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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2402088

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2402088

mardi 10 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2402088
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de l’administration de justifier le déplacement d’une limite de propriété sur le plan cadastral. Le juge a rejeté la requête par ordonnance, estimant que le litige, portant sur la modification du cadastre et la détermination de la propriété foncière, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative. Il a également relevé que la requête était manifestement irrecevable faute de moyens, en méconnaissance de l’article L. 411-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie sur les articles R. 222-1 (2° et 4°) du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 juin 2024, M. A B conteste la décision du directeur départemental des finances publiques de la Nièvre refusant implicitement de lui donner les motifs qui ont conduit au déplacement sur le plan cadastral de la commune de Sauvigny-les-Bois de la limite de propriété entre la parcelle AC 66 lui appartenant et la parcelle AC 60 propriété de la commune.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens. () ".

2. M. B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision implicite du directeur départemental des finances publiques de la Nièvre refusant implicitement de lui donner les motifs qui ont conduit au déplacement sur le plan cadastral de la commune de Sauvigny-les-Bois de la limite de propriété entre la parcelle AC 66 lui appartenant et la parcelle AC 60 propriété de la commune. Toutefois, le litige soulevé par cette requête, qui est relatif à la modification du cadastre et à la détermination du propriétaire d'une unité foncière, n'est pas au nombre de ceux dont il appartient au juge administratif de connaître. Au surplus, la requête, qui en méconnaissance des dispositions de l'article L. 411-1 du code de justice administrative, ne comporte aucun moyen dirigé contre la décision attaquée, est manifestement irrecevable. Par suite, la requête de M. B doit être rejetée comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent pour en connaître.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaitre.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Dijon, le 10 septembre 2024.

Le président,

O. Rousset

La République mande et ordonne au préfet de la Nièvre en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

N°2402088

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