mardi 3 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2403605 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BOUKHELOUA MOHAMED |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 octobre 2024, Mme A B, représentée par Me Boukheloua, demande au tribunal :
1°) d'annuler les " décisions " des 25 juin et 9 juillet 2024 par lesquelles l'Institution nationale des Invalides l'a convoquée dans le cadre d'une procédure disciplinaire envisagée à son encontre ;
2°) de mettre à la charge de l'Institution nationale des Invalides la somme de 2 400 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme B soutient que :
- les décisions attaquées sont entachées d'un vice d'incompétence ;
- les décisions attaquées méconnaissent le principe " non bis in idem " ;
- la matérialité des faits qui lui sont reprochés n'est pas établie ;
- les décisions attaquées sont entachées d'une " erreur manifeste d'appréciation ".
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Les convocations des 25 juin et 9 juillet 2024 émises par l'Institution nationale des Invalides par lesquelles la requérante a été invitée à se présenter les 3 juillet et 17 juillet au bureau du directeur adjoint de l'établissement en vue d'être reçue dans le cadre d'une procédure disciplinaire envisagée à son encontre constituent de simples mesures préparatoires qui ne sont pas susceptibles de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, ces deux convocations ne faisant pas grief, Mme B n'est pas recevable à demander leur annulation.
3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B sont manifestement irrecevables et peuvent ainsi être rejetées en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Institution nationale des Invalides, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande Mme B au titre de ces dispositions.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Fait à Dijon le 3 décembre 2024.
Le président de la 3ème chambre,
L. Boissy
La République mande et ordonne au ministre des armées et des anciens combattants, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
No 2403605
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