lundi 12 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2402575 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 juillet 2024, M. B A, représenté par Me Rondet, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté n° 2024-010/DSDEN/SDJES du 25 mars 2024, par lequel le préfet de la Côte-d'Or lui a interdit, pour une durée de six mois d'exercer toutes les fonctions mentionnées aux articles L. 212-1, L. 223-1, L. 322-3 et L. 322-7 du code du sport et d'intervenir auprès de mineurs au sein des établissements d'activités physiques et sportives mentionnés à l'article L. 322-1 du code du sport ;
2°) à titre subsidiaire, de limiter l'interdiction temporaire d'exercice au collège Camille-Claudel de Chevigny-Saint-Sauveur, à une durée de quatre mois et aux activités sportives impliquant des mineurs ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable, dès lors qu'elle est accompagnée d'une copie de la requête à fin d'annulation de l'arrêté litigieux, que cette dernière est elle-même recevable et qu'une décision de rejet de son recours gracieux a été prise en date du 1er juillet 2024 ;
- l'urgence est établie, dès lors que l'arrêté en litige l'empêche de travailler et le prive donc de revenus, que ses conséquences sont disproportionnées, qu'il n'a fait l'objet à ce jour d'aucune sanction disciplinaire, qu'il n'est pas poursuivi pénalement, qu'il est présumé innocent, qu'il a toujours soutenu la prévention et la prise en compte des violences physiques ou sexuelles dans le monde du sport, que son contrat au sein de l'éducation nationale a pris fin et qu'il ne pourra être reconduit, alors qu'un tel renouvellement était probable, que les recrutements à l'université ont lieu au mois de juillet et que l'université le relance pour l'année scolaire à venir, et qu'il lui est également nécessaire de reprendre une activité au sein de clubs, qui lui rapporte environ 1 100 à 1 200 euros mensuels ; le foyer familial, composé de trois personnes, ne dispose que du salaire de sa conjointe, 2 100 euros, alors qu'il a des charges fixes de 1 565 euros, outre les charges usuelles ;
- l'édiction de la décision litigieuse n'a pas été précédée d'une procédure contradictoire en méconnaissance des droits de la défense ; il n'a pas été informé de ses droits à être défendu par toute personne de son choix et n'a pas eu accès à son dossier administratif ni au dossier constitué dans le cadre de la procédure initiée par le préfet ; le préfet n'était pas en situation d'urgence, d'autant que le recteur de l'académie de Dijon avait déjà pris un arrêté de suspension d'une durée de quatre mois au maximum, que les faits reprochés sont sujets à caution, que le dossier ne comporte aucun courrier ou aucune plainte de parents ou d'élèves, qu'il conteste tout geste déplacé lors de la séparation de deux élèves se battant à coups de poings, qu'il s'est borné à se placer derrière une élève pour lui montrer le geste à faire en tennis de table, conformément aux méthodes habituelles d'enseignement et qu'il n'a jamais accompagné d'élève aux toilettes ;
- l'interdiction prononcée est disproportionnée au regard de son parcours professionnel, long, riche et dépourvu de tout retour négatif, et des conséquences sur sa vie personnelle et familiale, comme il le développe dans sa requête à fin d'annulation ; il produit de nombreuses attestations faisant état de ses qualités professionnelles, de son comportement irréprochable, de son attitude professionnelle dépourvue de toute ambiguïté, tant avec les majeurs qu'avec les mineurs, de son implication et de son intégrité ; il conteste les gestes et attitudes répréhensibles qui lui sont reprochés ; s'agissant des faits de violence, il a dû faire preuve d'autorité et a séparé deux élèves de treize ans qui se battaient, dès lors que leur intégrité physique était menacée ; l'arrêté litigieux l'empêche de travailler et le prive de toute source de revenus, alors qu'il est présumé innocent ; ses conséquences sont disproportionnées ; la justice n'a pas engagé de poursuites ; le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation ;
- à titre subsidiaire, il est demandé au juge des référés de modifier l'arrêté litigieux et de limiter l'interdiction temporaire d'exercer au collège Camille-Claudel de Chevigny-Saint-Sauveur, ou éventuellement aux collèges en général, de la limiter à une durée de quatre mois et/ou de la limiter aux interventions auprès de mineurs.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 août 2024, le préfet de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée le 31 juillet 2024 au rectorat de l'académie de Dijon, qui n'a pas produit d'observations.
Vu :
- la requête enregistrée le 30 juillet 2024 sous le numéro 2402574 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du sport ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Hugez, en qualité de juge des référés, en vertu des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, par une décision du 1er septembre 2023.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Lelong, greffière :
- le rapport de M. Hugez, juge des référés,
- les observations de Me Rondet, représentant M. A, qui reprend les conclusions, faits et moyens contenus dans ses écritures et dans la requête au fond, qu'il a jointe à sa requête, et qui insiste sur l'absence d'éléments au dossier permettant d'établir les faits, le mouvement de parents d'élèves à l'origine du signalement, l'absence totale de contradictoire, tant avant qu'après l'édiction de la décision en litige, les nombreux témoignages favorables, l'erreur manifeste d'appréciation et la disproportion de la mesure ;
- et les observations de M. Comte, représentant le préfet de la Côte-d'Or, qui reprend également les faits et moyens contenus dans ses écritures et qui insiste sur la caractérisation de l'urgence qui permettait de ne pas soumettre l'édiction de la décision à une procédure contradictoire préalable, eu égard aux signalements qui lui ont été transmis, sur l'impossibilité de prendre une mesure d'une durée plus courte, dès lors qu'une telle durée n'est pas prévue par le code du sport, sur la réalisation, toujours en cours, d'une enquête administrative et sur les suites qui seront données au signalement, à l'issue de l'enquête administrative.
Les parties ont été informées au cours de l'audience, en application des dispositions des articles R. 522-9 et R. 611-7 du code de justice administrative, que l'ordonnance à intervenir était susceptible d'être fondée sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à ce que l'interdiction temporaire d'exercice prononcée à l'encontre de M. A soit limitée au Collège Camille-Claudel à Chevigny-Saint-Sauveur, à une durée de quatre mois ou aux activités sportives impliquant des mineurs, qui n'entrent pas dans l'office du juge des référés statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, né en 1977, exerce des fonctions d'éducateur sportif rémunéré au collège Camille-Claudel de Chevigny-Saint-Sauveur dans la Côte-d'Or, à l'université de Bourgogne et dans des clubs privés. Le service départemental à la jeunesse, à l'engagement et aux sports de la direction académique des services départementaux de l'éducation nationale de la Côte-d'Or a été destinataire le 22 mars 2024 d'un signalement le mettant en cause pour des faits d'atteinte physique sur des mineurs au collège de Chevigny-Saint-Sauveur. Par une décision du 15 mars 2024, le recteur de l'académie de Dijon a suspendu M. A de l'exercice de ses fonctions d'enseignant pour une durée de quatre mois. Par un arrêté, en date du 25 mars 2024, le préfet de la Côte-d'Or a interdit à l'intéressé, pour une durée de six mois, d'exercer toutes les fonctions mentionnées aux articles L. 212-1, L. 223-1, L. 322-3 et L. 322-7 du code du sport et d'intervenir auprès de mineurs au sein des établissements d'activités physiques et sportives mentionnés à l'article L. 322-1 du code du sport. Par une décision, en date du 1er juillet 2024, ce préfet a rejeté explicitement le recours gracieux du 25 avril 2024 du requérant. Par sa requête, M. A demande au juge des référés de suspendre l'exécution de l'arrêté du 25 mars 2024 et, à titre subsidiaire, de modifier le périmètre ou la durée de cet arrêté.
Sur la recevabilité :
2. Il n'appartient pas au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de prendre une décision administrative limitant les effets de la décision dont il lui est demandé la suspension. Par suite, les conclusions tendant à ce que l'interdiction temporaire d'exercice prononcée à l'encontre de M. A soit limitée au collège Camille-Claudel de Chevigny-Saint-Sauveur, à une durée de quatre mois ou aux activités sportives impliquant des mineurs, qui n'entrent pas dans l'office du juge des référés statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées comme irrecevables.
Sur les conclusions à fin de suspension :
3. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". Aux termes des deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. ".
4. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte-tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue dès lors qu'il serait fait état d'un moyen de nature à créer un doute sérieux sur sa légalité.
5. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 212-13 du code du sport : " L'autorité administrative peut, par arrêté motivé, prononcer à l'encontre de toute personne dont le maintien en activité constituerait un danger pour la santé et la sécurité physique ou morale des pratiquants l'interdiction d'exercer, à titre temporaire ou définitif, tout ou partie des fonctions mentionnées aux articles L. 212-1, L. 223-1 ou L. 322-7 ou d'intervenir auprès de mineurs au sein des établissements d'activités physiques et sportives mentionnés à l'article L. 322-1. / L'autorité administrative peut, dans les mêmes formes, enjoindre à toute personne exerçant en méconnaissance des dispositions du I de l'article L. 212-1 et des articles L. 212-2 et L. 322-7 de cesser son activité dans un délai déterminé. / Cet arrêté est pris après avis d'une commission comprenant des représentants de l'Etat, du mouvement sportif et des différentes catégories de personnes intéressées. Toutefois, en cas d'urgence, l'autorité administrative peut, sans consultation de la commission, prononcer une interdiction temporaire d'exercice limitée à six mois. Dans le cas où l'intéressé fait l'objet de poursuites pénales, la mesure d'interdiction temporaire d'exercer auprès de mineurs s'applique jusqu'à l'intervention d'une décision définitive rendue par la juridiction compétente. / Un décret en Conseil d'Etat fixe les conditions d'application du présent article. ".
6. En premier lieu, la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à la situation du requérant et aux intérêts qu'il entend défendre. Il en va ainsi, alors même que cette décision n'aurait un objet ou des répercussions que purement financiers et que, en cas d'annulation, ses effets pourraient être effacés par une réparation pécuniaire. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou, le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. Il lui appartient également, l'urgence s'appréciant objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de chaque espèce, de faire apparaître dans sa décision tous les éléments qui, eu égard notamment à l'argumentation des parties, l'ont conduit à considérer que la suspension demandée revêtait un caractère d'urgence.
7. M. A fait valoir que la mesure en litige le prive de tout revenu, dès lors qu'il exerçait ses fonctions d'éducateur sportif tout à la fois au sein de l'éducation nationale, à l'université et en clubs privés. Il justifie de ce que ses fonctions d'enseignant contractuel à l'université ont donné lieu, au cours de l'année précédente, à un engagement à durée déterminée du début du mois de septembre à la fin du mois de mai, lui procurant un revenu net mensuel d'environ 860 euros et qu'il a été sollicité par l'université de Bourgogne pour l'année universitaire à venir. Il justifie également des revenus de son épouse de l'ordre de 2 100 euros par mois, de charges fixes de l'ordre de 1 675 euros par mois et de la composition de son foyer, constitué de son épouse, d'un enfant qui aura quatre ans au début du mois de septembre 2024, et de lui-même. Il soutient encore que son contrat au sein de l'éducation nationale a pris fin et qu'il bénéficiait de revenus mensuels de l'ordre de 1 100 à 1 200 euros par mois au titre de l'enseignement en clubs privés. Le préfet de la Côte-d'Or en défense ne conteste aucune de ces circonstances. En outre, à supposer même que l'on puisse regarder le préfet de la Côte-d'Or comme ayant entendu invoquer l'existence d'un intérêt public à maintenir la décision en litige, reposant sur les signalements dont il a été destinataire, ce préfet, alors que les faits en litige se sont déroulés entre janvier et mars 2024, donc il y a au moins cinq mois, ne fait état d'aucun élément, tel une enquête administrative, permettant d'établir leur vraisemblance ou de venir à leur soutien, hors les témoignages des élèves ou de leurs parents, dont deux sont particulièrement peu circonstanciés, imprécis et vagues, et le troisième, non contesté quant à la nature des faits, insusceptible de caractériser, à lui seul, un tel intérêt public. Dans ces conditions, nonobstant la circonstance que la mesure en litige finira de produire ses effets à la fin du mois de septembre 2024, eu égard à la perte de revenus qu'elle a entraînée et qu'elle est encore de nature à engendrer et à l'impossibilité pour l'intéressé de souscrire des engagements pour l'année scolaire ou universitaire à venir, la condition d'urgence, dans les circonstances de l'espèce, doit être regardée comme satisfaite.
8. En deuxième lieu, il résulte des dispositions citées au point 5 de la présente ordonnance que, pour assurer la protection des pratiquants d'une activité physique ou sportive, l'autorité administrative peut interdire à une personne d'exercer une activité d'enseignement, d'animation ou d'encadrement d'une telle activité, une mission arbitrale, une activité de surveillance de baignade ou piscine ouverte au public, ou d'exploiter un établissement dans lequel sont pratiquées des activités physiques ou sportives, lorsque son maintien en activité " constituerait un danger pour la santé et la sécurité physique ou morale des pratiquants ". Le législateur a ainsi défini les conditions d'application de cette mesure de police, que l'autorité compétente est tenue, même en l'absence de disposition explicite en ce sens, d'abroger à la demande de l'intéressé si les circonstances qui ont pu motiver légalement son intervention ont disparu et qu'il est établi qu'il n'existe plus aucun risque pour les pratiquants.
9. En l'état de l'instruction, qui se caractérise notamment par l'absence de tout élément produit dans la présente instance, issu de l'enquête administrative ou non, venant au soutien du signalement transmis au préfet de la Côte-d'Or, tant le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire préalable que le moyen tiré de la disproportion de la mesure en litige au regard de sa durée et de son champ se révèlent propres à susciter un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté n° 2024-010/DSDEN/SDJES du 25 mars 2024, par lequel le préfet de la Côte-d'Or a interdit à M. A, pour une durée de six mois, d'exercer toutes les fonctions mentionnées aux articles L. 212-1, L. 223-1, L. 322-3 et L. 322-7 du code du sport et d'intervenir auprès de mineurs au sein des établissements d'activités physiques et sportives mentionnés à l'article L. 322-1 du code du sport.
10. Il résulte de tout ce qui précède que les conditions d'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative sont réunies. Il y a donc lieu de prononcer la suspension de l'exécution de l'arrêté n° 2024-010/DSDEN/SDJES du 25 mars 2024, par lequel le préfet de la Côte-d'Or a interdit à M. A, pour une durée de six mois d'exercer toutes les fonctions mentionnées aux articles L. 212-1, L. 223-1, L. 322-3 et L. 322-7 du code du sport et d'intervenir auprès de mineurs au sein des établissements d'activités physiques et sportives mentionnés à l'article L. 322-1 du code du sport, jusqu'à ce qu'il soit statué sur la requête au fond de M. A.
Sur les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
11. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État, la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de l'arrêté n° 2024-010/DSDEN/SDJES du 25 mars 2024, par lequel le préfet de la Côte-d'Or a interdit à M. A, pour une durée de six mois d'exercer toutes les fonctions mentionnées aux articles L. 212-1, L. 223-1, L. 322-3 et L. 322-7 du code du sport et d'intervenir auprès de mineurs au sein des établissements d'activités physiques et sportives mentionnés à l'article L. 322-1 du code du sport, est suspendue.
Article 2 : L'État versera à M. A la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la ministre des sports et des jeux olympiques et paralympiques.
Copie en sera adressée au préfet de la Côte-d'Or et au recteur de l'académie de Dijon.
Fait à Dijon, le 12 août 2024.
Le juge des référés,
I. Hugez
La République mande et ordonne à la ministre des sports et des jeux olympiques et paralympiques, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026