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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2402844

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2402844

lundi 26 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2402844
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui se plaignait d'atteintes à la vie privée et de surveillance abusive de la part de la maire, de la police municipale et de voisins. Le juge a constaté que la requête ne formulait aucune conclusion tendant à l’annulation d’une décision administrative ou à la condamnation d’une personne publique à verser une somme d’argent. Il a rappelé qu’il n’appartient pas à la juridiction administrative de se substituer aux administrations pour régler des conflits de voisinage ou des relations entre un habitant et des élus. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 août 2024, M. A B saisit le tribunal de recours administratifs dirigés contre la maire de Marsannay-la-Côte, la police municipale et des voisins.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2. Il n'appartient pas à la juridiction administrative d'accueillir des conclusions tendant à d'autres fins qu'à l'annulation d'une décision administrative identifiée et produite ou à la condamnation d'une personne publique à verser une somme d'argent. Ainsi, le juge administratif ne peut faire œuvre d'administrateur ni se substituer aux administrations compétentes afin de régler des litiges relatifs à des relations conflictuelles nées entre un habitant et des élus de la commune ou encore à des relations de voisinage.

3. La requête de M. B, habitant de la commune de Marsannay-la-Côte, qui se borne à indiquer vouloir former des recours administratifs dirigés contre la maire de cette commune et un conseiller municipal pour des faits d' " atteinte à la vie privée ", " violation de domicile " et " surveillance abusive de la police municipale en contact permanent avec le voisinage direct ", ne formule pas de conclusions tendant à l'annulation d'une décision administrative ou à la condamnation d'une personne publique à lui verser une somme d'argent. En tout état de cause, ainsi qu'il a été dit au point 2, en l'absence de conclusions formalisées relevant des pouvoirs du juge administratif, la présente requête est manifestement irrecevable et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative précitées.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Dijon le 26 août 2024.

Le président,

O. Rousset

La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière

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