LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2001841

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2001841

jeudi 10 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2001841
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantFV JURICONSEILS

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête, enregistrée le 20 novembre 2020 sous le numéro 2001841, M. E H, représenté par la SELAS Legi Conseils Bourgogne, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 septembre 2020 par lequel le préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté ne l'a pas autorisé à exploiter les parcelles agricoles cadastrées ZO n°16, ZA nos 2 et 34, ZH nos 1 et 2, ZK nos 60 et 49, ZC nos 8, 10, 11 et 22, ZE n°63 et ZI n°9 situées sur le territoire des communes d'Autrey-les-Gray, Fahy-lès-Autrey et Bouhans-et-Feurg correspondant à une surface totale de 49ha 33a et 50ca ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. H soutient que l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence, est insuffisamment motivé et méconnaît l'article L. 331-3-1 du code rural et de la pêche maritime dès lors qu'il ne repose sur aucun des quatre motifs de refus limitativement énumérés par ces dispositions.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 mai 2022, le préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté conclut au rejet de la requête.

Le préfet soutient que les moyens invoqués par M. H ne sont pas fondés.

II. Par une requête, enregistrée le 20 novembre 2020 sous le numéro 2001843, M. E H, représenté par la SELAS Legi Conseils Bourgogne, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 septembre 2020 du préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté en tant qu'il autorise le GAEC de l'Ermitage à exploiter des parcelles agricoles situées sur le territoire des communes de Framont, Montoche, Autrey-les-Gray, Achey, Fahy-lès-Autrey, Essertenne-et-Cecey, Bouhans-et-Feurg Natilly et Apremont, correspondant à une surface totale de 178ha 40a et 17ca ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. H soutient que l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence, est insuffisamment motivé et méconnaît l'article L. 331-3-1 du code rural et de la pêche maritime dès lors qu'il ne repose sur aucun des quatre motifs de refus limitativement énumérés par ces dispositions.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 mai 2022, Le GAEC de l'Ermitage, représenté par DSC Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. H le versement d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Le GAEC de l'Ermitage soutient que :

- la requête de M. H est irrecevable ;

- les moyens invoqués par M. H ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 mai 2022, le préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté conclut au rejet de la requête.

Le préfet soutient que les moyens invoqués par M. H ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code rural et de la pêche maritime ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme D,

- les conclusions de M. G,

- et les observations de Me Diaz, pour le GAEC de l'Ermitage.

Considérant ce qui suit :

1. Le 6 mars 2020, le GAEC de l'Ermitage, situé sur la commune de Velesmes, en Haute-Saône, a présenté une demande d'autorisation pour exploiter des parcelles pour une surface totale de 184ha 15a et 17ca dans le cadre de l'entrée d'un nouvel associé exploitant en son sein, M. C I. Le même jour, M. A I, exploitant agricole installé à Mantoche, a présenté une demande concurrente à celle du GAEC de l'Ermitage à hauteur de 5ha 75a. Le 31 juillet 2020, M. E H, en vue de l'agrandissement de son exploitation agricole, a présenté à son tour une demande d'autorisation pour exploiter plusieurs parcelles situées sur les communes d'Autrey-les-Gray, Fahy-lès-Autrey et Bouhans-et-Feurg, en concurrence avec une partie des surfaces demandées par le GAEC de l'Ermitage. Par un arrêté du 15 septembre 2020, le préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté n'a pas fait droit à la demande d'autorisation d'exploiter de M. H. Par un arrêté du même jour, le préfet a partiellement fait droit à la demande du GAEC de l'Ermitage. M. H, par deux requêtes qu'il convient de joindre pour statuer par un seul jugement, demande l'annulation de ces deux arrêtés.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. En premier lieu, tout d'abord, il résulte de l'article R. 331-6 du code rural et de la pêche maritime que les décisions relatives aux autorisations d'exploiter sont prises par le préfet de région. Ensuite, par un arrêté n° 20-216 BAG du 1er septembre 2020, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la région Bourgogne-Franche-Comté du même jour, le préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté a délégué sa signature à M. B J, nommé directeur régional par intérim de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt de cette région par un arrêté du ministre de l'agriculture et de l'alimentation du 24 août 2020 à compter du 1er septembre 2020, à l'effet de signer tous actes administratifs entrant dans le champ de compétence de la direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DRAAF) de Bourgogne-Franche-Comté. Enfin, par une décision n° 2020-16 du 1er septembre 2020, publiée au recueil des actes administratifs de la préfecture de la région Bourgogne-Franche-Comté du 2 septembre 2020, M. J a subdélégué sa signature à Mme L, directrice régionale adjointe de la DRAAF et, en cas d'absence ou d'empêchement de celle-ci, à Mme F K, à l'effet de signer notamment les décisions prises dans le cadre des compétences et attributions du service régional de l'économie agricole de la DRAAF. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme L n'aurait pas été absente ou empêchée. Dès lors, les moyens tirés de ce que Mme K n'était pas compétente pour signer les arrêtés attaqués manquent en fait et doivent par suite être écartés.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 331-2 du code rural et de la pêche maritime : " I.- Sont soumises à autorisation préalable les opérations suivantes : / 1° Les installations, les agrandissements ou les réunions d'exploitations agricoles au bénéfice d'une exploitation agricole mise en valeur par une ou plusieurs personnes physiques ou morales, lorsque la surface totale qu'il est envisagé de mettre en valeur excède le seuil fixé par le schéma directeur régional des exploitations agricoles. () ". L'article L. 331-3-1 de ce code dispose, dans sa version alors en vigueur : " L'autorisation mentionnée à l'article L. 331-2 peut être refusée : 1° Lorsqu'il existe un candidat à la reprise ou un preneur en place répondant à un rang de priorité supérieur au regard du schéma directeur régional des structures agricoles mentionné à l'article L. 312-1 ; () ". Selon l'article R. 331-6 du même code : " () / II.- La décision d'autorisation ou de refus d'autorisation d'exploiter prise par le préfet de région doit être motivée au regard du schéma directeur régional des exploitations agricoles et des motifs de refus énumérés à l'article L. 331-3-1. () "

4. Par ailleurs, en application de l'article L. 312-1 du code rural et de la pêche maritime, qui prévoit notamment que : " Le schéma directeur régional des exploitations agricoles fixe les critères servant à l'appréciation de la dimension économique et de la viabilité des exploitations concernées par la demande d'autorisation mentionnée à l'article L. 331-2 ", le schéma directeur régional d'exploitation agricole (SDREA) de Franche-Comté a défini un " coefficient d'exploitation ", dont les modalités de calcul sont indiquées à l'annexe 2 du schéma, qui a pour objet de comparer les exploitations selon leur dimension économique en prenant en compte leurs productions et leurs actifs et en les rapportant à une référence régionale de productions et d'actifs, et qui détermine la viabilité des exploitations au regard d'une " exploitation de référence " dont le coefficient est égal à 1.

5. Il appartient au préfet, lorsque les projets de deux candidats relèvent du même type d'opérations parmi ceux définis par le schéma directeur départemental des structures agricoles pour fixer l'ordre des priorités, de déterminer au regard des critères qu'il prévoit si l'un d'eux peut néanmoins être regardé comme prioritaire. Si le préfet doit, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, tenir compte, pour procéder à ce départage, de l'ensemble des critères prévus à cet effet par le schéma directeur, il n'est pas tenu, dans la motivation de sa décision, de se prononcer sur chacun de ces critères mais peut se borner à mentionner ceux qu'il estime pertinents et les éléments de fait correspondants. Pour autant, le préfet n'est pas tenu, dans sa motivation, de préciser les modalités de calcul du coefficient d'exploitation des demandeurs concurrents, ces données étant par ailleurs protégées par le secret des affaires.

6. D'une part, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 15 septembre 2020 par lequel le préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté n'a pas fait droit à la demande de M. H précise que la demande, formulée le 6 mars 2020 par le GAEC de l'Ermitage, ainsi que celle présentée le 31 juillet 2020 par M. H relèvent toutes deux d'une opération d'agrandissement au sens des dispositions précitées du 1° de l'article L. 331-2 du code rural et de la pêche maritime, et que l'autorisation d'exploiter sollicitée pourra être refusée sur le fondement des dispositions du 1° de l'article L. 331-3-1 de ce code, reprises dans l'arrêté. Cet arrêté mentionne par ailleurs que ces deux demandes sont concurrentes et que, au regard du SDREA de Franche-Comté, l'ordre de priorité des candidats s'établit, pour M. C I, appartenant au GAEC de l'Ermitage, à un rang de priorité 7, compte tenu de son projet d'agrandissement avec installation en raison de l'intégration d'un nouvel associé dans le GAEC et de son coefficient d'exploitation de 1,724 après reprise et, pour M. H, à un rang de priorité 8, du fait de son projet d'agrandissement et de son coefficient d'exploitation de 2,133 après reprise.

7. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 15 septembre 2020 par lequel le préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté a partiellement fait droit à la demande d'exploitation agricole du GAEC de l'Ermitage précise que les demandes, formulées les 6 mars 2020 et 31 juillet 2020 par le GAEC de l'Ermitage,M. A I et M. H relèvent, pour M A I, d'une opération d'installation et, pour M. H et le GAEC de l'Ermitage, d'une opération d'agrandissement au sens des dispositions précitées du 1° de l'article L. 331-2 du code rural et de la pêche maritime, et que l'autorisation d'exploiter sollicitée pourra être refusée sur le fondement des dispositions du 1° de l'article L. 331-3-1 de ce code, reprises dans l'arrêté. Cet arrêté mentionne par ailleurs dans quelles mesures ces trois demandes sont concurrentes les unes par rapport aux autres et que, au regard du SDREA de Franche-Comté, l'ordre de priorité des candidats s'établit, pourM. Eric I, à un rang de priorité 3 du fait de son installation et de son coefficient d'exploitation de 1,580 après reprise, pour M. C I, appartenant au GAEC de l'Ermitage, à un rang de priorité 7, compte tenu de son projet d'agrandissement avec installation en raison de l'intégration d'un nouvel associé dans le GAEC et de son coefficient d'exploitation de 1,724 après reprise et, enfin, pour M. H, à un rang de priorité 8, du fait de son projet d'agrandissement et de son coefficient d'exploitation de 2,133 après reprise.

8. Il résulte de ce qui a été dit aux points 6 et 7 que les arrêtés contestés, après avoir cité les textes applicables, font bien mention de l'opération dont relèvent les demandes d'exploitation sollicitées ainsi que de la situation de chacun des demandeurs concurrents et de leur rang de priorité au regard des priorités et des critères d'appréciation du SDREA de Franche-Comté. Par suite, le préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté a suffisamment motivé les décisions attaquées portant autorisation d'exploiter accordée au GAEC de l'Ermitage et interdiction d'exploiter à M. H.

9. En dernier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 6 et 7 que, pour ne pas faire droit à la demande de M. H et ne faire que partiellement droit à la demande d'autorisation d'exploiter du GAEC de l'Ermitage, le préfet s'est fondé sur les dispositions du 1° de l'article L. 331-3-1 du code rural et de la pêche maritime après avoir établi l'ordre de priorité des candidats concurrents sur la base du SDREA de Franche-Comté. En conséquence, les moyens tirés de l'erreur de droit dont seraient entachées les décisions attaquées doivent, par suite, être écartés.

10. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par le GAEC de l'Ermitage, M. H n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés du 15 septembre 2020 du préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté. Ses conclusions aux fins d'annulation doivent, par suite, être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement de la somme que demande M. H au titre des frais qu'il a exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens.

12. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. H la somme demandée par le GAEC de l'Ermitage au titre de ces mêmes frais.

DECIDE :

Article 1er : Les requêtes de M. H sont rejetées.

Article 2 : Les conclusions, présentées par le GAEC de l'Ermitage, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E H, au GAEC de l'Ermitage et au préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté.

Délibéré après l'audience du 13 octobre 2022 à laquelle siégeaient :

- Mme Grossrieder, présidente,

- Mme Besson, conseillère,

- M. Seytel, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 novembre 2022.

La rapporteure,

M. DLa présidente,

S. GrossriederLa greffière,

C. Quelos

La République mande et ordonne au préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière

Nos 2001841, 2001843

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions