lundi 26 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2402707 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | REFERE |
| Avocat requérant | CABINET CLEMANG |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 8 et 13 août 2024, M. A B, représenté par Me Clemang, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 2 août 2024, par lequel le préfet de Saône-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure, dès lors que la commission du titre de séjour n'a pas été consultée ;
- elle est entachée d'un détournement de procédure ;
- elle est entachée d'une erreur de fait, d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations des 1) et 5) de l'article 6 ainsi que des e) et h) de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée est illégale en raison de l'illégalité, soulevée par la voie de l'exception, de la décision lui refusant un titre de séjour ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans :
- la décision attaquée est illégale en raison de l'illégalité, soulevée par la voie de l'exception, de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée de disproportion au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La requête a été communiquée au préfet de Saône-et-Loire, qui n'a pas produit de mémoire en défense, mais qui a produit des pièces, qui ont été enregistrées le 8 août 2024, et qui ont été communiquées.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C, par une décision du 22 juillet 2024, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures régies par les articles L. 921-1 à L. 922-3 et R. 921-1 à R. 922-28 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 22 août 2024 à 15 heures 00 minutes.
Ont été entendu au cours de l'audience publique, qui s'est tenue en présence de Mme Lelong, greffière d'audience :
- le rapport de M. Hamza Cherief ;
- et les observations de Me Clemang, représentant M. B, qui reprend, en les développant, les conclusions, moyens et faits contenus dans ses écritures et fait, en outre, valoir qu'il est surprenant que le préfet puisse décider de ne pas extraire le requérant afin qu'il puisse assister à l'audience.
Le préfet de Saône-et-Loire n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience à 15 heures 12 minutes.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien, né en 1984 en Algérie, a bénéficié d'un certificat de résidence algérien d'un an le 26 janvier 2005, puis d'un certificat de résidence de dix ans, valable du 26 janvier 2006 jusqu'au 25 janvier 2016. Sa demande de renouvellement, effectuée le 15 mars 2017, a été rejetée et M. B s'est vu délivrer un certificat de résidence d'un an, portant la mention " vie privée et familiale ", valable jusqu'au 20 août 2018 dont il a sollicité le renouvellement le 20 juin suivant. M. B est incarcéré au centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand depuis le 29 avril 2024, à la suite de sa condamnation par le tribunal judiciaire de Chalon-sur-Saône à une peine d'un an d'emprisonnement, dont six mois avec sursis probatoire pendant deux ans, pour des faits de rébellion et outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique. Il est libérable le 31 août 2024. Par un arrêté du 2 août 2024, notifié à l'intéressé par voie administrative le 6 août 2024, le préfet de Saône-et-Loire a rejeté la demande de renouvellement de titre de séjour formée le 20 juin 2018 par M. B, l'a obligé à quitter le territoire français et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans. Par la présente requête, M. B demande au juge de l'excès de pouvoir l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la circonstance que le préfet de Saône-et-Loire n'a pas délivré à M. B le renouvellement de son certificat de résidence depuis 2018, année au cours de laquelle l'intéressé a sollicité le renouvellement de ce titre, ne saurait, à elle seule, caractériser l'existence d'un détournement de procédure dont l'objet aurait été de contourner l'application des dispositions de l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans leur rédaction issue de la loi du 26 janvier 2024 pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration, et aux termes desquelles : " L'article L. 611-1 n'est pas applicable lorsque l'étranger titulaire d'une carte de résident se voit : / 1° Refuser le renouvellement de sa carte de résident en application du 1° de l'article L. 432-3 ; () ". Par suite, ce moyen doit être écarté.
3. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossiers que, pour refuser de renouveler le certificat de résidence algérien de M. B, le préfet de Saône-et-Loire s'est fondé sur la menace grave, actuelle et réelle que la présence de ce dernier sur le territoire français représentait pour l'ordre public, en application des dispositions de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, M. B ne peut utilement faire valoir qu'en retenant de manière erronée qu'il était démuni d'activité professionnelle depuis le 21 août 2020 et de ressources financières légales, le préfet de Saône-et-Loire a entaché la décision attaquée d'une erreur de fait. Par suite, ce moyen doit être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () / Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : 1. au ressortissant algérien, qui justifie par tout moyen résider en France depuis plus de dix ans ou plus de quinze ans si, au cours de cette période, il a séjourné en qualité d'étudiant ; () / 5. Au ressortissant algérien qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ; / () ". Par ailleurs, aux termes aux termes de l'article 7 bis de cet accord : " Le certificat de résidence valable dix ans est délivré de plein droit () / : e) Au ressortissant algérien qui justifie résider habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de dix ans ; () / h) Au ressortissant algérien titulaire d'un certificat de résidence d'une validité d'un an portant la mention " vie privée et familiale ", lorsqu'il remplit les conditions prévues aux alinéas précédents ou, à défaut, lorsqu'il justifie de cinq années de résidence régulière ininterrompue en France. () ". Les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ne privent pas l'autorité compétente du pouvoir qui lui appartient de refuser à un ressortissant algérien la délivrance du certificat de résidence d'un an ou du certificat de résidence de dix ans lorsque sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public.
5. Eu égard au nombre de condamnations dont a fait l'objet le requérant depuis 2007, et qui concernent notamment des faits de violence aggravée, de possession illicite de produits stupéfiants et d'outrage à personne dépositaire de l'autorité publique, la double circonstance que M. B souffre de problèmes d'addiction et qu'il se soit, quelques mois avant l'intervention de la décision attaquée, engagé dans une série d'entretiens auprès du service de psychiatrie du centre hospitalier de Chalon-sur-Saône n'est pas, par elle-même, de nature à remettre en cause la réalité, la gravité et l'actualité de la menace que sa présence sur le territoire français représente pour l'ordre public. Ainsi, et pour ce seul motif, le préfet de Saône-et-Loire était fondé à rejeter la demande de renouvellement de titre de séjour présentée par M. B. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté. Pour le même motif, le moyen tiré de ce que la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 6-1, de l'article 6-5, de l'article 7 bis e) et de l'article 7 bis h) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 doit être écarté.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
7. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. B a été condamné une première fois, le 26 janvier 2007, par le tribunal correctionnel de Mâcon, à une peine de deux mois d'emprisonnement pour des faits de rébellion commise en réunion et outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique. Il ressort également des pièces du dossier que l'intéressé a, depuis cette date, fait l'objet de seize condamnations, notamment à deux ans d'emprisonnement, le 17 mars 2011, par le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône pour refus d'obtempérer à une sommation de s'arrêter, détention non autorisée de stupéfiants en récidive, transport non autorisé de stupéfiants en récidive, usage illicite de stupéfiants en récidive, et conduite d'un véhicule sans permis en récidive, à un an d'emprisonnement, le 2 avril 2012, par le tribunal de correctionnel de Chalon-sur-Saône pour violence aggravée par deux circonstances suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours en récidive, à un an d'emprisonnement, le 8 octobre 2015, par le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône pour conduite d'un véhicule sans permis en récidive, refus d'obtempérer à une sommation de s'arrêter, détention non autorisée de stupéfiants en récidive et offre ou cession non autorisée de stupéfiants en récidive, à six mois d'emprisonnement, le 8 juillet 2016, par le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône pour des faits de détention non autorisée de stupéfiants en récidive et, enfin, à un an d'emprisonnement dont six mois avec sursis probatoire pendant deux ans, le 4 juillet 2022, par le tribunal judiciaire de Chalon-sur-Saône pour rébellion et outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique.
8. M. B fait valoir qu'il est entré régulièrement sur le territoire français le 18 mars 2000, à l'âge de quinze ans, et qu'il y réside régulièrement depuis vingt-quatre ans. Il établit que sa mère et trois de ses frères et sœurs possèdent la nationalité française tout comme ses deux filles qui sont nées d'une précédente relation avec une ressortissante française. Il établit également qu'il a travaillé en qualité de technicien de fibre optique entre les mois d'avril 2021 et de mai 2022 auprès de la société Axecom puis, du 5 septembre 2022 au 5 octobre 2023, auprès de la société Mnia Fibre Optique en qualité de technicien " FTTH ". Il soutient, enfin, qu'il n'entretient plus aucun rapport avec l'Algérie depuis son entrée sur le territoire national.
9. Toutefois, M. B n'établit ni la nature des liens qu'il entretiendrait avec les membres de sa famille présents en France, ni leur actualité, leur pérennité ou leur intensité, nonobstant la production d'une lettre de sa fille, âgée de vingt-quatre ans, qui, si elle insiste sur l'importance de la relation qu'elle entretiendrait avec son père, demeure imprécise quant à la nature et à l'actualité de cette relation, et ce alors que le requérant n'établit pas qu'il entretient des rapports réguliers avec sa seconde fille également majeure. En outre, l'intéressé n'apporte aucun élément sur les treize années de sa vie comprises entre 2005 et 2018, quand bien même il a été titulaire de plusieurs certificats de résidence, renouvelés jusqu'au 20 août 2018, et ne se prévaut d'aucune forme d'intégration dans la société française au cours de cette période, les documents versés au dossier par M. B, et témoignant de son activité professionnelle, ne couvrant qu'une période de trois ans entre 2021 et 2023. Enfin, si M. B, qui est célibataire, fait valoir qu'il n'a plus aucun rapport avec l'Algérie, il n'établit pas y être dépourvu de toute attache familiale. Dans ces conditions, eu égard notamment à la gravité et au caractère répété des infractions commises par M. B, sur une période de seize années et dont plusieurs ont été commises en situation de récidive, l'ensemble caractérisant une menace grave, actuelle et réelle pour l'ordre public, comme l'a considéré le préfet, et nonobstant le durée très longue de la présence sur le sol français de l'intéressé, qui n'en établit cependant pas le caractère continu, la décision en litige ne porte pas au droit de M. B à une vie privée et familiale normale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise. Elle ne méconnaît, par conséquent, pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, ce moyen doit être écarté.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles () L. 423-23, () à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; / (). ".
11. D'une part, si l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, ainsi que les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés et leur durée de validité, il n'a cependant pas entendu écarter les ressortissants algériens, de l'application des dispositions de procédure qui s'appliquent à tous les étrangers en ce qui concerne la délivrance, le renouvellement ou le refus de titres de séjour. Au nombre de ces dispositions figure la consultation, prévue par les articles L. 432-13 et L. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui s'applique aux ressortissants algériens dont la situation est examinée sur le fondement des stipulations de l'accord bilatéral précité, de portée équivalente en dépit des différences tenant au détail des conditions requises.
12. D'autre part, si le préfet n'est tenu de saisir la commission du titre de séjour que du cas des seuls étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues par ces textes auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité et non de celui de tous les étrangers qui s'en prévalent, la circonstance que la présence de l'étranger constituerait une menace à l'ordre public ne le dispense pas de son obligation de saisine de la commission.
13. Il résulte de ce qui a été dit précédemment, notamment aux points 5 et 9 du présent jugement, que M. B, qui, au demeurant, n'établit pas, ni même n'allègue, avoir séjourné en France en qualité d'étudiant et déclare, en outre, être entré sur le territoire français à l'âge de quinze ans, ne remplit pas les conditions pour se voir délivrer un certificat de résidence sur le fondement des stipulations précitées de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure en raison du défaut de saisine de la commission du titre de séjour doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
14. Dès lors qu'il n'établit pas l'illégalité de la décision lui refusant un titre de séjour, M. B n'est pas fondé à s'en prévaloir, par la voie de l'exception, à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision l'obligeant à quitter le territoire français. Par suite, ce moyen doit être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans :
15. En premier lieu, dès lors qu'il n'établit pas l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français, M. B n'est pas fondé à s'en prévaloir, par la voie de l'exception, à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans prise à son encontre par le préfet de Saône-et-Loire. Par suite, ce moyen doit être écarté.
16. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".
17. Pour des motifs identiques à ceux exposés aux points 6 à 8 du présent jugement, les moyens tirés de ce que la décision attaquée est entachée de disproportion au regard de ses conséquences sur la situation personnelle de M. B et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qui sont dépourvus de toute argumentation distincte venant à leur soutien, doivent être écartés.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de Saône-et-Loire.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 août 2024.
Le magistrat désigné,
H. C
La greffière,
L. Lelong
La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026