LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2501307

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2501307

vendredi 25 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2501307
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantBREY CÉLINE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du préfet de la Côte-d'Or refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. B, un jeune majeur anciennement confié à l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, car ce refus exposait M. B à un risque de ne pouvoir déposer sa demande avant son dix-neuvième anniversaire, comme le permet l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également considéré que le moyen tiré de l'erreur de droit, fondé sur l'illégalité de l'application de l'article R. 431-5 du même code, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer un récépissé autorisant le travail.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 avril 2025, M. A B, représenté par Me Brey, demande au juge des référés :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision, en date du 27 mars 2025, par laquelle le préfet de la Côte-d'Or a refusé d'enregistrer sa demande de titre de séjour ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or d'enregistrer sa demande de titre de séjour à la date de réception de son dossier, soit en mars 2025 et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler dans l'attente de l'instruction de sa demande, cela dans un délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 2 000 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- l'urgence est caractérisée dès lors que la décision attaquée, qui le place en situation irrégulière, l'expose au risque de ne pas pouvoir déposer une demande de titre de séjour avant son dix-neuvième anniversaire, comme l'exige l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; en outre, elle est susceptible d'entraîner la suspension de sa prise en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance ;

- il est fait état de moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

• à titre principal, elle est entachée d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation dès lors qu'elle fait application des dispositions de l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, elles-mêmes illégales car contraires aux dispositions de l'article L. 435-3 du même code qui devraient lui permettre de déposer une demande de titre de séjour jusqu'à la veille de son 19ème anniversaire ; le jeune majeur pris en charge par l'aide sociale à l'enfance entre seize et dix-huit ans est protégé contre l'éloignement pendant deux mois à compter de sa majorité et peut se voir délivrer un titre de séjour pendant l'année suivant son dix-huitième anniversaire ; l'administration a méconnu l'étendue de sa compétence en se bornant à invoquer la méconnaissance des délais réglementaires pour refuser de lui délivrer le titre de séjour sollicité ;

• à titre subsidiaire, la décision est entachée d'un vice d'incompétence.

La requête a été communiquée au préfet de la Côte-d'Or qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête au fond enregistrée le 10 avril 2025 sous le n° 2501306.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Ach en qualité de juge des référés, en vertu des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Lelong, greffière d'audience :

- le rapport de Mme Ach, juge des référés ;

- et les observations de Me Brey, représentant M. B, qui reprend les conclusions et moyens développés dans ses écritures, notamment l'urgence à suspendre l'exécution de la décision contestée, rappelle que son client a rencontré des difficultés pour réunir les documents nécessaires à l'examen de sa demande de titre de séjour et ajoute qu'à sa connaissance et après avoir pris attache avec des associations d'aide aux mineurs isolés, les préfets, conscients des obstacles auxquels peuvent être confrontés les jeunes majeurs dans leurs démarches administratives, examinent les demandes de titre de séjour présentées sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en dépit de l'expiration du délai prévu au 3° de l'article R. 431-5 du même code.

Le préfet de la Côte-d'Or n'était ni présent, ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant gambien né le 4 mai 2006, entré en France en mars 2023 avant d'être confié aux services de l'aide sociale à l'enfance, a sollicité son admission exceptionnelle au séjour en qualité de jeune majeur sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par décision du 27 mars 2025, le préfet de la Côte-d'Or a refusé de donner suite à sa demande au motif qu'elle avait été déposée en dehors des délais réglementaires prévus à l'article R. 431-5 dudit code. M. B demande au juge des référés d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision par laquelle le préfet de la Côte-d'Or a refusé d'enregistrer sa demande.

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par la juridiction compétente ou son président ".

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de M. B.

Sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction :

4. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

5. En l'état de l'instruction, aucun des moyens susvisés, invoqués par M. B, n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de cette décision doivent être rejetées. Doivent l'être aussi, par voie de conséquence, les conclusions en injonction présentées par M. B.

Sur les frais liés au litige :

6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que l'avocat de M. B demande au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

O R D O N N E :

Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et à Me Brey.

Copie en sera adressée au préfet de la Côte-d'Or et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.

Fait à Dijon, le 25 avril 2025

La juge des référés,

N. ACH

La greffière,

L. LELONG

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir
← Retour aux décisions

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026