LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2403017

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2403017

lundi 16 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2403017
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJU REFERE ETRANGERS 15 JOURS
Avocat requérantGRENIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 4 septembre 2024, enregistrée le même jour au greffe du tribunal, le magistrat désigné du tribunal administratif de Nancy a transmis au tribunal, en application de l'article R. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requête présentée par M. B C.

Par cette requête et un mémoire, enregistrés au greffe du tribunal administratif de Nancy les 29 août et 3 septembre 2024, M. E C, représenté par Me Grenier, demande au tribunal, d'annuler l'arrêté du 28 août 2024, par lequel le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a assorti ces décisions d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de trois ans.

Il soutient que :

- l'auteur des décisions attaquées n'avait pas compétence pour édicter ces mesures ; il appartient à l'administration de justifier de la publication d'une délégation de signature régulière au profit du signataire de l'arrêté en litige ;

- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;

- elles ne lui ont pas été notifiées dans une langue qu'il comprend ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est insuffisamment motivée, dès lors qu'elle ne fait pas état de sa situation professionnelle et de la vérification de son droit au séjour ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen individuel et complet de sa situation personnelle ;

- il dispose d'un droit au séjour en France en vertu du 1° de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il exerce une activité professionnelle en France depuis 2012 ;

- cette décision porte une atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale ; elle a été prise en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dès lors qu'il est arrivé en France en 2008, qu'il dispose d'un domicile à Aignay-le-Duc et qu'il travaille depuis 2012 dans le secteur de la maçonnerie ;

- les faits qui lui sont reprochés ne permettent pas de caractériser une menace suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la France, dès lors qu'il n'a pas été condamné pour tous les faits qui lui sont reprochés et que ces faits ne démontrent ni un comportement délictuel ni une situation de récidive ; le préfet a commis une erreur d'appréciation ;

- cette décision a été prise en violation des dispositions de l'article L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il réside de manière légale et ininterrompue depuis 2012 en France ;

S'agissant de la décision portant refus d'un délai de départ volontaire :

- son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;

- il ne présente pas de risque de fuite ;

- cette décision est entachée d'une erreur d'appréciation, dès lors qu'il bénéficie de la présomption d'innocence, qu'il n'a pas été condamné pour les faits qui lui sont reprochés et que le préfet ne pouvait motiver l'urgence à l'éloigner par l'existence d'une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'ordre public ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- elle est insuffisamment motivée, notamment en droit ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est illégale, dès lors qu'elle est fondée sur une mesure d'éloignement, elle-même illégale ;

S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est insuffisamment motivée, dès lors notamment que le préfet n'a analysé ni l'existence ou l'absence d'une précédente mesure d'éloignement ni sa situation au regard de l'emploi ;

- elle est illégale, dès lors qu'elle est fondée sur une mesure d'éloignement, elle-même illégale ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant à la durée de cette interdiction ;

- le préfet a également commis une erreur d'appréciation en fondant cette mesure sur la menace à l'ordre public qu'il représenterait, dès lors qu'il n'a pas été condamné pour les faits qui lui sont reprochés et que ces faits ne démontrent ni un comportement délictuel ni une situation de récidive ;

- cette mesure porte une atteinte disproportionnée au principe de liberté de circulation ;

- elle a été prise en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle a été prise en violation de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 410 du code de procédure pénale, car elle le prive de la possibilité de comparaître personnellement à l'audience du 4 juillet 2025 à laquelle il a été convoqué et fait obstacle à son droit à un procès équitable et au droit de se défendre lui-même.

Par un mémoire en défense, enregistré au greffe du tribunal administratif de Nancy le 4 septembre 2024, le préfet de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 500 euros soit mise à la charge de M. B C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Par un arrêté du 28 août 2024, le préfet de la Côte-d'Or a maintenu M. B C dans les locaux d'un centre de rétention administrative ne relevant pas de l'administration pénitentiaire pour une durée de quatre jours à compter de sa notification.

Par une ordonnance du 2 septembre 2024, le juge des libertés et de la détention a rejeté la requête de M. B C dirigée contre cet arrêté et a ordonné la prolongation de son maintien dans les locaux d'un centre de rétention administrative ne relevant pas de l'administration pénitentiaire pendant une durée maximale de vingt-six jours.

Par une ordonnance du 3 septembre 2024, la conseillère désignée par le premier président de la cour d'appel de Metz a infirmé l'ordonnance susvisée du juge des libertés et de la détention et a placé M. B C sous assignation à résidence judiciaire à compter du même jour à son domicile à Aignay-le-Duc sur le fondement des dispositions de l'article L. 743-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de procédure pénale ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A, par une décision du 22 juillet 2024 pour statuer sur les requêtes relevant des procédures régies par les articles L. 921-1 à L. 922-3 et R. 921-1 à R. 922-28 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 16 septembre 2024 à 9 heures.

Ont été entendus au cours de l'audience publique, qui s'est tenue en présence de Mme D, interprète :

- le rapport de M. Irénée Hugez, qui, en outre, a informé les parties, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'annulation des décisions portant refus d'un délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de circuler sur le territoire français, par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français,

- les observations de Me Grenier, représentant M. B C, qui soutient qu'il ne constitue pas une menace suffisamment grave à l'ordre public, qu'il n'a notamment fait l'objet d'aucune condamnation pour les faits qui lui sont reprochés, qu'aucune des infractions mentionnées n'est constituée, qu'il est intégré et dispose d'un emploi, que son employeur a spontanément produit une attestation en sa faveur, que son droit d'être entendu a été méconnu, dès lors que n'a pas été évoquée la perspective d'une mesure d'éloignement lors de l'audition dont il a fait l'objet, que le formulaire produit par le préfet de la Côte-d'Or ne constitue pas un procès-verbal et qu'en outre, il n'est pas établi que les garanties procédurales qui entourent la consultation du fichier de traitement des antécédents judiciaires aient été respectées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience à 09 heures 14 minutes.

Considérant ce qui suit :

1. M. E C, ressortissant portugais, est né le 29 avril 1979 à Boaventura au Portugal et a déclaré être entré en France il y a environ quinze ans et travailler en qualité de manœuvre en maçonnerie pour la SARL Yves Girardet à Etalante dans le département de la Côte-d'Or depuis le 3 mars 2012. A la suite d'une altercation au sein d'un débit de boissons le 10 août 2024, il a été placé en garde à vue le 28 août 2024 pour des faits d'injure non publique et de violence par une personne en état d'ivresse manifeste suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours. Par un arrêté du 28 août 2024, notifié le jour même par voie administrative et dont M. B C demande au tribunal l'annulation, le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de trois ans. Par un second arrêté du même jour, ce préfet a maintenu M. B C dans les locaux d'un centre de rétention administrative ne relevant pas de l'administration pénitentiaire pour une durée de quatre jours à compter de sa notification. Par une ordonnance du 3 septembre 2024, la conseillère désignée par le premier président de la cour d'appel de Metz a infirmé l'ordonnance du 2 septembre 2024 du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Metz ayant rejeté la requête de l'intéressé et a placé M. B C sous assignation à résidence judiciaire à compter du même jour à son domicile à Aignay-le-Duc sur le fondement des dispositions de l'article L. 743-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ".

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de M. B C.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. Aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : / () 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ; () ". Aux termes de L. 251-2 du même code : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français en application de l'article L. 251-1 les citoyens de l'Union européenne ainsi que les membres de leur famille qui bénéficient du droit au séjour permanent prévu par l'article L. 234-1. ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 234-1 de ce code : " Les citoyens de l'Union européenne mentionnés à l'article L. 233-1 qui ont résidé de manière légale et ininterrompue en France pendant les cinq années précédentes acquièrent un droit au séjour permanent sur l'ensemble du territoire français. ". Enfin, aux termes de l'article L. 233-1 de ce code : " Les citoyens de l'Union européenne ont le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'ils satisfont à l'une des conditions suivantes : / 1° Ils exercent une activité professionnelle en France ; / 2° Ils disposent pour eux et pour leurs membres de famille de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie ; / 3° Ils sont inscrits dans un établissement fonctionnant conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur pour y suivre à titre principal des études ou, dans ce cadre, une formation professionnelle, et garantissent disposer d'une assurance maladie ainsi que de ressources suffisantes pour eux et pour leurs conjoints ou descendants directs à charge qui les accompagnent ou les rejoignent, afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale ; / 4° Ils sont membres de famille accompagnant ou rejoignant un citoyen de l'Union européenne qui satisfait aux conditions énoncées aux 1° ou 2° : / 5° Ils sont le conjoint ou le descendant direct à charge accompagnant ou rejoignant un citoyen de l'Union européenne qui satisfait aux conditions énoncées au 3° ".

5. Il ressort des pièces du dossier et notamment du contrat de travail et des bulletins de paie produits par le requérant, que M. B C a signé le 3 mars 2012 avec la SARL Yves Girardet un contrat à durée indéterminée en qualité de manœuvre en maçonnerie, qu'il résidait déjà à cette date, comme cela était toujours le cas, à la date des décisions attaquées, rue des Granges sur le territoire de la commune d'Aignay-le-Duc dans la Côte-d'Or, qu'il présente soixante-sept bulletins de paie successifs couvrant la période du 1er février 2019 au 31 août 2024, mentionnant une rémunération nette avant impôt sur le revenu d'environ 1 600 euros nets par mois pour un emploi d'aide maçon. Il s'en infère que l'intéressé a séjourné continûment en France et y travaille de manière continue depuis au moins le 1er février 2019. Ainsi, la condition de résidence légale et ininterrompue en France pendant cinq ans posée à l'article L. 234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est remplie et M. B C bénéficie d'un droit au séjour permanent. Par suite, ce droit au séjour permanent, détenu par M. B C fait obstacle à ce que soit prononcée à son encontre une décision portant obligation de quitter le territoire français.

6. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. B C est fondé à demander l'annulation de la mesure d'éloignement dont il fait l'objet et, par voie de conséquence, des décisions subséquentes portant refus d'un délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de circulation sur le territoire français. Ses conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 28 août 2024, par lequel le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a assorti ces décisions d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de trois ans doivent donc être accueillies. Cette annulation a nécessairement pour conséquence de mettre fin immédiatement à la mesure d'assignation prise en vertu de l'article L. 743-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. B C, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que le préfet de la Côte-d'Or demande au titre des frais exposés par l'État et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : M. B C est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : L'arrêté du 28 août 2024, par lequel le préfet de la Côte-d'Or a obligé M. B C à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a assorti ces décisions d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de trois ans est annulé.

Article 3 : Les conclusions présentées par le préfet de la Côte-d'Or au titre de l'article L. 761-1 sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. E C et au préfet de la Côte-d'Or.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer, au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Dijon et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 septembre 2024.

Le magistrat désigné,

I. A

La greffière,

L. Lelong

La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions