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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2403414

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2403414

jeudi 5 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2403414
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Suspension administrative du permis de conduire. Tribunal administratif de Dijon. Rejet de la requête de M. A contestant la décision du préfet de Saône-et-Loire. Les moyens soulevés (contestation de la matérialité des faits, ancienneté du permis, difficultés lors des tests psychotechniques) sont jugés inopérants par le juge administratif. Application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et du code de la route.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 octobre 2024, M. B A demande au tribunal l'annulation de la suspension administrative de son permis de conduire prononcée par décision " 3F " du préfet de Saône-et-Loire le 13 août 2024.

Il soutient que :

- c'est la première fois, qu'il commet une infraction au code de la route ;

- il perd tous ses moyens lors du test psychotechnique exigé pour le rétablissement de la validité de son permis de conduire;

- l'infraction ayant motivé la suspension en litige " est due à une dame qui n'a pas su maitriser son véhicule dans la colère ".

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° rejeter, après expiration du délai de recours ou lorsqu'un mémoire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que des faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".

2. Pour demander l'annulation de la décision de suspension contestée, M. A fait valoir que cette décision " est due à une dame qui n'a pas su maîtriser son véhicule ". Toutefois, la contestation de la matérialité des faits et de l'imputabilité d'une infraction au code de la route, ne constitue pas un moyen susceptible d'être utilement soulevé devant le juge administratif à l'encontre d'une décision de suspension de permis de conduire. M. A ne saurait davantage soutenir qu'il est titulaire du permis de conduire depuis 1964, qu'il n'a jamais eu d'accident de la route et que lors des tests psychotechniques exigés pour le rétablissement de la validité de son permis de conduire, il perd tous ses moyens, de telles circonstances, à les supposer même établies, étant sans incidence sur la légalité de la décision. Il s'ensuit que les moyens soulevés par le requérant à l'appui de la contestation de la décision de suspension de son permis de conduire sont inopérants.

3. La requête de M. A, qui n'a produit aucun nouveau mémoire dans le délai de recours qui a été déclenché au plus tard à la date d'introduction de sa requête, ne comportant que des moyens inopérants, peut, par suite, être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E:

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Dijon, le 5 décembre 2024.

Le président,

O. Rousset

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

N°2403414

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