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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2502549

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2502549

mardi 15 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2502549
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de licenciement pour insuffisance professionnelle de M. A, prise par le ministre de l’intérieur. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car le requérant n’avait pas joint la copie de son recours au fond en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée sans examen de l’urgence ou du doute sérieux sur la légalité de la décision.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 juillet 2025, M. B A demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution d'une décision du ministre d'Etat, ministre de l'intérieur le licenciant pour insuffisance professionnelle à compter du 14 mai 2025 et prononçant sa radiation des cadres à compter de la même date.

Il soutient que :

- il n'a bénéficié d'aucun entretien préalable ni notification préalable ;

- les procédures de reclassement n'ont pas été respectées, alors qu'il avait formulé une demande de reclassement et qu'il existait des offres compatibles ;

- il existe une situation d'urgence : il est privé de tout revenu et ses droits à l'allocation de retour à l'emploi ont été refusés par France Travail ; son épouse est reconnue en situation de handicap psychique sévère et il est en cours de reconnaissance du statut de tiers aidant.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme C en qualité de juge des référés, en vertu des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande de suspension :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation () le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire. / A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ". Aux termes de l'article L. 522-3 de ce code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. Contrairement à ce qu'il indique dans sa requête, M. A n'a pas joint à sa requête en référé-suspension, comme l'imposent à peine d'irrecevabilité les dispositions précitées de l'article R. 522-1 du code de justice administrative précitées, la copie de son recours au fond tendant à l'annulation de la décision le licenciant et prononçant sa radiation des cadres à compter du 14 mai 2025. Eu égard à la finalité de cette formalité, la seule production de l'accusé de réception du recours au fond ne peut suffire à y satisfaire. La présente requête en référé-suspension est donc manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la modalité définie par l'article L. 522-3 précité du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Copie en sera adressée pour information au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Fait à Dijon, le 15 juillet 2025.

La juge des référés,

P. C

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition,

La greffière,

No 2502549

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