jeudi 1 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Besançon |
| Section | Tribunal Administratif de Besançon |
| N° Dossier | TA25-2200403 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | DEBAUSSART |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 mars 2022, la société Dorninvest, représentée par la SELARL Aleo, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 2 janvier 2022 par laquelle le maire de la commune de l'Isle-sur-le-Doubs a implicitement rejeté sa demande de retrait de l'arrêté du 23 mai 2019 accordant aux sociétés l'Immobilière européenne des Mousquetaires et Jovimaric un permis de construire valant exploitation commerciale ainsi que cet arrêté du 23 mai 2019 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de L'Isle sur le Doubs la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société Dorninvest soutient que :
- l'arrêté de permis de construire du 23 mai 2019 a été signé par une autorité incompétente ;
- le permis de construire litigieux a été obtenu par fraude et devait, par suite, être retiré dès lors que les sociétés pétitionnaires ont attesté être propriétaires de la parcelle cadastrée section AI n° 273 et l'ont incluse dans le terrain d'assiette de leur projet afin de pouvoir assurer la desserte des bâtiments par des camions de livraison alors que cette dernière est la propriété de la société Dorninvest ;
- l'arrêté de permis de construire du 23 mai 2019 et la décision rejetant sa demande de retrait de cet arrêté méconnaissent les article UA4 et UA11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de l'Isle sur le Doubs.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 octobre 2022, la SAS IMMISLE, représentée par Me Debaussart, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de la société Dorninvest le versement d'une somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La SAS IMMISLE soutient que :
- les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 23 mai 2019 sont irrecevables dès lors qu'elles ont été présentées au-delà du délai de recours contentieux de deux mois ;
- la requête est irrecevable en l'absence de fraude dans la demande de permis de construire et, en tout état de cause, l'erreur présente dans la demande du permis de construire initial a été corrigée par un permis de construire modificatif en date du 30 août 2022 ;
- les moyens invoqués par la requérante ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 novembre 2022, la commune de l'Isle sur le Doubs, représentée par DSC Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de la société Dorninvest le versement d'une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune soutient que les moyens invoqués par la requérante ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 14 avril 2023, la société Dorninvest déclare se désister de l'ensemble des conclusions de sa requête et demande à ce que les demandes de la SAS Immisle au titre de l'article L. 761-1 soient rejetées.
Par une lettre, enregistrée le 25 avril 2023, les sociétés IMMISLE, Immobilière européenne des Mousquetaires et Jovimaric déclarent accepter le désistement de la société Dorninvest.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Besson,
- les conclusions de M. A,
- et les observations de Me Suissa, pour la commune de l'Isle sur le Doubs.
Considérant ce qui suit :
1. Le 23 mai 2019, le maire de la commune de l'Isle sur le Doubs a délivré aux sociétés Immobilière européenne des mousquetaires et Jovimaric un permis de construire valant autorisation d'exploitation commerciale. Ce permis a ensuite été transféré à la société IMMISLE par un arrêté du 15 novembre 2021. Par un courrier du 29 octobre 2021, reçu en mairie le 2 novembre 2021, la société Dorninvest a demandé au maire de la commune de l'Isle sur le Doubs de retirer l'arrêté de permis de construire ainsi délivré au motif que celui-ci avait été obtenu frauduleusement. En l'absence de réponse, une décision tacite de rejet de cette demande est née le 2 janvier 2022. La société Dorninvest demande au tribunal d'annuler cette décision implicite ainsi que l'arrêté du 23 mai 2019 accordant le permis de construire.
2. Par un mémoire, enregistré le 14 avril 2023, la société requérante a déclaré se désister de l'ensemble des conclusions de sa requête. Son désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Dorninvest les sommes demandées par la société IMMISLE et par la commune de l'Isle sur le Doubs au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la société Dorninvest.
Article 2 : Les conclusions présentées par la société IMMISLE et par la commune de l'Isle sur le Doubs au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Dorninvest, à la société IMMISLE et à la commune de l'Isle sur le Doubs.
Copie en sera adressée, pour information, à l'Immobilière européenne des Mousquetaires et à la société Jovimaric.
Délibéré après l'audience du 4 mai 2023 à laquelle siégeaient :
- Mme Grossrieder, présidente,
- Mme Besson, conseillère,
- M. Seytel, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juin 2023.
La rapporteure,
M. BessonLa présidente,
S. Grossrieder
La greffière,
C. Quelos
La République mande et ordonne au préfet du Doubs, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026