LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2101380

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2101380

jeudi 23 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2101380
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre
Avocat requérantWOLDANSKI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 2 août 2021 et 26 octobre 2022, M. B C, représenté par Me Woldanski, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 22 avril 2021 par laquelle la préfète de la région Grand Est, préfète de la zone de défense et de sécurité Est a refusé de renouveler son contrat de recrutement en qualité qu'adjoint de sécurité ;

2°) d'enjoindre à la préfète de procéder au réexamen de sa demande de renouvellement de son contrat de travail en tant qu'adjoint de sécurité.

M. C soutient que :

- la décision attaquée n'est pas suffisamment motivée ;

- elle n'a été précédée d'aucun entretien individuel ;

- la préfète ne lui a pas permis de présenter ses observations préalablement à l'adoption de la décision attaquée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle est entachée de détournement de pouvoir.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 décembre 2021, la préfète de la région Grand Est, préfète de la zone de défense et de sécurité Est conclut au rejet de la requête.

La préfète fait valoir que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.

Une note en délibéré présentée pour M. C a été enregistrée le 27 janvier 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité intérieure ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Seytel,

- les conclusions de M. A,

- et les observations de M. C.

Considérant ce qui suit :

1. Par un contrat du 2 juin 2018, M. C a été recruté par la direction départementale de la sécurité publique du Territoire de Belfort en qualité d'adjoint de sécurité. Il a présenté, le 17 septembre 2019, le concours de gardien de la paix, auquel il a été admis et a été affecté dans la circonscription de sécurité publique de Belfort. L'enquête administrative diligentée dans le cadre de ce concours a conduit le ministre de l'intérieur, par une décision du 6 janvier 2021 à refuser l'agrément de M. C. Par une décision du 22 avril 2021, dont M. C demande l'annulation, le préfet a refusé de renouveler le contrat de recrutement de l'intéressé en qualité d'adjoint de sécurité.

Sur la légalité de la décision attaquée :

2. Un agent public qui a été recruté par un contrat à durée déterminée ne bénéficie pas d'un droit au renouvellement de son contrat. Toutefois, l'administration ne peut légalement décider, au terme de son contrat, de ne pas le renouveler que pour un motif tiré de l'intérêt du service. Un tel motif s'apprécie au regard des besoins du service ou de considérations tenant à la personne de l'agent. Dès lors qu'elles sont de nature à caractériser un intérêt du service justifiant le non renouvellement du contrat, la circonstance que des considérations relatives à la personne de l'agent soient par ailleurs susceptibles de justifier une sanction disciplinaire ne fait pas obstacle, par elle-même, à ce qu'une décision de non renouvellement du contrat soit légalement prise, pourvu que l'intéressé ait alors été mis à même de faire valoir ses observations.

3. Il ressort des pièces du dossier que le comportement relevé par l'enquête administrative diligentée dans le cadre de cet agrément nécessaire à sa nomination dans le corps des gardiens de la paix, rappelé au point 1, est le fondement de la décision de non renouvellement du contrat d'agent de sécurité de M. C. Dès lors, c'est en raison de considérations relatives à la personne de l'intéressé que la décision attaquée a été prise et il appartenait à la préfète, préalablement à cette décision, de mettre M. C à même de présenter ses observations. Si, dans ses écritures, la préfète fait valoir que M. C a pu présenter des observations dans le cadre de l'enquête administrative, cette enquête a été diligentée aux seules fins de déterminer si l'intéressé remplissait les garanties pour être nommé dans le corps des gardiens de la paix et n'avait pas pour objet d'obtenir ses observations dans le cadre de la procédure de renouvellement de son contrat d'agent de sécurité. Dans ces conditions, M. C n'a pas été mis à même de présenter ses observations préalablement à la décision de non renouvellement de son contrat alors que cette décision a été prise en considération de la personne de l'intéressé. Par suite, la préfète a entaché sa décision d'un vice de procédure qui a privé le requérant d'une garantie.

4. Il résulte de ce qui précède que M. C est fondé à demander l'annulation de la décision qu'il conteste.

Sur la demande d'injonction :

5. L'exécution du présent jugement implique nécessairement que la préfète de la région Grand Est, préfète de la zone de défense et de sécurité Est réexamine la demande de renouvellement du contrat conclu le 2 juin 2018 avec M. C, après avoir mis à même l'intéressé de présenter ses observations dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 22 avril 2021 est annulée.

Article 2 : Il est enjoint à la préfète de la région Grand Est, préfète de la zone de défense et de sécurité Est de réexaminer la demande de renouvellement du contrat conclu le 2 juin 2018 avec M. C, après avoir mis à même l'intéressé de présenter ses observations, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et à la préfète de la région Grand Est, préfète de la zone de défense et de sécurité Est.

Copie en sera transmise, pour information, au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 26 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Grossrieder, présidente,

Mme Besson, conseillère,

M. Seytel, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 février 2023.

Le rapporteur,

J. SeytelLa présidente,

S. GrossriederLa greffière,

C. Quelos

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière(DEF)(/DEF)

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions