jeudi 18 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2404195 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | CENTAURE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 décembre 2024, M. A D demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 30 octobre 2024 par lequel le préfet de l'Yonne a prononcé son expulsion du territoire français et a fixé le pays de renvoi.
M. D soutient qu'il n'a plus d'attaches au Pakistan et qu'il souffre de problèmes de santé qu'il ne pourra pas soigner en cas de retour dans son pays d'origine.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er septembre 2025, le préfet de l'Yonne, représenté par la SELARL Centaure Avocats, conclut au rejet de la requête.
Le préfet soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Boissy,
- les conclusions de M. C,
- et les conclusions de Me Reis, substituant Me Rannou, représentant le préfet de l'Yonne.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant pakistanais né en 1972 et entré en France, selon ses déclarations, en 2001, a été condamné le 7 décembre 2022 par le tribunal judiciaire de Bobigny à une peine de trois ans d'emprisonnement pour des faits d'agression sexuelle imposés à un mineur de quinze ans. Par un arrêté du 30 octobre 2024, pris sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 631-1 et L. 631-3 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de l'Yonne a prononcé son expulsion du territoire français et a fixé le pays de renvoi. M. D demande l'annulation de cet arrêté.
2. Tout d'abord, le requérant se borne à soutenir qu'il nécessite un suivi médical régulier en raison de son asthme dont il ne pourra pas bénéficier au Pakistan en raison de son coût financier sans fournir aucun élément relatif à son état de santé ou aux traitements disponibles et leurs coûts au Pakistan. Ensuite, M. D, qui est célibataire et sans enfant à charge, ne justifie pas entretenir de liens personnels et familiaux sur le territoire français et être dépourvu de toutes attaches familiales et personnelles au Pakistan. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier et de ce qui a été dit au point 1 que l'intéressé serait inséré, de manière significative, dans la société française. Dès lors, et en tout état de cause, M. D n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par l'arrêté attaqué, le préfet de l'Yonne a prononcé son expulsion du territoire français et a fixé le pays de renvoi.
3. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. D doit être rejetée.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et au préfet de l'Yonne.
Une copie de ce jugement sera transmise, pour information, au ministre d'État, ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2025 à laquelle siégeaient :
- M. Boissy, président,
- Mme Desseix, première conseillère,
- Mme Bois, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 septembre 2025.
L'assesseure la plus ancienne,
M. DesseixLe président,
L. Boissy
La greffière,
M. B
La République mande et ordonne au préfet de l'Yonne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026