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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2501331

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2501331

mardi 24 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2501331
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Dijon, rendue le 24 juin 2025, donne acte du désistement de M. B A de son recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet de Saône-et-Loire du 27 février 2025 suspendant son permis de conduire pour six mois. Le juge des référés avait rejeté la demande de suspension de cette décision le 17 avril 2025. Conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, M. A était tenu de confirmer le maintien de sa requête dans un délai d'un mois suivant la notification de ce rejet, ce qu'il n'a pas fait. En l'absence de confirmation, il est réputé s'être désisté, et le tribunal en donne acte.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 avril 2025, M. B A, représenté par Me Morin demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision " 1F " du 27 février 2025 par laquelle le préfet de Saône-et-Loire a prononcé la suspension de son permis de conduire pour une période de six mois ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Dijon n° 2501393 du 17 avril 2025 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' Donner acte des désistements () ".

2. Aux termes de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté ".

3. Par une ordonnance n° 2501393 du 17 avril 2025, le juge des référés a rejeté la requête de M. A tendant à la suspension de l'exécution de la décision du 27 février 2025 par laquelle le préfet de Saône-et-Loire a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de six mois au motif qu'il n'était fait état d'aucun moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de cette décision.

4. La notification de cette ordonnance, qui comportait la mention prévue par le second alinéa de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, a été adressée à M. A le 18 avril 2025, par une lettre recommandée avec avis de réception qui a été distribuée le 14 mai 2025. Aucune confirmation n'étant parvenue à la juridiction dans le délai d'un mois qui lui était imparti et en l'absence de pourvoi en cassation, M. A est réputé s'être désisté de l'ensemble des conclusions de sa requête. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. A de sa requête.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée pour information au préfet de Saône-et-Loire.

Fait à Dijon le 24 juin 2025.

Le président,

O. Rousset

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

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