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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2402745

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2402745

vendredi 6 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2402745
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSCP GAVIGNET & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 août 2024, transmise par le pôle social du tribunal judiciaire de Dijon auprès duquel elle avait été présentée le 6 mai 2024, M. C B A, représenté par Me Delavictoire, demande au tribunal :

1°) de réformer la décision lui refusant la délivrance d'une carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées " ;

2°) d'enjoindre à la maison départementale des personnes handicapées de la Côte-d'Or de lui délivrer une telle carte ;

3°) de condamner la maison départementale des personnes handicapées à lui payer la somme de 1 500 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

Par lettre du 13 août 2024, le greffe du tribunal a invité M. B A à régulariser sa requête par la production de la décision attaquée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ". L'article R. 612-1 du même code dispose : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser () / La demande de régularisation mentionne qu'à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".

2. Selon l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué () ".

3. M. B A, qui entend contester un refus de carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées ", n'a pas joint à sa requête une telle décision. En conséquence, le greffe du tribunal l'a invité, par lettre du 13 août 2024, adressée à son conseil au moyen de l'application Télérecours et dont il est réputé avoir pris connaissance au plus tard le 16 août 2024, à produire la décision contestée afin de régulariser son recours. Le requérant n'a cependant, à l'expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti, cela à peine d'irrecevabilité, ni produit l'acte attaqué ni argué d'une quelconque impossibilité de le verser au dossier. Sa requête est donc manifestement irrecevable et doit être rejetée, y compris les conclusions accessoires relatives aux frais de procès, selon la modalité prévue par l'article R. 222-1 précité du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B A.

Copie en sera adressée pour information au département de la Côte-d'Or et à la maison départementale des personnes handicapées de la Côte-d'Or.

Fait à Dijon le 6 septembre 2024.

Le président du tribunal,

David ZUPAN

La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

cc

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