mardi 13 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2402595 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | REFERE |
| Avocat requérant | JOLET INGRID |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 31 juillet 2024, enregistrée le même jour au greffe du tribunal, la magistrate désignée du tribunal administratif de Nancy a transmis au tribunal, en application de l'article R. 922-17 du code de justice administrative, la requête présentée par Mme C.
Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Nancy le 24 juillet 2024, et un mémoire, enregistré au greffe du tribunal administratif de Dijon le 2 août 2024, Mme A se disant Mme D, représentée par Me Jolet, demande au tribunal, en l'état de ses dernières écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 juillet 2024, par lequel le préfet de la Nièvre l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'auteur des décisions attaquées n'avait pas compétence pour édicter ces mesures ;
- les décision attaquée sont insuffisamment motivées ;
- elles ne lui ont pas été notifiées dans une langue qu'elle comprend ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision porte une atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;
S'agissant de la décision portant refus d'un délai de départ volontaire :
- son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- elle ne présente pas de risque de fuite ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant à la durée de cette interdiction.
Par un mémoire en défense, enregistré au greffe du tribunal administratif de Nancy le 26 juillet 2024 et par un mémoire en défense enregistré le 8 août 2024, le préfet de la Nièvre conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Par un arrêté du 23 juillet 2024, le préfet de la Nièvre a maintenu Mme A se disant Mme C dans les locaux d'un centre de rétention administrative ne relevant pas de l'administration pénitentiaire pour une durée de quatre jours à compter de sa notification.
Par une ordonnance du 28 juillet 2024, le juge des libertés et de la détention a prononcé la remise en liberté de Mme A se disant Mme C.
Par un arrêté du 28 juillet 2024, notifié par voie administrative le lendemain, le préfet de la Nièvre a assigné à résidence Mme A se disant Mme C dans le département de la Nièvre pour une durée de quarante-cinq jours.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B, par une décision du 22 juillet 2024 pour statuer sur les requêtes relevant des procédures régies par les articles L. 921-1 à L. 922-3 et R. 921-1 à R. 922-28 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 13 août 2024 à 9 heures.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Irénée Hugez.
Mme A se disant Mme C et le préfet de la Nièvre n'étaient ni présents ni représentés.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience à 09 heures 02 minutes.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A se disant Mme D, ressortissante ivoirienne, a déclaré être née en janvier 1993 à Abidjan et être entrée irrégulièrement sur le territoire français le 20 juillet 2024. Elle s'est présentée spontanément au commissariat de police de Nevers en se prévalant de sa minorité puis a été placée en retenue administrative pour vérification de son droit au séjour. Par un arrêté du 23 juillet 2024, notifié par voie administrative le même jour, et dont l'intéressée demande au tribunal l'annulation, le préfet de la Nièvre l'a obligée à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par un second arrêté du même jour, le préfet de la Nièvre a maintenu l'intéressée dans les locaux d'un centre de rétention administrative ne relevant pas de l'administration pénitentiaire pour une durée de quatre jours à compter de sa notification. Par une ordonnance du 28 juillet 2024, le juge des libertés et de la détention a prononcé la remise en liberté de Mme A se disant Mme C. Par un arrêté du 28 juillet 2024, notifié par voie administrative le lendemain, le préfet de la Nièvre a assigné à résidence Mme A se disant Mme C dans le département de la Nièvre pour une durée de quarante-cinq jours.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de Mme A se disant Mme C.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux différentes décisions en litige :
4. En premier lieu, par un arrêté du 21 août 2023, référencé 58-2023-08-21-00013, publié le 21 août 2023 au recueil des actes administratifs spécial référencé 58-2023-129 du même jour, le préfet de la Nièvre a donné délégation à M. Ludovic Pierrat, secrétaire général de la préfecture de la Nièvre, à l'effet de signer tous arrêté, décisions, circulaires, rapports, correspondances et documents relevant des attributions de l'État dans le département de la Nièvre, à l'exception de décisions limitativement énumérées au nombre desquelles ne figurent pas les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué, qui manque en fait, doit être écarté.
5. En deuxième lieu, les conditions de notification de l'arrêté litigieux sont sans incidence sur sa légalité. Par suite, le moyen tiré de ce que les décisions attaquées ne lui auraient pas été notifiées dans une langue qu'elle comprend, alors au demeurant que la requérante parle français, ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué que la décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée en droit par les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et en fait par les circonstances selon lesquelles l'intéressée est entrée de manière irrégulière sur le territoire français et elle s'y maintient sans être titulaire d'un titre de séjour et sans tenter de régulariser sa situation administrative. Dès lors, cette décision comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation, qui manque en fait, doit être, pour ce motif, écarté.
7. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que la requérante a elle-même déclaré être célibataire et que l'enfant qu'elle a eu réside avec sa mère en Côte-d'Ivoire. Dès lors que Mme A se disant Mme C a déclaré être sur le territoire français depuis seulement trois jours à la date de la décision attaquée, qu'elle ne fait état d'aucun autre lien personnel ou familial en France et qu'elle ne conteste pas ne pas être isolée ou dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine, la décision portant obligation de quitter le territoire français ne porte pas une atteinte à son droit à sa vie privée et familiale disproportionnée au regard des buts poursuivis. Par suite, ce moyen doit être écarté.
8. Il résulte de ce qui précède que Mme A se disant Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision portant refus d'un délai de départ volontaire :
9. En premier lieu, il ressort des termes même de l'arrêté litigieux que la décision portant refus d'un délai de départ volontaire est motivée en droit par la mention du 3° de l'article L. 612-2, et des 1°, 6° et 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et en fait par les circonstances selon lesquelles l'intéressée est entrée irrégulièrement sur le territoire français, s'y est maintenue sans solliciter la délivrance d'un titre de séjour, elle fait l'objet d'une autre mesure d'éloignement, en date du 14 décembre 2023, prise par les autorités allemandes et elle ne dispose pas de documents d'identité ou de voyage en cours de validité. Dès lors, cette décision comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation, qui manque en fait, doit être, pour ce motif, écarté.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 6° L'étranger, entré irrégulièrement sur le territoire de l'un des États avec lesquels s'applique l'acquis de Schengen, fait l'objet d'une décision d'éloignement exécutoire prise par l'un des États ou s'est maintenu sur le territoire d'un de ces États sans justifier d'un droit de séjour ; / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité () ".
11. Mme A se disant Mme C ne conteste pas les circonstances de fait énumérées au point 9 du présent jugement. Dès lors, en vertu des dispositions précitées des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de la Nièvre a pu légalement considérer que le risque que l'intéressée se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français était établi et refuser, sans commettre d'erreur de droit, d'accorder un délai de départ volontaire à la requérante. Par suite, le moyen tiré de ce qu'elle ne présente pas de risque de fuite doit être écarté.
12. En troisième lieu, le moyen tiré de ce que Mme A se disant Mme C ne constitue pas une menace pour l'ordre public est inopérant, dès lors que le préfet de la Nièvre ne s'est pas fondé sur cette circonstance pour lui refuser un délai de départ volontaire.
13. Il résulte de ce qui précède que Mme A se disant Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision portant refus d'un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
14. En premier lieu, il ressort une nouvelle fois des termes mêmes de l'arrêté attaqué que la décision fixant le pays de destination est motivée en droit par le visa des articles L. 711-2, L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et en fait par la circonstance selon laquelle Mme A se disant Mme C se déclare de nationalité ivoirienne. Dès lors, cette décision comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation, qui manque en fait, doit être, pour ce motif, écarté.
15. En deuxième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point 7 du présent jugement.
16. En troisième lieu, alors que l'intéressée ne fait état d'aucun risque qu'elle encourrait en cas de retour dans son pays d'origine, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qui est dépourvu des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, doit être écarté.
17. Il résulte de ce qui précède que Mme A se disant Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
18. En premier lieu, il ressort des termes mêmes de l'arrêté litigieux que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est motivée en droit par le visa et la mention des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et en fait par les circonstances selon lesquelles aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à Mme A se disant Mme C, aucune circonstance humanitaire ne fait obstacle au principe d'une interdiction de retour sur le territoire français, Mme A se disant Mme C est présente en France depuis trois jours selon ses déclarations, elle ne justifie donc d'aucune intégration sociale ou professionnelle en France, ses liens avec la France sont inexistants, elle ne démontre pas être dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine et elle fait l'objet d'une mesure d'éloignement édictée par les autorités allemandes. Dès lors, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation, qui manque en fait, doit être, pour ce motif, écarté.
19. En deuxième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".
20. Eu égard à l'ensemble des éléments de faits mentionnés au point 18 du présent jugement, le préfet de la Nièvre n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en fixant à un an la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français dont fait l'objet Mme A se disant Mme C. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit être écarté.
21. Il résulte de ce qui précède que Mme A se disant Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.
22. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A se disant Mme C, qui n'a pas dirigé de conclusions contre la mesure d'assignation à résidence dont elle fait l'objet, n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 23 juillet 2024, par lequel le préfet de la Nièvre l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par suite, ses conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
23. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée à ce titre par le conseil de Mme A se disant Mme C et par elle-même.
D E C I D E :
Article 1er : Mme A se disant Mme C est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A se disant Mme C est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A se disant Mme D, au préfet de la Nièvre et à Me Ingrid Jolet.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 août 2024.
Le magistrat désigné,
I. B
La greffière,
L. Lelong
La République mande et ordonne au préfet de la Nièvre, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026