mardi 6 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2501413 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JU REFERE ETR 15 JOURS |
| Avocat requérant | BIGARNET VALENTIN |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée sous le numéro 2501413 le 17 avril 2025 et des pièces enregistrées le 29 avril 2025, Mme B E, représentée par Me Bigarnet, demande au tribunal :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 4 avril 2025, notifié le 11 avril 2025, par lequel le préfet du Doubs a ordonné son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile ;
3°) d'annuler l'arrêté du 4 avril 2025, notifié le 11 avril 2025, par lequel le préfet du Doubs l'a assignée à résidence pour une durée de quarante-cinq jours dans le département de Saône-et-Loire ;
4°) d'enjoindre au préfet du Doubs de l'autoriser à déposer sa demande d'asile en France et de lui remettre une attestation de demande d'asile dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros, à verser à son conseil, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision de transfert aux autorités espagnoles méconnaît le paragraphe 2 de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- cette décision méconnaît l'article 17 du règlement précité et procède d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que pour des raisons humanitaires, elle souhaite que sa demande d'asile soit examinée en France ;
- la décision portant assignation à résidence est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant transfert aux autorités espagnoles.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 29 avril 2025 et le 30 avril 2025, le préfet du Doubs conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
II. Par une requête, enregistrée sous le numéro 2501495 le 24 avril 2025 et des pièces enregistrées le 29 avril 2025, Mme B E, représentée par Me Bigarnet, demande au tribunal :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 17 avril 2025, notifié le 22 avril 2025, par lequel le préfet du Doubs l'a assignée à résidence pour une durée de quarante-cinq jours dans le département du Doubs ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros, à verser à son conseil, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision portant assignation à résidence dans le département du Doubs est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation de la requérante dès lors que celle-ci est domiciliée dans le département de la Côte-d'Or ;
- cette décision est incohérente en ce qu'elle lui impose de se présenter au commissariat de Dijon et lui interdit de sortir du département de la Côte-d'Or ;
- elle est disproportionnée en tant qu'elle l'oblige à demeurer chez elle entre 4h30 et 7h30 du matin, alors que la précédente décision d'assignation à résidence ne le prévoyait pas.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 25 avril 2025 et le 30 avril 2025, le préfet du Doubs conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Frey par une décision du 28 août 2024 pour statuer sur les requêtes relevant des procédures régies par les articles L. 921-1 à L. 922-3 et R. 921-1 à R. 922-28 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 2 mai 2025 à 13h30.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Frey, rapporteure,
- et les observations de Me Nourani, représentant Mme E, qui s'en est rapportée aux conclusions et moyens exposés dans la requête, précisant que si le préfet du Doubs fait valoir, dans ses écritures, que la mention, dans l'arrêté du 17 avril 2025, d'une assignation à résidence dans le département du Doubs est une erreur de plume, le requérant maintient qu'il s'agit d'une erreur manifeste d'appréciation,
- le préfet du Doubs n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E, ressortissante malienne, née le 10 juillet 1997, est entrée sur le territoire français à une date indéterminée. Elle a sollicité la reconnaissance du statut de réfugiée le 14 mars 2025. Par décision du 28 mars 2025, les autorités espagnoles ont accepté la prise en charge de l'intéressée, en tant que demandeur d'asile en procédure " Dublin ". Par un arrêté du 4 avril 2025, notifié le 11 avril 2025 par voie administrative, dont la requérante demande l'annulation dans le cadre de la requête n° 2501413, le préfet du Doubs a ordonné son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Par un arrêté du même jour, notifié le 11 avril 2025 et également objet du litige n° 2501413, le préfet du Doubs l'a assignée à résidence pour une durée de quarante-cinq jours dans le département de Saône-et-Loire. Par un nouvel arrêté du 17 avril 2025, notifié le 22 avril, dont il est demandé l'annulation dans le cadre de la requête n° 2501495, le préfet du Doubs l'a assignée à résidence pour une durée de quarante-cinq jours dans le département du Doubs.
2. Les requêtes visées ci-dessus présentent à juger des questions identiques ou similaires. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
3. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ".
4. En raison de l'urgence, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l'admission provisoire de Mme E au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
En ce qui concerne l'arrêté de transfert :
5. En premier lieu, aux termes du deuxième alinéa du paragraphe 2 de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " Lorsqu'il est impossible de transférer un demandeur vers l'État membre initialement désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet État membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entrainent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, l'État membre procédant à la détermination de l'État membre responsable poursuit l'examen des critères énoncés au chapitre III afin d'établir si un autre État membre peut être désigné comme responsable ".
6. Il résulte de ces dispositions que si un État membre de l'Union européenne appliquant le règlement dit " Dublin III " est présumé respecter ses obligations découlant de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, cette présomption est susceptible d'être renversée en cas de défaillances systémiques de la procédure d'asile et des conditions d'accueil des demandeurs d'asile dans l'État membre en cause, exposant ceux-ci à un risque de traitement inhumain ou dégradant prohibé par les stipulations de ce même article. En application des dispositions précitées du paragraphe 2 de l'article 3 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013, il appartient au juge administratif de rechercher si, à la date d'édiction de la décision litigieuse et eu égard aux éléments produits devant lui et se rapportant à la procédure d'asile appliquée dans l'État membre désigné comme responsable, il existait des motifs sérieux et avérés de croire qu'en cas de remise aux autorités de cet État du demandeur d'asile, ce dernier n'aurait pu bénéficier d'un examen effectif de sa demande d'asile, notamment en raison d'un refus opposé à tout enregistrement des demandes d'asile ou d'une incapacité structurelle à mettre en œuvre les règles afférentes à la procédure d'asile, ou si la situation générale du dispositif d'accueil des demandeurs d'asile dans ce même État était telle qu'un renvoi à destination de ce pays aurait exposé l'intéressé, de ce seul fait, à un risque de traitement prohibé par l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
7. L'Espagne est membre de l'Union européenne et partie tant à la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés qu'à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. En outre, Mme E n'indique en rien la nature et la consistance des défaillances systémiques qu'elle impute à ce pays, de sorte que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du paragraphe 2 de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 doit être écarté.
8. En second lieu, aux termes de l'article 17 du même règlement : " Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. / L'État membre qui décide d'examiner une demande de protection internationale en vertu du présent paragraphe devient l'État membre responsable et assume les obligations qui sont liées à cette responsabilité. () / L'État membre dans lequel une demande de protection internationale est présentée et qui procède à la détermination de l'État membre responsable, ou l'État membre responsable, peut à tout moment, avant qu'une première décision soit prise sur le fond, demander à un autre État membre de prendre un demandeur en charge pour rapprocher tout parent pour des raisons humanitaires fondées, notamment, sur des motifs familiaux ou culturels, même si cet autre État membre n'est pas responsable au titre des critères définis aux articles 8 à 11 et 16 ".
9. Mme E soutient que le préfet du Doubs aurait dû faire application de la " clause dérogatoire " citée au point précédent et prendre en considération l'existence d'un motif humanitaire pour estimer que sa demande d'asile devait être traitée en France. La requérante a produit, au cours de l'instance, deux certificats médicaux du 15 avril 2025 et du 28 avril 2025 et des ordonnances, attestant d'une prise en charge médicale récente en France pour un état psychiatrique pathologique, en raison d'un stress post-traumatique majeur, d'une anorexie, d'une absence de sommeil, d'un syndrome dépressif marqué et d'idées suicidaires. Le second certificat médical, établi par un médecin du centre hospitalier universitaire Dijon Bourgogne, précise que l'introduction d'un traitement pour cet état nécessite un " suivi très rapproché ". Toutefois, ces éléments sont à eux seuls insuffisants pour établir, eu égard notamment au caractère récent de la prise en charge, à la date de l'arrêté attaqué, que l'état de santé de la requérante ferait obstacle à ce qu'elle puisse être éloignée à destination de l'Espagne et qu'elle reçoive, dans ce pays, des soins appropriés, ce pays dispensant des soins d'un niveau équivalent à celui de la France. En outre, en ajoutant que, francophone, elle souhaiterait être prise en charge en France, Mme E ne saurait être considérée comme faisant état d'un motif humanitaire justifiant sa prise en charge par la France. Par suite, en s'abstenant de considérer que Mme E avait des motifs humanitaires à faire valoir ou de mettre en œuvre la clause discrétionnaire prévue par l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013/UE du 26 juin 2013 et en prononçant son transfert aux autorités espagnoles, le préfet du Doubs n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et n'a pas méconnu les dispositions de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013.
En ce qui concerne l'arrêté d'assignation à résidence du 4 avril 2025 :
10. L'arrêté de transfert n'encourant pas la censure, le moyen par lequel il est excipé de son illégalité à l'appui des conclusions dirigées contre la mesure d'assignation à résidence du 4 avril 2025 ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne l'arrêté d'assignation à résidence du 17 avril 2025 :
11. En premier lieu, par un arrêté du 4 avril 2025, notifié le 11 avril 2025, concomitant à celui de transfert, le préfet du Doubs a assigné Mme E à résidence dans le département de la Saône-et-Loire pour une durée de quarante-cinq jours. Puis, par un second arrêté du 17 avril 2025, notifié le 22 avril 2025, le préfet du Doubs l'a assignée à résidence dans le département du Doubs pour la même durée, tout en lui demandant de se présenter chaque jour de la semaine au commissariat de police de Dijon et en lui interdisant de sortir du département de la Côte-d'Or. Si la requérante considère les termes de ce second arrêté comme incohérents, dans ses écritures en défense, le préfet fait valoir une erreur de plume et qu'il a entendu assigner la requérante à résidence dans le département de la Côte-d'Or. Il ressort des pièces du dossier que l'Office français de l'immigration et de l'intégration a fourni une attestation d'hébergement pour demandeur d'asile au nom de Mme E faisant mention de sa prise en charge, à partir du 15 avril 2025, à l'hébergement d'urgence des demandeurs d'asile (HUDA) Adoma de Dijon, alors qu'elle résidait jusque-là en structure de premier accueil des demandeurs d'asile (PADA) à Mâcon. Ainsi, la circonstance que le second arrêté d'assignation à résidence du 17 avril 2025, pris pour tenir compte de ce changement de lieu d'hébergement et qui doit être regardé comme abrogeant implicitement à la date de sa notification l'arrêté du 4 avril 2025, mentionne le département du Doubs au lieu de celui de la Côte-d'Or constitue une simple erreur de plume. Par suite, l'arrêté d'assignation à résidence n'est pas incohérent et le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
12. En second lieu, aux termes de l'article L. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger assigné à résidence en application du présent titre se présente périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie. Il se présente également, lorsque l'autorité administrative le lui demande, aux autorités consulaires, en vue de la délivrance d'un document de voyage ". Aux termes de l'article R. 733-1 du même code : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : / 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ; / 2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ; / 3° Elle peut lui désigner une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer dans les locaux où il réside ".
13. Le préfet du Doubs a assigné Mme E à résidence dans le département de la Côte-d'Or avec obligation de se présenter du lundi au vendredi, hors jours fériés, entre 8h00 et 8h30 au commissariat de police de Dijon. Elle doit en outre demeurer chez elle de 4h30 à 7h30 tous les jours de la semaine, du lundi au vendredi. En se bornant à soulever que l'arrêté d'assignation à résidence pris à son encontre le 4 avril 2025 ne prévoyait pas cette obligation, la requérante ne fait état d'aucun élément de nature à établir que cette exigence serait excessivement contraignante compte tenu de sa situation personnelle. Dès lors, le moyen tiré de ce que les modalités de l'assignation à résidence sont disproportionnées ne saurait être accueilli.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des décisions portant remise aux autorités espagnoles et assignation à résidence doivent être rejetées. Doivent également être rejetées par voie de conséquence les conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Mme E est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Les conclusions présentées par Mme E sont rejetées pour le surplus.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B E, au préfet du Doubs, au préfet de la Côte-d'Or et à Me Bigarnet.
Une copie de ce jugement sera transmise, pour information, au ministre de l'intérieur et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 mai 2025.
La magistrate désignée,
C. FreyLa greffière,
L. Lelong
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
2 - 2501495
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026