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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2502319

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2502319

mercredi 2 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2502319
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantENAM

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or refusant le renouvellement du certificat de résidence "étudiant" de M. B. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'avait pas joint la copie de son recours en annulation au fond, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, le juge a pu rejeter la demande sans audience.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 juillet 2025, M. A C B, représenté par Me Enam, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté, en date du 11 juin 2025, par lequel le préfet de la Côte-d'Or a refusé de renouveler son certificat de résidence portant la mention " étudiant " ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de le munir d'une autorisation provisoire de séjour avec droit de travailler dans la semaine suivant la notification de l'ordonnance à venir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou à tout le moins, de réexaminer sa situation dans le même délai et sous la même astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Selon l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". Aux termes, cependant, de l'article L. 522-3 : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Enfin, le premier alinéa de l'article R. 522-1 dispose : " A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière " ;

2. M. B, qui conteste l'arrêté, en date du 11 juin 2025, par lequel le préfet de la Côte-d'Or a refusé de renouveler son certificat de résidence portant la mention " étudiant ", n'a pas joint à son mémoire introductif d'instance, comme l'imposent à peine d'irrecevabilité les dispositions précitées de l'article R. 522-1 du code de justice administrative, la copie de son recours au fond tendant à l'annulation de cet arrêté. Eu égard à la finalité de cette formalité, la seule production de l'accusé de réception du recours au fond ne peut suffire à y satisfaire. La présente requête en référé-suspension est donc manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la modalité définie par l'article L. 522-3 précité du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C B.

Copie en sera adressée pour information au préfet de la Côte-d'Or.

Fait à Dijon, le 2 juillet 2025.

Le président du tribunal, juge des référés,

David Zupan

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière

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