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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2402238

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2402238

mercredi 18 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2402238
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait son ajournement au baccalauréat professionnel. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait que des moyens inopérants, comme des circonstances familiales ou l'investissement personnel, sans incidence sur la légalité de la délibération du jury. Le tribunal a rappelé que le jury est souverain pour évaluer les mérites des candidats et que le juge ne contrôle pas cette appréciation, sauf en cas de considérations étrangères au programme. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".

2. Le jury étant souverain, dans le respect des dispositions relatives à l'organisation de l'examen, pour évaluer les mérites d'un candidat, il n'appartient pas au juge administratif de contrôler l'appréciation qu'il porte sur le candidat, sauf si les notes attribuées sont fondées sur des considérations autres que la seule valeur de ses prestations ou si l'interrogation du candidat porte sur une matière étrangère au programme.

3. Compte tenu des termes dans lesquelles elle est rédigée, la requête de Mme B doit être regardée comme tendant à l'annulation de la délibération du jury qui l'a ajournée à l'issue des épreuves de la session 2024 du baccalauréat professionnel métiers du commerce et de la vente. Toutefois les moyens invoqués par Mme B, qui se borne à faire état de circonstances familiales qui ne peuvent être prises en compte pour évaluer les mérites d'un candidat et de son investissement personnel tout au long de l'année scolaire, sont sans incidence sur la légalité de la décision attaquée.

4. La requête de Mme B qui ne comporte que des moyens inopérants, peut, par suite, être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E:

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Dijon, le 18 septembre 2024.

Le président,

O. Rousset

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

N°2402238

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