jeudi 12 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2402899 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JU REFERE ETRANGERS 15 JOURS |
| Avocat requérant | SI HASSEN MYRIAM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 27 août 2024 et le 9 septembre 2024, M. E A, désormais représenté par Me Si Hassen, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 août 2024 par lequel le préfet de Saône-et-Loire a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de cinq ans ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à Me Si Hassen au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la procédure juridictionnelle est viciée dès lors que le préfet de Saône-et-Loire a méconnu les droits de la défense et le droit à un procès équitable en refusant son extraction pour lui permettre d'assister à l'audience, alors que l'extraction est la seule possibilité d'avoir un échange construit avec son conseil ;
- la décision attaquée est entachée d'incompétence dès lors que Mme C ne dispose pas d'une délégation régulière et publiée ;
- elle est insuffisamment motivée ; le préfet ne fait aucune mention de la circonstance qu'il a ou non déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation ; il a passé plus de trente ans en France et ne se voit pas vivre dans un autre pays ; il regrette les faits et s'engage à faire de la prévention, à payer l'amende douanière.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 septembre 2024, le préfet de Saône-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code pénitentiaire ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les requêtes relevant des procédures régies par les articles L. 921-1 à L. 922-3 et R. 921-1 à R. 922-38 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience :
- le rapport de Mme Pauline Hascoët, magistrate désignée ;
- les observations de Me Si Hassen, représentant M. A, qui reprend les moyens et conclusions de ses écritures et fait notamment valoir que le contradictoire a été méconnu dès lors qu'elle n'a pas pu prendre contact avec son client par téléphone, qu'elle a reçu le 9 septembre un courrier de son client daté du 3 septembre et posté le 4 septembre, que son client n'a pas répondu à ses courriers lui demandant des pièces ; elle ajoute que la décision attaquée n'évoque pas le critère tenant à l'existence d'une précédente mesure d'éloignement ; elle indique également que la menace à l'ordre public doit être nuancée dès lors que les condamnations concernent uniquement des délits liés aux stupéfiants, et non des atteintes aux personnes.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience à 10 heures 04 minutes.
Considérant ce qui suit :
1. M. E A, ressortissant surinamais né en 1990, a bénéficié de cartes de séjour temporaire et d'une carte de séjour pluriannuelle couvrant la période du 25 janvier 2010 au 17 mai 2023. Il est incarcéré au centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand à la suite de sa condamnation par le tribunal correctionnel de Mâcon à une peine de trente mois d'emprisonnement pour des faits de transport non autorisé de stupéfiants, récidive, détention non autorisée de stupéfiants, récidive, acquisition non autorisée de stupéfiants, récidive et refus de mettre en œuvre la convention secrète de déchiffrement d'un moyen de cryptologie. Il est libérable le 1er octobre 2024. Par un arrêté du 23 juillet 2024, notifié à l'intéressé par voie administrative le 29 juillet 2024, le préfet de Saône-et-Loire l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans. Par un jugement n° 2402650-2402654 du 14 août 2024, le magistrat désigné du tribunal a annulé la décision portant interdiction de retour sur le territoire français contenue dans l'arrêté du 23 juillet 2024. Par un arrêté du 21 août 2024, le préfet de Saône-et-Loire a édicté une nouvelle interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans dont M. A demande l'annulation.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par la juridiction compétente ou son président. ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de M. A.
Sur la régularité de la procédure juridictionnelle :
4. Aux termes de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () L'audience est publique. Elle se déroule sans conclusions du rapporteur public, en présence de l'intéressé, sauf si celui-ci, dûment convoqué, ne se présente pas. L'étranger est assisté de son conseil s'il en a un. Il peut demander au président du tribunal administratif ou au magistrat désigné qu'il lui en soit désigné un d'office ". Aux termes de l'article D. 215-27 du code pénitentiaire : " Le préfet apprécie si l'extraction des personnes détenues appelées à comparaître devant des juridictions ou des organismes d'ordre administratif est indispensable. Dans l'affirmative, il requiert l'extraction par les services de police ou de gendarmerie selon la distinction de l'article D. 215-26 ".
5. Par dérogation à l'article R. 431-1 du code de justice administrative, les dispositions spéciales précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile imposent une convocation personnelle du requérant à l'audience, dans les litiges relatifs aux mesures d'éloignement portés devant le tribunal administratif. Dès lors, l'étranger doit, même s'il est assisté d'un avocat, être personnellement convoqué à l'audience devant le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne. Néanmoins, s'agissant des personnes détenues, il résulte des dispositions précitées du code pénitentiaire que l'administration n'est pas tenue de faire droit à une demande d'extraction.
6. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 313-3 du code pénitentiaire : " Les personnes détenues communiquent librement avec leurs avocats. / Les modalités d'application du présent article sont fixées par décret en Conseil d'Etat ".
7. En l'espèce, le préfet de Saône-et-Loire, sollicité par le tribunal, a indiqué dans une lettre du 2 septembre 2024 qu'il ne lui apparaissait pas indispensable de procéder à l'extraction de M. A et que le requérant ne serait pas présent à l'audience. Si le conseil de M. A fait valoir que l'absence d'extraction l'a privée de la possibilité d'échanger avec son client, elle ne justifie pas de l'impossibilité de communiquer avec le requérant préalablement à l'audience alors qu'elle a été désignée le 29 août 2024. Elle ne justifie en particulier pas d'un refus du chef d'établissement de lui délivrer un permis de communiquer de manière verbale ou écrite avec M. A.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
8. En premier lieu, par un arrêté du 7 mai 2024, publié le jour même au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture, le préfet de Saône-et-Loire a délégué sa signature à Mme D C, cheffe du bureau des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer notamment les arrêtés portant interdiction de retour sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence, qui manque en fait, doit être écarté.
9. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
10. Il résulte de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux.
11. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifient sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
12. En l'espèce, le préfet de Saône-et-Loire a visé les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Après avoir mentionné les motifs pour lesquels M. A représentait une menace grave, actuelle et réelle à l'ordre public, il a écarté l'existence de circonstances humanitaires. Il a ensuite fixé la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français à cinq années au regard de la gravité de la menace à l'ordre public, de l'absence de liens anciens, stables et intenses en France, nonobstant une durée non contestée et très longue de présence sur le territoire français. S'il n'a pas explicitement mentionné que M. A n'avait pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, il a néanmoins relevé que celui-ci, né en 1990, avait bénéficié de huit cartes de séjour temporaire et d'une carte de séjour pluriannuelle du 25 janvier 2010 au 17 mai 2023 et qu'il n'avait en dernier lieu pas demandé le renouvellement de son titre de séjour, alors qu'il se trouvait en détention. Dans les circonstances de l'espèce, cette motivation atteste de la prise en compte par le préfet des quatre critères précités.
13. En troisième lieu, en l'absence de circonstances humanitaires, il appartenait au préfet d'assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai d'une interdiction de retour sur le territoire français, en application des dispositions précitées de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le principe même de l'interdiction de retour sur le territoire français est entaché d'une erreur d'appréciation.
14. En quatrième lieu, s'il n'est pas contesté que M. A a vécu depuis environ trente ans en France et qu'il est arrivé en France alors qu'il était très jeune, il ne justifie pas dans la présente instance des liens qu'il a pu nouer en France. En particulier, s'il fait valoir qu'il a une compagne, il n'apporte aucune précision sur l'intensité et l'ancienneté de cette relation. Il ne donne pas plus de précisions sur les liens qu'il entretient avec les différents membres de sa famille qui vivent en France. Il ne justifie en outre d'aucune insertion sociale ou professionnelle particulière alors qu'il ressort des pièces du dossier qu'il a été condamné une première fois le 4 juillet 2019 par le tribunal de grande instance de Paris, statuant en formation correctionnelle, à une peine de trois ans d'emprisonnement pour des faits de transport, importation en contrebande, détention, offre ou cession de stupéfiants. Il ressort également des pièces du dossier que l'intéressé a de nouveau été condamné, par jugement du 20 janvier 2023 par le tribunal judiciaire de Mâcon, statuant en formation correctionnelle, à une peine de trente mois d'emprisonnement avec maintien en détention, pour des faits de transport non autorisé de stupéfiants en récidive, détention non autorisée de stupéfiants en récidive, acquisition non autorisée de stupéfiants en récidive et refus de remettre aux autorités judiciaires ou de mettre en œuvre la convention secrète de déchiffrement d'un moyen de cryptologie, commis les 16 et 17 janvier 2023. Le préfet de Saône-et-Loire fait en outre valoir qu'aux termes du jugement du tribunal judiciaire de Mâcon, l'intéressé était porteur de dix-neuf olives de 176,4 grammes de cocaïne, que l'intéressé a nié au moins une partie des faits reprochés en déclarant qu'il avait découvert la cocaïne dans un parc entre Saint-Fons et Vénissieux dans le Rhône, qu'il s'était retrouvé passager d'un véhicule dont le conducteur lui était inconnu et qu'il ignorait la raison de ce déplacement. Il constitue ainsi une menace actuelle à l'ordre public. Il ne justifie enfin d'aucun gage de réinsertion. Dans ces conditions, en fixant à cinq ans la durée de l'interdiction de retour, le préfet de Saône-et-Loire n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 21 août 2024 doivent être rejetées. Doivent également être rejetées par voie de conséquence les conclusions présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E A, à Me Si Hassen et au préfet de Saône-et-Loire.
Copie sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 septembre 2024.
La magistrate déléguée
P. B
La greffière,
L. Lelong
La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026