Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 octobre 2025, M. C... A..., représenté par Me Betea de Monredon, demande au tribunal :
1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d’annuler l’arrêté du 9 octobre 2025 par lequel le préfet de Saône-et-Loire l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pendant un an ;
3°) d’annuler l’arrêté du même jour par lequel ce préfet l’a assigné à résidence dans l’arrondissement d’Autun pour une durée de quarante-cinq jours ;
4°) d’enjoindre au préfet de réexaminer sa situation personnelle et familiale afin de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » ;
5°) d’enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé ou tout autre document lui permettant de justifier de la régularité de son séjour sur le territoire français, dans l’attente de la délivrance d’un titre de séjour, sous astreinte de cent euros par jour de retard ;
6°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros à lui verser au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions sont insuffisamment motivées dès lors qu’il est indiqué de manière erronée que l’intéressé est célibataire et dépourvu de liens stables et intenses ;
- plusieurs éléments de la motivation s’avèrent erronés ;
- les décisions sont entachées d’une erreur manifeste dans l’appréciation de la situation personnelle et familiale dès lors qu’il a une conjointe ressortissante française et qu’il dispose d’un contrat à durée indéterminée depuis trois ans ;
- elles méconnaissent les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La requête a été communiquée au préfet de Saône-et-Loire qui a seulement produit des pièces, enregistrées le 14 octobre 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Hascoët pour statuer sur les requêtes relevant des procédures régies par les articles L. 921-1 à L. 922-3 et R. 921-1 à R. 922-38 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Le rapport de Mme Hascoët, magistrate désignée, a été entendu au cours de l’audience, en présence de Mme Lelong, greffière.
Les parties n’étaient ni présentes ni représentées.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
M. C... A..., ressortissant algérien né le 16 mars 1994, déclare être entré régulièrement en France le 5 novembre 2022. Il a été interpellé le 9 octobre 2025 et placé en retenue administrative. Le même jour, le préfet de Saône-et-Loire pris à son encontre un arrêté l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d’un an. Par un arrêté du même jour, ce préfet l’a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Par sa requête, M. A... demande l’annulation de ces deux arrêtés.
Sur l’admission à l’aide juridictionnelle :
Aux termes du premier alinéa de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique : « Dans les cas d’urgence (…), l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ».
Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, d’admettre M. A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d’annulation :
En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français vise le 2° et le 6° de l’article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne que l’intéressé s’est maintenu irrégulièrement en France à l’expiration de son visa de court séjour sans solliciter de titre de séjour et a exercé une activité professionnelle en France sans obtenir préalablement l’autorisation de travail mentionnée au 2° de l’article L. 5221-2 du code du travail. Elle mentionne également que M. A... ne bénéficie d’aucun droit au séjour en France au sens de l’article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qu’il n’existe aucune considération exceptionnelle ou humanitaire justifiant une dérogation à la réglementation. Elle comporte ainsi les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde. En outre, les décisions portant privation du délai de départ volontaire, fixation du pays de destination, interdiction de retour sur le territoire français et assignation à résidence comportent également les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles se fondent. La circonstance que cette motivation serait erronée est sans incidence sur le caractère suffisamment motivé des arrêtés. Par suite, le moyen tiré de l’insuffisance de motivation doit être écarté.
En deuxième lieu, les dispositions de l’article L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peuvent être utilement invoquées dès lors qu’elles ne s’appliquent qu’aux étrangers citoyens de l’Union Européenne et aux membres de leur famille.
En troisième lieu, si M. A... fait valoir qu’il a noué une relation sentimentale avec une ressortissante française et qu’il a des projets de mariage et de famille, il ressort du procès-verbal de son audition par les services de police le 9 octobre qu’il a lui-même déclaré que cette relation avait une ancienneté de deux mois et qu’il n’était pas capable de communiquer le nom de famille de sa compagne dont il ne se souvenait pas. La déclaration conjointe de pacte civil de solidarité n’a été enregistré par M. A... et sa compagne que le 22 octobre 2025, postérieurement à l’édiction des décisions attaquées. Sa compagne indique dans une attestation que la vie commune aurait commencé le 14 septembre 2025 seulement et aucune pièce du dossier n’atteste d’une ancienneté de cette relation. Le préfet a d’ailleurs relevé dans sa décision que l’intéressé déclarait avoir une relation avec une ressortissante française depuis deux mois, que la communauté de vie était très récente et qu’aucun début de preuve n’étayait ses allégations. Par suite le préfet n’a entaché ses décisions ni d’une erreur de fait ni d’un défaut d’examen de la situation personnelle de l’intéressé.
En quatrième lieu, aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui ».
M. A... fait valoir qu’il a noué une relation avec une ressortissante française et qu’il travaille en contrat à durée indéterminée depuis son entrée en France en 2022. Toutefois, comme il a été dit précédemment, M. A... ne justifie pas de l’ancienneté de la relation nouée avec cette ressortissante française et la vie commune alléguée est extrêmement récente. Le pacte civil de solidarité est quant à lui postérieur à la décision attaquée. Il n’est présent en France que depuis près de trois ans et il s’est maintenu en situation irrégulière sans chercher à régulariser sa situation au terme de son visa de court séjour, travaillant sans bénéficier d’une autorisation de travail. Il n’est pas dépourvu de liens dans son pays d’origine où il a vécu l’essentiel de sa vie et où vivent, selon ses propres déclarations lors de l’audition par les services de police, son père, six de ses frères et deux de ses sœurs. Dans ces conditions, le préfet de Saône-et-Loire n’a pas porté au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels l’obligation de quitter le territoire français sans délai a été prise. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en tant qu’il serait dirigé contre les décisions fixant le pays de renvoi et l’interdiction de retour sur le territoire français pendant un an doit également être écarté. Enfin, pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation des conséquences des décisions sur sa situation personnelle doit être écarté.
Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l’article 8, en tant qu’il serait dirigé à l’encontre de l’assignation à résidence, n’est pas assorti des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé.
Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation des arrêtés du 9 octobre 2025 portant, pour l’un, obligation de quitter le territoire français, privation du délai de départ volontaire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour sur le territoire français pendant un an et, pour l’autre, assignation à résidence pendant quarante-cinq jours doivent être rejetées. Doivent également être rejetées par voie de conséquence les conclusions à fin d’injonction, à fin d’astreinte et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M. A... est admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A... est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C... A..., à Me Betea-de Monredon et au préfet de Saône-et-Loire.
Copie sera adressée au ministre de l’intérieur et au bureau d’aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2025.
La magistrate désignée
P. Hascoët
La greffière,
L. Lelong
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 octobre 2025, M. C... A..., représenté par Me Betea de Monredon, demande au tribunal :
1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d’annuler l’arrêté du 9 octobre 2025 par lequel le préfet de Saône-et-Loire l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pendant un an ;
3°) d’annuler l’arrêté du même jour par lequel ce préfet l’a assigné à résidence dans l’arrondissement d’Autun pour une durée de quarante-cinq jours ;
4°) d’enjoindre au préfet de réexaminer sa situation personnelle et familiale afin de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » ;
5°) d’enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé ou tout autre document lui permettant de justifier de la régularité de son séjour sur le territoire français, dans l’attente de la délivrance d’un titre de séjour, sous astreinte de cent euros par jour de retard ;
6°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros à lui verser au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions sont insuffisamment motivées dès lors qu’il est indiqué de manière erronée que l’intéressé est célibataire et dépourvu de liens stables et intenses ;
- plusieurs éléments de la motivation s’avèrent erronés ;
- les décisions sont entachées d’une erreur manifeste dans l’appréciation de la situation personnelle et familiale dès lors qu’il a une conjointe ressortissante française et qu’il dispose d’un contrat à durée indéterminée depuis trois ans ;
- elles méconnaissent les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La requête a été communiquée au préfet de Saône-et-Loire qui a seulement produit des pièces, enregistrées le 14 octobre 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Hascoët pour statuer sur les requêtes relevant des procédures régies par les articles L. 921-1 à L. 922-3 et R. 921-1 à R. 922-38 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Le rapport de Mme Hascoët, magistrate désignée, a été entendu au cours de l’audience, en présence de Mme Lelong, greffière.
Les parties n’étaient ni présentes ni représentées.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
M. C... A..., ressortissant algérien né le 16 mars 1994, déclare être entré régulièrement en France le 5 novembre 2022. Il a été interpellé le 9 octobre 2025 et placé en retenue administrative. Le même jour, le préfet de Saône-et-Loire pris à son encontre un arrêté l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d’un an. Par un arrêté du même jour, ce préfet l’a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Par sa requête, M. A... demande l’annulation de ces deux arrêtés.
Sur l’admission à l’aide juridictionnelle :
Aux termes du premier alinéa de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique : « Dans les cas d’urgence (…), l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ».
Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, d’admettre M. A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d’annulation :
En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français vise le 2° et le 6° de l’article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne que l’intéressé s’est maintenu irrégulièrement en France à l’expiration de son visa de court séjour sans solliciter de titre de séjour et a exercé une activité professionnelle en France sans obtenir préalablement l’autorisation de travail mentionnée au 2° de l’article L. 5221-2 du code du travail. Elle mentionne également que M. A... ne bénéficie d’aucun droit au séjour en France au sens de l’article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qu’il n’existe aucune considération exceptionnelle ou humanitaire justifiant une dérogation à la réglementation. Elle comporte ainsi les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde. En outre, les décisions portant privation du délai de départ volontaire, fixation du pays de destination, interdiction de retour sur le territoire français et assignation à résidence comportent également les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles se fondent. La circonstance que cette motivation serait erronée est sans incidence sur le caractère suffisamment motivé des arrêtés. Par suite, le moyen tiré de l’insuffisance de motivation doit être écarté.
En deuxième lieu, les dispositions de l’article L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peuvent être utilement invoquées dès lors qu’elles ne s’appliquent qu’aux étrangers citoyens de l’Union Européenne et aux membres de leur famille.
En troisième lieu, si M. A... fait valoir qu’il a noué une relation sentimentale avec une ressortissante française et qu’il a des projets de mariage et de famille, il ressort du procès-verbal de son audition par les services de police le 9 octobre qu’il a lui-même déclaré que cette relation avait une ancienneté de deux mois et qu’il n’était pas capable de communiquer le nom de famille de sa compagne dont il ne se souvenait pas. La déclaration conjointe de pacte civil de solidarité n’a été enregistré par M. A... et sa compagne que le 22 octobre 2025, postérieurement à l’édiction des décisions attaquées. Sa compagne indique dans une attestation que la vie commune aurait commencé le 14 septembre 2025 seulement et aucune pièce du dossier n’atteste d’une ancienneté de cette relation. Le préfet a d’ailleurs relevé dans sa décision que l’intéressé déclarait avoir une relation avec une ressortissante française depuis deux mois, que la communauté de vie était très récente et qu’aucun début de preuve n’étayait ses allégations. Par suite le préfet n’a entaché ses décisions ni d’une erreur de fait ni d’un défaut d’examen de la situation personnelle de l’intéressé.
En quatrième lieu, aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui ».
M. A... fait valoir qu’il a noué une relation avec une ressortissante française et qu’il travaille en contrat à durée indéterminée depuis son entrée en France en 2022. Toutefois, comme il a été dit précédemment, M. A... ne justifie pas de l’ancienneté de la relation nouée avec cette ressortissante française et la vie commune alléguée est extrêmement récente. Le pacte civil de solidarité est quant à lui postérieur à la décision attaquée. Il n’est présent en France que depuis près de trois ans et il s’est maintenu en situation irrégulière sans chercher à régulariser sa situation au terme de son visa de court séjour, travaillant sans bénéficier d’une autorisation de travail. Il n’est pas dépourvu de liens dans son pays d’origine où il a vécu l’essentiel de sa vie et où vivent, selon ses propres déclarations lors de l’audition par les services de police, son père, six de ses frères et deux de ses sœurs. Dans ces conditions, le préfet de Saône-et-Loire n’a pas porté au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels l’obligation de quitter le territoire français sans délai a été prise. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en tant qu’il serait dirigé contre les décisions fixant le pays de renvoi et l’interdiction de retour sur le territoire français pendant un an doit également être écarté. Enfin, pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation des conséquences des décisions sur sa situation personnelle doit être écarté.
Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l’article 8, en tant qu’il serait dirigé à l’encontre de l’assignation à résidence, n’est pas assorti des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé.
Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation des arrêtés du 9 octobre 2025 portant, pour l’un, obligation de quitter le territoire français, privation du délai de départ volontaire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour sur le territoire français pendant un an et, pour l’autre, assignation à résidence pendant quarante-cinq jours doivent être rejetées. Doivent également être rejetées par voie de conséquence les conclusions à fin d’injonction, à fin d’astreinte et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M. A... est admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A... est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C... A..., à Me Betea-de Monredon et au préfet de Saône-et-Loire.
Copie sera adressée au ministre de l’intérieur et au bureau d’aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2025.
La magistrate désignée
P. Hascoët
La greffière,
L. Lelong
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,