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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2502678

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2502678

mardi 2 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2502678
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui demandait au juge d’enjoindre au maire de Peronne de prendre des mesures contre un chien dangereux et de lui transmettre des documents. Le tribunal a rappelé que le juge administratif ne peut se substituer à l’administration ni adresser des injonctions en dehors des cas prévus par l’annulation d’un acte. En l’absence de conclusions à fin d’annulation ou de condamnation, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 18 et 25 juillet 2025, Mme C B demande au tribunal, dans dernier état de ses écritures, d'ordonner au maire de Peronne de prendre des mesures immédiates afin de mettre fin au danger causé par la présence du chien dangereux de M. A, de lui faire parvenir sans délai les copies des deux formulaires de déclaration de morsures du chien de M. A et de procéder à un rappel à l'ordre du maire de Peronne du fait de ses carences dans l'exercice de ses pouvoirs de police.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens. () ".

2. En dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières, il n'appartient pas à la juridiction administrative d'accueillir des conclusions tendant à d'autres fins que l'annulation d'une décision administrative en raison de son illégalité ou la condamnation d'une personne publique à verser une somme d'argent. Ainsi, le juge administratif ne peut faire œuvre d'administrateur et se substituer aux administrations compétentes, ni intervenir lui-même activement et directement pour prendre en charge une situation considérée comme anormale par un administré, ni adresser des injonctions à une autorité administrative hormis dans le cas où cela est impliqué par l'annulation d'un acte administratif prononcée à titre principal.

3. Mme B, qui doit être regardée comme demandant au tribunal d'enjoindre au maire de Peronne de prendre des mesures immédiates afin de mettre fin au danger causé par la présence du chien dangereux de M. A, de lui faire parvenir sans délai les copies des deux formulaires de déclaration de morsures du chien de M. A et d'exercer ses pouvoirs de police, ne soumet au juge, qui ne peut faire œuvre d'administrateur et se substituer à l'administration, aucune conclusion à fin d'annulation ou de condamnation. De telles conclusions d'injonction présentées à titre principal, sont manifestement irrecevables et peuvent dès lors être rejetées en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E:

Article 1er : La requête est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B.

Fait à Dijon, le 2 septembre 2025.

Le président,

O. Rousset

La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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