mercredi 23 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2502493 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JU REFERE ETR 15 JOURS |
| Avocat requérant | CENTAURE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 juillet 2025, M. A B soumet au tribunal un litige relatif aux arrêtés du 2 juillet 2025 par lesquels le préfet de l'Yonne, d'une part, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai en fixant le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français et, d'autre part, l'a assigné à résidence sur le territoire de la commune de Soucy, dans l'Yonne, pour une durée de quarante-cinq jours.
M. B soutient qu'il est arrivé en Suisse le 1er février 2025 muni d'un visa délivré par l'ambassade de Suisse à Tunis, qu'il a sollicité son " inscription à la commune " ainsi qu'un " permis de séjour auprès des autorité cantonales vaudoises ", qu'il est venu en France pour " subvenir " à ses " besoins " n'étant pas autorisé à travailler en Suisse pour l'instant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juillet 2025, le préfet de l'Yonne, représenté par la SELARL Centaure Avocats, conclut au rejet de la requête.
Le préfet soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les requêtes relevant des procédures régies par les articles L. 921-1 à L. 922-3 et R. 921-1 à R. 922-28 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience.
Les parties n'étant ni présentes, ni représentées, la clôture de l'instruction a été prononcée après l'appel de l'affaire à l'audience et M. C a lu son rapport.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant tunisien né en 1999, a été interpellé le 2 juillet 2025 par les services de la gendarmerie d'Auxerre et placé en garde à vue pour conduite sans permis avec le téléphone à la main. Par un arrêté du 2 juillet 2025, le préfet de l'Yonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai en fixant le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français. Par un arrêté du même jour, le préfet de l'Yonne l'a assigné à résidence sur le territoire de la commune de Soucy, située dans le département de l'Yonne, pour une durée de quarante-cinq jours. M. B doit être regardé comme demandant l'annulation de ces arrêtés du 2 juillet 2025.
2. D'une part, les seuls éléments exposés par le requérant, analysés ci-dessus, dans les visas du présent jugement, n'ont pas le caractère de moyens intelligibles, au sens du premier alinéa de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et, en tout état de cause, ne sont pas assortis des précisions suffisantes permettant au juge d'en apprécier le bien-fondé. D'autre part, la requête de M. B n'a été suivie, avant la clôture de l'instruction, intervenue le 21 juillet 2025 après appel de l'affaire, d'aucune production satisfaisant aux exigences du premier alinéa de l'article R. 411-1 du code de justice administrative.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de l'Yonne.
Une copie de ce jugement sera transmise, pour information, au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 juillet 2025.
Le magistrat désigné,
L. CLa greffière,
S. Kieffer
La République mande et ordonne au préfet de l'Yonne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026