mercredi 29 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2500094 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JU REFERE ETRANGERS 15 JOURS |
| Avocat requérant | AIT MOUHOUB NADIA |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 10 janvier 2025, le tribunal administratif de Melun a transmis au tribunal administratif de Dijon, en application de l'article R. 922-2 du code de justice administrative, la requête présentée par M. A C, enregistrée le 12 décembre 2024 au greffe de ce tribunal. Par cette requête, M. C, représenté par Me Ait Mouhoub, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 décembre 2024, par lequel le préfet de Saône-et-Loire l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de procéder au réexamen de sa situation administrative dans le délai d'un mois à compter de la décision à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros, à lui verser directement, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- la décision attaquée est illégale en raison de l'illégalité, soulevée par la voie de l'exception, de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en raison du défaut d'examen de sa situation au regard des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est disproportionnée et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 janvier 2025, le préfet de Saône-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B, par une décision du 28 août 2024 pour statuer sur les requêtes relevant des procédures régies par les articles L. 921-1 à L. 922-3 et R. 921-1 à R. 922-28 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 28 novembre 2024 à 8 h 30 minutes.
A été entendu au cours de l'audience publique, qui s'est tenue en présence de Mme Kieffer, greffière d'audience, le rapport de M. Hamza Cherief qui a en outre informé les parties de ce que le jugement était susceptible d'être fondé, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre les décisions refusant un délai de départ volontaire et fixant le pays de destination, en l'absence de moyens au soutien de ces conclusions.
Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée après l'appel de l'affaire à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant algérien, né le 3 mars 1983, a déclaré être entré irrégulièrement sur le territoire français le 15 janvier 2020. Il a été découvert en situation irrégulière à l'occasion de son interpellation, le 5 décembre 2024, par les gendarmes de la compagnie de gendarmerie départementale de Mâcon et a été placé en retenue administrative en vue de la vérification de son droit au séjour. Par un arrêté du 6 décembre 2024, le préfet de Saône-et-Loire a obligé M. C à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. M. C demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, par un arrêté du 5 novembre 2024 référencé 71-2024-11-05-00002, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial n° 71-2024-246 de la préfecture de Saône-et-Loire, le préfet de Saône-et-Loire a donné délégation à Mme E D, cheffe du bureau des migrations et de l'intégration, signataire de la décision en litige, à l'effet de signer les actes relevant des attributions de ce bureau, au nombre desquels figurent les arrêtés d'obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué, qui manque en fait, doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué vise les textes applicables, notamment la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les articles L. 611-1 (1°) et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il mentionne également l'ensemble des considérations de fait sur lesquelles est fondée la décision en litige. Il précise, en particulier, les conditions d'entrée et de séjour de M. C sur le territoire national ainsi que les éléments relatifs à la vie privée et familiale de l'intéressé. Ainsi, et alors que le préfet n'était pas tenu de mentionner l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle de l'intéressé, la décision attaquée est motivée, en droit et en fait, avec une précision suffisante pour permettre au requérant d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation doit être écarté.
4. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, ni d'aucune pièce du dossier, que le préfet de Saône-et-Loire n'aurait pas, préalablement à l'édiction de cette décision, procédé à un examen particulier de la situation de M. C. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation doit être écarté.
5. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. C déclare être entré irrégulièrement en France le 15 janvier 2020. S'il a fait valoir, lors de son audition par les gendarmes de la compagnie de gendarmerie départementale de Mâcon, qui s'est déroulée le 6 décembre 2024, avoir déposé une demande de titre de séjour auprès de la préfecture de Créteil, il n'en justifie par aucune pièce du dossier et n'établit pas d'avantage avoir obtenu le titre sollicité ou s'être vu délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. M. C, qui se maintient, par conséquent, irrégulièrement sur le territoire français, est célibataire, sans enfant, et ne justifie d'aucune attache ancienne, stable et intense en France, où réside uniquement son cousin, alors qu'il n'établit pas être dépourvu de toute attache dans son pays d'origine où résident, selon ses propres déclarations, son père et deux de ses frères. Enfin, si l'intéressé démontre avoir créé, en février 2024, une entreprise d'" installation et maintenance de réseaux télécoms non électrifiés, tirage de câbles de la fibre optique, prestations de petits bricolages occasionnels et élémentaires hors activités réglementées, montage et démontage de meubles, nettoyage courant des bâtiments, livraison à vélo de repas, colis et courses, prestations de logistique, aide au déménagement et préparation de commandes ", il n'établit pas avoir sollicité ou obtenu une autorisation de travail sur le territoire français en vue de l'exercice de cette activité professionnelle. Dans ces conditions, les moyens tirés de ce que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle, de ce qu'elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et de ce qu'elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
6. En premier lieu, les moyens invoqués à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, M. C n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Par suite, ce moyen doit être écarté.
7. En deuxième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".
8. Il résulte de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français, une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux.
9. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifient sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
10. En l'espèce, le préfet de Saône-et-Loire, après avoir rappelé les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et écarté l'existence de circonstances humanitaires, s'est fondé, pour prendre à l'encontre de M. C une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, sur les circonstances selon lesquelles l'intéressé est entré récemment en France, en 2020, il ne justifie pas de liens anciens, stables et intenses en France, il est célibataire et sans enfants, il n'établit pas être dépourvu de toute attache dans son pays d'origine, il n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et sa présence sur le territoire national ne représente pas une menace pour l'ordre public. La décision attaquée est ainsi suffisamment motivée, en droit et en fait, au regard des exigences posées par les dispositions précitées de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit, en raison du défaut d'examen de sa situation au regard des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, doit être écarté.
11. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, ni d'aucune pièce du dossier que le préfet de Saône-et-Loire n'aurait pas, préalablement à l'édiction de cette décision, procédé à un examen particulier de la situation de M. C. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation doit être écarté.
12. En quatrième lieu, et pour des motifs identiques à ceux exposés au point 5 du présent jugement, les moyen tirés de ce que la décision attaquée est disproportionnée et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
13. En cinquième lieu, ainsi que cela a été dit au point 10 du présent jugement, le préfet de Saône-et-Loire, après avoir rappelé les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a recherché si le requérant justifiait de circonstances humanitaires. A cet égard, il ressort des pièces du dossier que M. C réside irrégulièrement sur le territoire français depuis qu'il y est entré, irrégulièrement, en 2020. Il ne justifie d'aucune attache familiale particulière sur le territoire national, à l'exception de son cousin, et, s'il démontre avoir créé, en février 2024, une entreprise intervenant notamment dans le domaine de l'installation et de la maintenance de réseaux télécoms non électrifiés ainsi que du tirage de câbles de la fibre optique, il n'établit pas avoir sollicité ou obtenu une autorisation de travail sur le territoire français en vue de l'exercice de cette activité professionnelle. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
En ce qui concerne les décisions refusant un délai de départ volontaire et fixant le pays de destination :
14. M. C ne dirige aucun moyen contre les décisions lui refusant un délai de départ volontaire et fixant le pays de destination. Il n'a pas davantage soulevé le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français par la voie de l'exception, ni celui tiré de l'annulation de l'une des deux décisions précitées par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de soulever d'office un tel moyen. Par suite, les conclusions dirigées contre les décisions refusant à M. C un délai de départ volontaire et fixant le pays de destination ne peuvent qu'être rejetées.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de Saône-et-Loire.
Copie en sera adressée au ministère de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 janvier 2025.
Le magistrat désigné,
H. B
La greffière,
S. Kieffer
La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026