mardi 13 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2402613 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | VERDIER FLORENT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er août 2024, Mme B A, représentée par Me Verdier, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 4 juin 2024, par laquelle le chef d'établissement de l'université de Bourgogne a rejeté sa candidature en première année de la formation conduisant au diplôme national de master, mention " Psychologie clinique et neuropsychologie de l'enfance et de la personne âgée " ;
2°) d'enjoindre au chef d'établissement de l'université de Bourgogne de procéder à son inscription en première année de la formation conduisant au diplôme national de master, mention " Psychologie clinique et neuropsychologie de l'enfance et de la personne âgée " au titre de l'année universitaire 2024/2025 ;
3°) de mettre à la charge de l'université de Bourgogne la somme de 2 000 euros, à verser à son conseil au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 et, en cas de refus de l'aide juridictionnelle, à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'urgence est établie, dès lors que la décision attaquée la prive de la possibilité de poursuivre ses études, que toutes ses demandes d'admission ont été rejetées, que cette décision fait obstacle à la réalisation de son projet de reconversion professionnelle et qu'il ne sera pas possible d'obtenir son annulation avant la rentrée universitaire ;
- la délibération du conseil d'administration fixant les modalités de sélection, les capacités d'accueil et les critères objectifs et rationnels de sélection n'est pas accessible en ligne le jour de sa requête, de sorte qu'il est impossible de vérifier son existence et sa date d'entrée en vigueur ; il en résulte que la décision attaquée est dépourvue de base légale ;
- le chef d'établissement s'est cru en situation de compétence liée, dès lors qu'il s'est borné à notifier la décision du jury d'admission, sans se l'approprier ;
- l'université doit établir que les candidatures ont été examinées conformément aux modalités fixées par le conseil d'administration et que le jury ayant instruit la demande a été régulièrement créé et composé par décision du chef d'établissement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 août 2024, l'université de Bourgogne, représentée par Me Audard conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 000 euros soit mise à la charge de Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence n'est pas remplie, dès lors que l'intéressée n'établit pas que toutes ses candidatures à des formations conduisant au diplôme de master ont été refusées et qu'en ne saisissant pas le recteur de région académique, conformément aux dispositions des articles L. 612-6 et R. 612-36-3 du code de l'éducation, elle s'est elle-même placée dans la situation d'urgence qu'elle invoque ;
- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 12 août 2024, Mme B A, représentée par Me Verdier, déclare se désister purement et simplement de sa requête et de sa demande d'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Vu :
- la requête enregistrée le 23 juillet 2024 sous le numéro 2402479 par laquelle Mme A demande l'annulation de la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Hugez, en qualité de juge des référés, en vertu des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, par une décision du 1erseptembre 2023.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Lelong, greffière :
- le rapport de M. Hugez, juge des référés,
- les observations de Me Audard représentant l'université de Bourgogne, qui reprend les faits et moyens contenus dans ses écritures et qui indique maintenir ses conclusions relatives aux frais de l'instance.
Considérant ce qui suit :
1. Par un mémoire, enregistré le 12 août 2024, Mme B A déclare se désister purement et simplement de l'ensemble des conclusions de sa requête, y compris de sa demande d'aide juridictionnelle à titre provisoire. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
2. Dans les circonstances particulières de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de Mme A une somme de 250 euros au titre des frais exposés par l'université de Bourgogne et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné du désistement de la requête de Mme A.
Article 2 : Mme A versera à l'université de Bourgogne la somme de 250 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, à l'université de Bourgogne et à Me Florent Verdier.
Copie en sera adressée à la rectrice de la région académique Bourgogne-Franche-Comté, à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.
Fait à Dijon, le 13 août 2024.
Le juge des référés,
I. Hugez
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026