou pérenne des liens qu'il entretiendrait sur le sol français avec les membres de sa famille. L'intéressé a, au demeurant, déclaré, lors de son audition par les services de police le 20 juin 2024, être en concubinage, sans davantage l'établir. Il n'a pas été en mesure de donner le nom de sa concubine ni son adresse, de sorte que ses déclarations sont dépourvues de toute vraisemblance sur ce point. S'il produit désormais une carte d'identité dont il allègue que le titulaire serait sa concubine, il ne l'établit pas davantage. Dès lors que M. C est entré irrégulièrement sur le territoire français il y a environ trois ans, qu'il s'y est maintenu sans tenter de régulariser sa situation, qu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement demeurée non exécutée, dès lors qu'il est célibataire et sans enfant et n'établit aucun des liens dont il se prévaut en France ni aucun lien social ou professionnel, dès lors qu'il n'établit pas davantage être dépourvu de toute attache familiale dans son pays d'origine, dans lequel il a vécu la majeure partie de sa vie, et sans qu'il soit besoin de tenir compte des faits pour lesquels il a été placé en garde à vue, la décision portant obligation de quitter le territoire français ne porte pas à son droit au respect sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Elle n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle. Par suite, le moyen soulevé doit être écarté.
9. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne les décisions portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire et fixation du pays de destination :
10. Les moyens invoqués à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ayant été écartés, M. C n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre les décisions lui refusant un délai de départ volontaire et fixant le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office. Pour le même motif, il n'est pas davantage fondé à se prévaloir de l'illégalité de ces décisions par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français. En l'absence d'autre moyen soulevé à l'encontre de ces deux décisions, il n'est pas fondé à en demander l'annulation au juge de l'excès de pouvoir.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
11. En premier lieu, les moyens invoqués à l'encontre de la décision portant refus d'un délai de départ volontaire ayant été écartés, M. C n'est pas davantage fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français. Il n'est pas davantage fondé, pour le même motif, à se prévaloir de l'annulation par voie de conséquence de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français. Dès lors, ces moyens doivent être écartés.
12. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".
13. Pour prononcer une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois années, le préfet de la Côte-d'Or, qui a refusé à M. C l'octroi d'un délai de départ volontaire, et qui a écarté l'existence de circonstances humanitaires, a retenu que M. C est présent depuis environ trois ans sur le territoire français, qu'il n'établit aucun des liens avec la France dont il se prévaut, ni leur réalité, leur ancienneté ou leur pérennité, qu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement demeurée non exécutée, et qu'il constitue une menace à l'ordre public. Il ressort de ce qui a été dit à l'audience que le préfet de la Côte-d'Or n'aurait pas pris une décision différente en ne se fondant pas sur la menace à l'ordre public. Eu égard à l'ensemble des autres motifs qui viennent d'être évoqués, et dans les circonstances de l'espèce, le préfet n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées en fixant à trois années la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 8 du présent jugement, le moyen tiré de l'atteinte, par cette décision, au droit au respect de la vie privée et familiale de M. C, doit être écarté.
14. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
15. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. C ne démontre l'illégalité ni de la décision portant obligation de quitter le territoire français, ni de celle portant refus d'un délai de départ volontaire. Il n'est, dès lors, pas fondé à se prévaloir de leur illégalité au soutien de ses conclusions dirigées contre l'assignation à résidence dont il fait l'objet.
16. En second lieu, la circonstance selon laquelle l'intéressé aurait un besoin impérieux de se rendre en région parisienne pour y porter assistance à son père est dépourvue de toutes précisions permettant d'en apprécier la portée et le bien-fondé.
17. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant assignation à résidence.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de M. C, et par voie de conséquence, celles à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. C la somme demandée par le préfet de la Côte-d'Or au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.
Article 3 : Les conclusions présentées par le préfet de la Côte-d'Or au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. G, au préfet de la Côte-d'Or et à Me Elodie Mifsud.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 juin 2024.
Le magistrat désigné,
I. A
La greffière,
L. Lelong
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026