jeudi 21 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2403732 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JU REFERE ETRANGERS 15 JOURS |
| Avocat requérant | SI HASSEN MYRIAM |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 4 novembre 2024, le tribunal administratif de Nancy a transmis au tribunal administratif de Dijon, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par M. E B, enregistrée le 26 octobre 2024 au greffe de ce tribunal.
Par cette requête et un mémoire, enregistré au greffe du tribunal administratif de Dijon le 17 novembre 2024, M. B, représenté par Me Si Hassen, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 25 octobre 2024, par lequel le préfet de Saône-et-Loire l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros, à verser à Me Si Hassen, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et, en ce cas, donner acte à Me Si Hassen de ce qu'elle renonce au bénéfice de l'aide juridictionnelle, conformément aux dispositions de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
S'agissant de l'aide juridictionnelle provisoire :
- eu égard à l'urgence à ce qu'il soit statué sur sa requête, il sollicite son admission provisoire à l'aide juridictionnelle sur le fondement de l'article 20 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
S'agissant des moyens communs à l'ensemble des décisions attaquées :
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;
- elles sont entachées d'incompétence ;
- elles ne lui ont pas été notifiées dans une langue qu'il comprend ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision lui refusant un délai de départ volontaire :
- la décision attaquée est illégale en raison de l'illégalité, soulevée par la voie de l'exception, de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation, dès lors que son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il ne présente aucun risque de fuite ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- la décision attaquée est illégale en raison de l'illégalité, soulevée par la voie de l'exception, de la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai ;
- la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- la décision attaquée est illégale en raison de l'illégalité, soulevée par la voie de l'exception, de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée de disproportion et d'une erreur d'appréciation au regard de sa durée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 novembre 2024, le préfet de Saône-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Cherief, conseiller, par une décision du 28 août 2024 pour statuer sur les requêtes relevant des procédures régies par les articles L. 921-1 à L. 922-3 et R. 921-1 à R. 922-28 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 18 novembre 2024 à 15 h 15 minutes.
A été entendu au cours de l'audience publique, qui s'est tenue en présence de Mme Kieffer, greffière d'audience, le rapport de M. Hamza Cherief.
Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant guinéen, né le 20 août 1999, a déclaré être entré irrégulièrement en France le 21 février 2016. Il a été confié aux services de l'aide sociale à l'enfance du département de Saône-et-Loire le 14 avril 2016. Le 11 janvier 2018, le préfet de Saône-et-Loire lui a délivré une carte de séjour temporaire mention " travailleur temporaire ", d'une durée d'un an, afin de lui permettre de poursuivre ses études. M. B a sollicité, le 30 novembre 2018, le renouvellement de son titre de séjour. Par un jugement du 26 août 2019, le tribunal administratif de Dijon a annulé l'arrêté du 12 mars 2019 par lequel le préfet de Saône-et-Loire a rejeté cette demande et a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé. Par un arrêté du 9 décembre 2019, le préfet de Saône-et-Loire a de nouveau refusé à M. B la délivrance d'une carte de séjour temporaire et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Par un arrêté du 27 juillet 2021, M. B a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai et d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans. Le requérant a été interpellé, le 24 octobre 2024, par les policiers du commissariat de Mâcon pour des faits de violences conjugales et a été placé en garde à vue. Le 25 octobre 2024, le préfet de Saône-et-Loire a pris à son encontre un arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. M. B demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ".
3. Eu égard à l'urgence, il y a lieu d'admettre M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux différentes décisions en litige :
4. En premier lieu, par un arrêté du 26 septembre 2024 référencé 71-2024-09-26-00004, régulièrement publié le 30 septembre 2024 au recueil des actes administratifs spécial n° 71-2024-219 de la préfecture de Saône-et-Loire, le préfet de Saône-et-Loire a donné délégation à Mme D C, cheffe du bureau des migrations et de l'intégration, signataire de la décision en litige, à l'effet de signer les actes relevant des attributions de ce bureau, au nombre desquels figurent les arrêtés d'obligation de quitter le territoire français sans délai, les arrêtés fixant le pays de renvoi et les arrêtés relatifs aux interdictions de retour sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué, qui manque en fait, doit être écarté.
5. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué vise les textes applicables, notamment la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, les articles L. 611-1 (1°), L. 612-1 à L. 612-3, L. 612-10, L. 612-12 ainsi que L. 613-1 à L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il mentionne également l'ensemble des considérations de fait sur lesquelles sont fondées chacune des décisions qu'il contient. Il apprécie, en particulier, la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à l'encontre de M. B au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à savoir la durée de sa présence sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire. L'arrêté attaqué est ainsi motivé, en droit et en fait, avec une précision suffisante pour permettre au requérant d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de ce que les décisions attaquées ne sont pas suffisamment motivées doit être écarté.
6. En troisième lieu, les conditions de notification de l'arrêté litigieux sont sans incidence sur sa légalité. Par suite, le moyen tiré de ce que les décisions attaquées ne lui auraient pas été notifiées dans une langue qu'il comprend ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
7. Il ressort des pièces du dossier que M. B a déclaré être entré irrégulièrement en France le 21 février 2016 et qu'il a été confié aux services de l'aide sociale à l'enfance du département de Saône-et-Loire le 14 avril 2016. Si, le 11 janvier 2018, le préfet de Saône-et-Loire lui a délivré une carte de séjour temporaire mention " travailleur temporaire " d'une durée d'un an, afin de lui permettre de poursuivre ses études, sa demande de renouvellement de titre de séjour a été rejetée par une décision du 9 décembre 2019, portant également obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, dont la légalité a été confirmée par le tribunal administratif de Dijon dans un jugement du 8 octobre 2020. M. B a également fait l'objet d'un arrêté du 27 juillet 2021 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans. L'intéressé n'établit pas, ni même n'allègue, qu'il se serait soumis à l'exécution de ces deux mesures d'éloignement et se maintient, par conséquent, irrégulièrement depuis le 9 décembre 2019 sur le territoire national. Par ailleurs, lors de son audition par les services de police le 25 octobre 2024, M. B, qui n'établit pas être dépourvu de tout lien en Guinée, a lui-même déclaré être célibataire, sans enfant, ne pas avoir de famille en France et ne continuer à vivre avec Mme A que par " nécessité ", afin de pouvoir " régler sa situation ". Enfin, le requérant ne justifie d'aucune insertion professionnelle particulière au sein de la société française. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne le refus d'un délai de départ volontaire :
8. En premier lieu, les moyens invoqués à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant refus de délai de départ volontaire. Par suite, ce moyen doit être écarté.
9. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, (), qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".
10. Il ressort des pièces du dossier, d'une part, que M. B s'est soustrait à l'exécution de deux précédentes mesures d'éloignement prononcées à son encontre le 9 décembre 2019 et le 27 juillet 2021 par le préfet de Saône-et-Loire et, d'autre part, qu'il a expressément déclaré, lors de son audition par les services de police, son intention de ne pas se conformer à une éventuelle mesure d'éloignement vers son pays d'origine. Ainsi, le préfet de Saône-et-Loire était fondé, pour ces seuls motifs, à considérer qu'il existait un risque que M. B se soustraie à la mesure d'éloignement prononcée à son encontre. Enfin, le requérant ne peut utilement faire valoir que sa présence ne constitue pas une menace pour l'ordre public, dès lors que le préfet ne s'est pas fondé sur ce motif pour refuser de lui octroyer un délai de départ volontaire. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation, dès lors que son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il ne présente aucun risque de fuite doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
11. En premier lieu, les moyens invoqués à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai ayant été écartés, M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination. Par suite, ce moyen doit être écarté.
12. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
13. En l'état du dossier, M. B n'établit pas courir un risque personnel et actuel d'être soumis à la torture ou à des peines ou traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
14. En premier lieu, les moyens invoqués à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Par suite, ce moyen doit être écarté.
15. En deuxième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".
16. Il résulte de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français, une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux.
17. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifient sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
18. En l'espèce, le préfet de Saône-et-Loire, après avoir rappelé les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et écarté l'existence de circonstances humanitaires, s'est fondé, pour prendre à l'encontre de M. B une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans, sur les circonstances selon lesquelles l'intéressé est entré récemment en France, en 2016, a fait l'objet de deux précédentes mesures d'éloignement à l'exécution desquelles il s'est soustrait, ne justifie pas de liens anciens, stables et intenses en France ni d'aucune insertion sociale et professionnelle, est célibataire et sans enfants. Ainsi, eu égard à ce qui a été dit au point 5 du présent jugement, et alors qu'il relève que la présence de l'intéressé ne constitue pas une menace pour l'ordre public, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation ni entacher sa décision de disproportion que le préfet de Saône-et-Loire a pu prononcer à l'encontre de M. B une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans. Par suite, ces moyens doivent être écartés.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E B, à Me Si Hassen et au préfet de Saône-et-Loire.
Copie en sera adressée au ministère de l'intérieur et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2024.
Le magistrat désigné,
H. Cherief
La greffière,
S. Kieffer
La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026