mardi 13 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2402752 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 août 2023, Mme C F et M. D B demandent au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, de modifier le dispositif de l'ordonnance n° 2402663, rendue par le juge des référés du tribunal administratif de Dijon, le 7 août 2024, sur le fondement de l'article L. 521-2 du même code et tendant à la suspension du permis de construire n° PC 21 200 23 B 004, délivré le 8 avril 2024 à la société Icade, avant le début des travaux.
Ils soutiennent que :
- ils demandent une nouvelle étude de leur dossier, eu égard aux éléments plus précis dont ils font état désormais ;
- ils n'ont pas sollicité l'annulation du permis de construire mais la suspension des travaux imminents, apparentés à ce permis de démolir et de construire, tant que la construction d'un garage à vélos sur leur propriété ne sera pas annulée ;
- il y a urgence, dès lors que leur recours gracieux auprès de la commune de Couchey a été rejeté le 21 juin 2024, qu'il ne reste donc plus que neuf jours pour qu'une décision soit rendue en référé et dès lors qu'eu égard à la date de début des travaux le chantier est susceptible de démarrer dans dix-huit jours, s'accompagnant d'une atteinte à leur bien immobilier, en vertu des articles 637 à 710 du code civil ;
- la construction d'un garage à vélos, clos de murs et couvert de tuiles, tel qu'envisagé, n'est pas autorisée ;
- il est essentiel que l'aire de passage de la canalisation et du regard, situés sous ledit garage à vélos soit intégralement laissée libre d'accès pour des interventions avec engins de chantiers pouvant manœuvrer, ce qui n'est pas le cas dans le projet actuel.
Vu :
- l'ordonnance n° 2402663 du 7 août 2024 du juge des référés du tribunal administratif de Dijon ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Hugez, en qualité de juge des référés, en vertu des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, par une décision du 1er septembre 2023.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : " Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin. ". Aux termes des deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. ". Enfin, aux termes de l'article L. 522-3 de ce code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".
2. Il résulte de l'instruction que par l'ordonnance n° 2402663 du 7 août 2024, dont les requérants demandent la modification du dispositif adopté par le juge des référés, la requête initiale de Mme F et de M. B a été rejetée au motif que l'ensemble des éléments exposés et produits ne permettaient pas de caractériser une situation d'urgence particulière, au sens des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, justifiant que le juge des référés, sur ce fondement, ordonne des mesures de sauvegarde d'une liberté fondamentale dans le délai de quarante-huit heures de sa saisine. Il en résulte que, par cette ordonnance, n'a été ordonnée aucune mesure nécessaire à la sauvegarde d'une liberté fondamentale que, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le juge des référés pourrait, au vu d'un élément nouveau, modifier ou à laquelle il pourrait mettre fin. Les requérants ne sont, dès lors, pas recevables, à demander au juge des référés de mettre en œuvre les pouvoirs qu'il tire des dispositions de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, en l'absence de toute mesure ordonnée par le juge des référés dans son ordonnance n° 2402663 du 7 août 2024.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme F et de M. B doit être rejetée par application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme F et de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C F et à M. D B.
Copie en sera adressée à la commune de Couchey et à la société en nom collectif IP1R.
Fait à Dijon, le 13 août 2024.
Le juge des référés,
I. Hugez
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
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