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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2402496

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2402496

lundi 30 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2402496
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A contestant un certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Bretigny. La décision attaquée motivait le refus par l'insuffisance de la capacité du réseau d'eau potable pour desservir le projet de construction. La requérante s'est bornée à invoquer l'autorisation d'autres constructions sans contester le bien-fondé de ce motif. Le juge a estimé que ce moyen était manifestement insusceptible de venir au soutien de la demande, en application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".

2. Mme A doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler le certificat d'urbanisme négatif du 27 mai 2024 par lequel le maire de Bretigny a certifié que le terrain situé 20 rue de la Mairie lui appartenant ne pouvait pas être utilisé pour la construction d'une habitation.

3. Il ressort des termes de la décision attaquée que le maire de Bretigny a déclaré non réalisable l'opération envisagée par Mme A au motif que, ainsi que cela ressort de l'avis défavorable émis par le syndicat d'adduction et d'assainissement des eaux de Saint Julien- Clenay, la capacité du réseau d'alimentation d'eau potable est insuffisante pour couvrir les besoins en eau induits par son projet et qu'il n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai les travaux nécessaires pour assurer la desserte de cette maison pourraient être réalisés. Mme A, qui ne conteste pas le bien fondé de cette motivation, se borne à soutenir que d'autres constructions ont été autorisées à Bretigny depuis 2018. Par suite, la requête qui ne comporte qu'un moyen qui n'est assorti que de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien, peut être rejetée en application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E:

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Dijon, le 30 septembre 2024.

Le président,

O. Rousset

La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

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