jeudi 26 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2402709 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er août 2024, Mme A B doit être regardée comme contestant la décision implicite par laquelle le préfet de la Côte-d'Or a rejeté sa demande de naturalisation et comme demandant au tribunal d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de procéder au réexamen de sa demande.
Par courrier en date du 13 août 2024, le greffe du tribunal a invité Mme B, dans un délai de quinze jours, à régulariser sa requête, reçue par courrier, en remettant au tribunal un exemplaire signé de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative dispose que : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque () elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". Aux termes de l'article R. 431-4 du code de justice administrative : " () les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur () ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser./ La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article L. 611-7 () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que la requête de Mme B, parvenue par courrier, n'est pas revêtue d'une signature originale, en méconnaissance des dispositions de l'article R.431-4 du code de justice administrative. En dépit de l'invitation à régulariser sa requête qui lui a été adressée par courrier du 13 août 2008 à l'adresse qu'elle a mentionnée dans sa requête, Mme B n'a pas régularisé sa requête par la production d'un exemplaire original signé dans le délai qui lui était imparti. Par suite, la requête de Mme B est entachée d'une irrecevabilité manifeste sur ce point et ne peut, dès lors, qu'être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Fait à Dijon le 26 septembre 2024.
Le président de la 2ème chambre,
P. Nicolet
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière.
No 2402709
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