mardi 14 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2402008 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BREY CÉLINE |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée le 22 juin 2024 sous le n° 2402008, Mme A B, représentée par Me Brey, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 23 avril 2024 par laquelle la directrice du Pôle gérontologique de la Vallée du Serein lui a infligé la sanction disciplinaire de la révocation ;
2°) d'enjoindre à l'administration de la réintégrer dans ses fonctions à compter du 26 avril 2024, dans un délai de 7 jours à compter de la décision juridictionnelle, et d'" en tirer les conséquences quant à son traitement et droits sociaux " ;
3°) de mettre à la charge du Pôle gérontologique de la Vallée du Serein la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de la justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 20 septembre 2024, Mme B déclare se désister de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, sous réserve qu'un délai de quatre mois se soit écoulé à compter de la décision du 18 juillet 2024, et maintient ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
II. Par une requête, enregistrée le 13 août 2024, sous le n° 2402763, Mme A B, représentée par Me Brey, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 18 juillet 2024 par laquelle la directrice du Pôle gérontologique de la Vallée du Serein lui a infligé la sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de fonctions pour une durée de vingt-quatre mois dont dix-huit mois avec sursis ;
2°) d'enjoindre à l'administration de la réintégrer dans ses fonctions à compter du 20 juillet 2024, dans un délai de 7 jours à compter de la décision juridictionnelle, et d'" en tirer les conséquences quant à son traitement et droits sociaux " ;
3°) de mettre à la charge du Pôle gérontologique de la Vallée du Serein la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de la justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 25 octobre 2024, Mme B déclare se désister de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, sous réserve qu'un délai de quatre mois se soit écoulé à compter de la décision du 19 août 2024, et maintient ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 décembre 2024, le Pôle gérontologique de la Vallée du Serein conclut au rejet des conclusions présentées par Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes nos 2402008 et 2402763 présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de joindre ces deux requêtes pour statuer par une seule ordonnance.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' Donner acte des désistements ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
3. Par deux décisions des 18 juillet et 19 août 2024, la directrice du Pôle gérontologique de la Vallée du Serein a procédé au retrait des décisions des 23 avril et 18 juillet 2024. Plus de quatre mois s'étant écoulés depuis l'intervention de ces décisions, le désistement de Mme B de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction doit désormais être regardé comme pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il soit donné acte de ce désistement.
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du Pôle gérontologique de la Vallée du Serein une somme de 1 000 euros au titre des frais que Mme B a exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme B de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction.
Article 2 : Le Pôle gériatrique de la Vallée du Serein versera à Mme B une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au Pôle gériatrique de la Vallée du Serein.
Fait à Dijon le 14 janvier 2025.
Le président de la 3ème chambre,
L. Boissy
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Nos 2402008, 2402763
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026