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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2504289

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2504289

lundi 17 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2504289
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantEMORINE ANTHONY

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de la société Art-Dan Ile-de-France qui demandait la suspension d’un arrêté préfectoral du 19 septembre 2025 la mettant en demeure de se conformer à la réglementation sur les installations classées pour la protection de l’environnement. Le juge a constaté que la société n’avait pas joint à sa demande de référé la copie du recours en annulation dirigé contre l’arrêté, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 522-3 du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans instruction contradictoire ni audience.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 novembre 2025, la société Art-Dan Ile-de-France, représentée par Me Emorine, demande au juge des référés :

1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de l’arrêté, en date du 19 septembre 2025, par lequel le préfet de l’Yonne l’a mise en demeure de de se conformer aux prescriptions édictées en matière d’installations classées pour la protection de l’environnement et de gestion des déchets ;

2°) de condamner l’Etat à lui payer la somme de 2 500 euros en application de l’article L. 761-1 du Code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Selon l’article L. 522-1 du même code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique (...) ». Aux termes, cependant, de l’article L. 522-3 : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ». Enfin, le premier alinéa de l’article R. 522-1 dispose que : « A peine d’irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d’une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d’annulation ou de réformation et accompagnées d’une copie de cette dernière » ;

2. la société Art-Dan Ile-de-France, qui conteste l’arrêté , en date du 19 septembre 2025, par lequel le préfet de l’Yonne l’a mise en demeure de se conformer aux prescriptions édictées en matière d’installations classées pour la protection de l’environnement et de gestion des déchets , n’a pas joint à son mémoire introductif d’instance, comme l’imposent à peine d’irrecevabilité les dispositions précitées du code de justice administrative, la copie d’un recours au fond tendant à l’annulation de la décision en cause. La présente requête en référé‑suspension est donc manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la modalité définie par l’article L. 522-3 précité du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de la société Art-Dan Ile-de-France est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Art-Dan Ile-de-France.



Fait à Dijon, le 17 novembre 2025.


La présidente du tribunal, juge des référés,




A-L Chenal-Peter


La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition,
La greffière


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