mercredi 14 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2402740 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | BREY CÉLINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 août 2024, Mme F et M. D E, agissant en leur nom personnel et au nom de leur fille mineure C E, représentés par Me Brey, demandent au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) de leur accorder, à titre provisoire, le bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de les prendre en charge au titre du dispositif mentionné aux articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles, en leur fournissant un hébergement adapté en dehors du dispositif de préparation au retour, sans délai à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de deux cents euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
Ils soutiennent que :
- l'urgence est établie, dès lors qu'ils ne bénéficient d'aucune ressource et qu'ils ne disposent plus de logement, devant quitter leur hébergement d'urgence le 13 août 2024, alors que M. E souffre d'une sclérose en plaques de forme rémittente et que leur fille est particulièrement vulnérable ;
- leur situation constitue une atteinte portée à leur droit fondamental de bénéficier d'un hébergement d'urgence ;
- ils se trouvent dans des circonstances exceptionnelles de nature à justifier le bénéfice du prononcé d'une mesure d'urgence, dès lors que tant l'état de santé de M. E, atteint d'une sclérose en plaque, que l'état psychique de la jeune C, sont d'une gravité certaine ; la solution d'hébergement dans le cadre du dispositif de préparation au retour ne constitue pas un hébergement d'urgence ; le fait que le contrat d'hébergement, dans le cadre du dispositif de préparation au retour soumette l'entrée dans ce dispositif à l'adhésion au retour aidé, à peine d'éloignement forcé et d'assignation à résidence, constitue un détournement de procédure ; ils n'entendent pas quitter immédiatement la France, dès lors qu'ils sont en attente d'un arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon quant à leur demande de titre de séjour.
La requête a été communiquée le 12 août 2024 au préfet de la Côte-d'Or, qui n'a pas produite de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Hugez, en qualité de juge des référés, en vertu des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, par une décision du 1er septembre 2023.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Lelong, greffière :
- le rapport de M. Hugez, juge des référés,
- les observations de Me Brey, représentant les consorts E, qui reprend et complète son mémoire introductif d'instance, rappelle la situation administrative des requérants, l'état de santé de M. E et de sa fille, la situation de vulnérabilité du père et les souffrances psychiques de l'enfant, laissant craindre des conséquences dramatiques ; elle soutient, en outre, que :
- l'urgence est établie en raison de la grande vulnérabilité des consorts E ;
- le Conseil d'Etat a reconnu, au titre des libertés fondamentales susceptibles d'être invoquées sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, le droit à un hébergement d'urgence ;
- le préfet tente de remplir le dispositif de préparation au retour (DPAR), qui est vide à Dijon, en refusant des personnes susceptibles de bénéficier d'hébergements d'urgence des dispositifs correspondants ;
- le dispositif de préparation au retour n'est un pas un dispositif d'hébergement d'urgence au sens du code de l'action sociale et des familles ; le préfet commet, ce faisant, un détournement de pouvoir ;
- la situation des consorts E correspond à la définition donnée par la jurisprudence aux circonstances exceptionnelles ;
- et les observations de Mme B, représentant le préfet de la Côte-d'Or, qui dresse un tableau de la situation budgétaire contrainte qui est celle des services déconcentrés de l'Etat, eu égard à la limitation récente des crédits budgétaires ouverts et qui décrit la saturation totale de tous les dispositifs d'hébergement d'urgence ; elle fait valoir que :
- l'abri de nuit, qui comprend 75 places, est, comme son nom l'indique, un abri de nuit sans accompagnement social, ne constituant pas un hébergement d'urgence et proposant des conditions d'hébergement " spartiates " ;
- tous les dispositifs d'hébergement d'urgence étant saturés dans la Côte-d'Or, les services de l'Etat sont en train de demander des expulsions de divers publics et refusent l'accès aux personnes les moins vulnérables, dont font partie les consorts E ; les critères de vulnérabilité pris en compte sont la présence d'un enfant de moins de quatre ans, la présence d'une femme enceinte et l'existence de gros problèmes de santé ; M. E a été évalué comme marchant, nonobstant ses problèmes de santé et sa fille a plus de quatre ans ;
- tous les objectifs quantitatifs relatifs à la limitation de l'accueil de certains types de bénéficiaires, notamment les déboutés du droit d'asile et les bénéficiaires de l'asile ou de la protection subsidiaire, sont très largement dépassés, contribuant à l'engorgement des dispositifs d'hébergement d'urgence ;
- il est vrai que le dispositif de préparation au retour est, lui, vide ; il a été décidé par les services de l'Etat, d'utiliser, à titre exceptionnel, ces places pour héberger les personnes qui ne correspondent pas ou plus aux critères d'accès au dispositif d'hébergement d'urgence ;
- le confort offert par ce dispositif, avec chambres familiales, salles de bain et accompagnement social, est très supérieur à celui offert par l'abri de nuit.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience à 10 heures 39 minutes.
Une note en délibéré, présentée pour les consorts E, a été enregistrée le 14 août 2024.
Considérant ce qui suit :
1. M. D E et Mme F, ressortissants albanais, nés respectivement en 1987 et en 1995, sont entrés sur le territoire français, accompagnés de leur fille C, née en 2015. Leurs demandes d'asile, formées en mars 2022, ont été rejetées par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, par des décisions du 29 juin 2022. Par deux arrêtés, en date du 13 décembre 2022, le préfet de la Côte-d'Or a rejeté leurs demandes de titre de séjour et les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Par deux jugements n° 2300079 et 2300080, du 30 janvier 2024, dont les intéressés ont interjeté appel, le magistrat désigné du tribunal administratif de Dijon a rejeté leurs requêtes respectives dirigées contre ces arrêtés. Depuis le 30 avril 2024, les consorts E bénéficient d'un hébergement d'urgence à " l'abri de nuit ". Par une lettre, en date du 6 août 2024, le directeur départemental de l'emploi, du travail et des solidarités de la Côte-d'Or les a informés qu'ils ne seraient plus pris en charge dans cet hébergement à compter du 13 août 2024, dès lors qu'ils ne répondent plus " aux critères de vulnérabilité relatifs à (leur) prise en charge sur ce dispositif d'urgence " et les a invités à se présenter au service du dispositif de préparation au retour à compter de cette date. Les consorts E demandent au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de les prendre en charge au titre du dispositif mentionné aux articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles, en leur fournissant un hébergement adapté en dehors du dispositif de préparation au retour.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle des consorts E.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
4. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. () ".
5. D'une part, le requérant qui saisit le juge des référés sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative doit justifier des circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier à très bref délai d'une mesure de la nature de celles qui peuvent être ordonnées sur le fondement de cet article.
6. D'autre part, l'article L. 345-2 du code de l'action sociale et des familles prévoit que, dans chaque département, est mis en place, sous l'autorité du préfet, " un dispositif de veille sociale chargé d'accueillir les personnes sans abri ou en détresse () ". L'article L. 345-2-2 du même code dispose que : " Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence. () ". Aux termes de son article L. 345-2-3 : " Toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y bénéficier d'un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée () ". Aux termes de l'article L. 121-7 du même code : " Sont à la charge de l'Etat au titre de l'aide sociale : / () 8° Les mesures d'aide sociale en matière de logement, d'hébergement et de réinsertion, mentionnées aux articles L. 345-1 à L. 345-3 () ".
7. Il appartient aux autorités de l'Etat, sur le fondement des dispositions citées au point 6, de mettre en œuvre le droit à l'hébergement d'urgence reconnu par la loi à toute personne sans abri qui se trouve en situation de détresse médicale, psychique ou sociale. Une carence caractérisée dans l'accomplissement de cette mission peut faire apparaître, pour l'application de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale lorsqu'elle entraîne des conséquences graves pour la personne intéressée. Il incombe au juge des référés d'apprécier dans chaque cas les diligences accomplies par l'administration en tenant compte des moyens dont elle dispose ainsi que de l'âge, de l'état de la santé et de la situation de famille de la personne intéressée. Les ressortissants étrangers qui font l'objet d'une obligation de quitter le territoire français ou dont la demande d'asile a été définitivement rejetée et qui doivent ainsi quitter le territoire en vertu des dispositions de l'article L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'ayant pas vocation à bénéficier du dispositif d'hébergement d'urgence, une carence constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale ne saurait être caractérisée, à l'issue de la période strictement nécessaire à la mise en œuvre de leur départ volontaire, qu'en cas de circonstances exceptionnelles. Constitue une telle circonstance, en particulier lorsque l'existence d'un risque grave pour la santé ou la sécurité d'enfants mineurs, dont l'intérêt supérieur doit être une considération primordiale dans les décisions les concernant.
8. En l'espèce, M. et Mme E ont chacun formé, en mars 2022, une demande d'asile, qui a donné lieu à une décision de rejet, en date du 29 juin 2022, de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Ils ont, l'un et l'autre, fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, assortie d'un délai de départ volontaire de trente jours, par des arrêtés du 13 décembre 2022 du préfet de la Côte-d'Or. Par deux jugements rendus publics le 30 janvier 2024, le magistrat désigné du tribunal administratif de Dijon a rejeté le recours de chacun des deux époux à l'encontre de l'arrêté lui faisant obligation de quitter le territoire français. M. et Mme E n'ont pas exécuté les mesures d'éloignement dont ils font l'objet alors que le délai de départ volontaire est échu et leur demande d'asile a été définitivement rejetée. Ainsi, eu égard à ce qui vient d'être dit, A et Mme E, qui ne disposent plus de droit à se maintenir sur le territoire français, n'ont plus vocation, en principe, à bénéficier du dispositif d'hébergement d'urgence qu'en cas de circonstances exceptionnelles.
9. Il résulte, par ailleurs, de l'instruction que M. et Mme E étaient hébergés, dans le cadre du dispositif d'hébergement d'urgence, à l'abri de nuit de Dijon. Le directeur départemental de l'emploi, du travail et des solidarités les a informés, en date du 6 août 2024 qu'ils ne seraient pris en charge dans cet accueil que jusqu'au 13 août 2024 et les a invités à se présenter au service du dispositif de préparation au retour à compter de cette date pour y bénéficier d'un hébergement et d'un accompagnement social. D'une part, contrairement à ce que soutiennent les requérants, il ressort de l'instruction du 9 mai 2022 du ministre de l'intérieur et des outre-mer relative à la gestion du parc de places d'hébergement en dispositif de préparation au retour que ces places d'hébergement sont susceptibles de bénéficier tout à la fois à des étrangers qui ont manifesté la volonté de bénéficier de l'aide au retour volontaire, à des étrangers qui sont susceptibles d'y adhérer et, à titre exceptionnel, à des étrangers en situation irrégulière, non volontaires au retour aidé et sans domicile personnel. Il a été soutenu à l'audience que ce dispositif était, en outre, actuellement utilisé, eu égard à la saturation totale de l'ensemble des dispositifs utilisés dans le cadre de l'hébergement d'urgence, et quand bien même il ne constitue pas un tel dispositif, pour héberger des personnes, telles les consorts E, ne répondant plus aux critères d'accès que l'administration s'est fixé pour chacun des dispositifs d'hébergement d'urgence. D'autre part, les consorts E ne soutiennent ni n'allèguent ni que les conditions d'hébergement dans le cadre du dispositif de préparation au retour seraient moins favorables que celles dont ils ont bénéficié actuellement, ni que ces conditions d'hébergement seraient incompatibles avec la pathologie dont souffre M. E qui, au demeurant, n'apporte aucun élément sur l'évolution récente de celle-ci, ni qu'elles seraient incompatibles avec l'état de la jeune C, constaté par un certificat médical établi le 9 août 2024 par un médecin généraliste, de sorte que le préfet de la Côte-d'Or doit être regardé comme leur proposant une solution d'hébergement, comme les parties en sont convenues à l'audience, en l'espèce, plus favorable que celle dont ils disposaient, sans qu'ils soient considérés comme volontaires au retour aidé ou susceptibles de l'être. Dans ces conditions, alors que le préfet leur propose de bénéficier d'un hébergement et d'un accompagnement plus qualitatifs que ceux dont ils disposent actuellement, et eu égard à l'office du juge du référé-liberté, les consorts E ne justifient pas de l'existence, à la date de la présente ordonnance, de l'urgence à ordonner, dans un délai de quarante-huit heures, une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale. Par suite, la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-2 du code de justice administrative ne peut être regardée comme remplie.
10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'injonction présentées par les consorts E doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
11. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme demandée au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Les consorts E sont admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête des consorts E est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme G E, à M. D E, à la ministre du travail, de la santé et des solidarités et à Me Céline Brey.
Copie en sera adressée au préfet de la Côte-d'Or et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.
Fait à Dijon, le 14 août 2024.
Le juge des référés,
I. Hugez
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026