LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2200410

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2200410

vendredi 3 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2200410
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge unique 2ème chambre
Avocat requérantCHADOURNE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés le 4 mars 2022 et le 3 février 2023, M. B C, représenté par Me Chadourne, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 6 janvier 2022 par laquelle le colonel et commandant du groupement de gendarmerie départementale du Territoire de Belfort, a pris à son encontre une sanction disciplinaire de dix jours d'arrêt ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. C soutient que :

- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée en droit et en fait ;

- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'elle se fonde sur une instruction ministérielle qui n'a fait l'objet d'aucune publication officielle dans le délai de quatre mois et qui doit donc être abrogée ;

- elle est entachée d'une erreur de droit car est fondée sur un texte réputé abrogé ;

- elle est entachée d'une erreur dans la qualification juridique des faits retenus par l'administration ;

- elle se fonde sur une instruction qui méconnaît le règlement n°2021/953 du 14 juin 2021 qui interdit toute discrimination fondée sur une absence de vaccination ainsi que les articles 1er, 3 et 21 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et est disproportionnée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 janvier 2023, le ministre des armées conclut au rejet de la requête.

Le ministre soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le règlement (UE) 2021/953 du 14 juin 2021 relatif à un cadre pour la délivrance, la vérification et l'acceptation de certificats COVID-19 interopérables de vaccination, de test et de rétablissement (certificat COVID numérique de l'UE) afin de faciliter la libre circulation pendant la pandémie de COVID-19 ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de la défense ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 ;

- l'arrêté du 29 juillet 2021 fixant, pour la gendarmerie nationale, la liste des autorités militaires investies du pouvoir disciplinaire d'autorité militaire de premier niveau et de deuxième niveau ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Besson, conseillère, pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Besson,

- et les conclusions de M. A.

Considérant ce qui suit :

1. M. C est adjudant de gendarmerie affecté à la section opérationnelle de lutte contre la cybercriminalité de Belfort. Par une décision du 6 janvier 2022, dont il demande l'annulation, le colonel et commandant du groupement de gendarmerie départementale du Territoire de Belfort, a pris à son encontre une sanction disciplinaire de dix jours d'arrêt.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne le cadre juridique applicable :

2. D'une part, en vertu des dispositions combinées des articles L. 4137-1 et L. 4137-2 du code de la défense, les fautes ou manquements à la discipline commis par les militaires les exposent à des sanctions disciplinaires réparties en trois groupes, comportant, pour le premier : l'avertissement, la consigne, la réprimande, le blâme, les arrêts et le blâme du ministre.

3. Aux termes de l'article L. 4137-4 du code de la défense : " Le ministre de la défense ou les autorités habilitées à cet effet prononcent les sanctions disciplinaires et professionnelles prévues aux articles L.4137-1 et L.4137-2, après consultation, s'il y a lieu, de l'un des conseils prévus à l'article L.4137-3 ". Selon l'article R. 4137-10 du même code : " Les autorités investies du pouvoir disciplinaire mentionnées à l'article L. 4137-4 du code de la défense et à l'article L. 311-13 du code de justice militaire sont le ministre de la défense et les autorités militaires. / Les autorités militaires sont désignées parmi les officiers et, exceptionnellement, les sous-officiers ou les officiers mariniers en position d'activité des forces armées et des formations rattachées. Elles sont réparties en trois niveaux en fonction de la nature des sanctions disciplinaires du premier groupe mentionnées à l'article R. 4137-25 qu'elles sont habilitées à infliger. / La liste des fonctions pour lesquelles les autorités militaires sont investies des prérogatives d'autorité de premier, deuxième ou troisième niveau est fixée par arrêté du ministre de la défense. / Tout commandement impliquant la délivrance d'un titre de commandement comporte pour son titulaire les prérogatives d'autorité militaire de premier ou de deuxième niveau ". L'article R. 4137-25 du même code habilite en outre les autorités militaires de premier niveau à infliger, à tous les militaires, les sanctions de l'avertissement, de la consigne jusqu'à vingt tours, de la réprimande et des arrêts jusqu'à vingt jours. Par ailleurs, l'arrêté du ministre de la défense du 29 juillet 2021 fixant, pour la gendarmerie nationale, la liste des autorités militaires investies du pouvoir disciplinaire d'autorité militaire de premier niveau et de deuxième niveau alors applicable prévoit que le commandant d'un groupement de gendarmerie départementale dispose de l'autorité militaire de premier niveau.

4. D'autre part, les vaccinations obligatoires dans les armées conditionnent l'aptitude à servir et participent au maintien de la disponibilité opérationnelle du personnel militaire en tout temps et en tout lieu. Alors même que la gendarmerie nationale, en dehors des missions militaires, est placée sous l'autorité du ministre de l'intérieur, responsable de sa mise en condition d'emploi au sens de l'article L. 3225-1 du code de la défense, elle est une des composantes des " forces armées " au sens de l'article L. 3211-1 du même code. Ainsi qu'il a été dit, l'obligation de vaccination vise à assurer le maintien en condition d'emploi opérationnelle des forces armées, alors même qu'elles exerceraient des missions civiles. Par suite, le ministre de la défense a pu, sans erreur de droit, se fonder sur le refus réitéré opposé par M. C de se faire vacciner et de déférer à cet ordre qui n'était, en tout état de cause, pas " manifestement illégal " ou " contraire aux règles du droit international " au sens des dispositions, citées au point 2, des articles L. 4122-1 et D. 4122-3 du code de la défense.

5. L'émergence d'un nouveau coronavirus, responsable de la maladie à coronavirus 2019 et particulièrement contagieux, a été qualifiée d'urgence de santé publique de portée internationale par l'Organisation mondiale de la santé le 30 janvier 2020, puis de pandémie le 11 mars 2020. La propagation du virus sur le territoire français a conduit les autorités compétentes à prendre diverses mesures destinées à réduire les risques de contagion, allant jusqu'à l'interdiction temporaire des déplacements non essentiels de toute personne hors de son domicile.

6. Aux termes de l'article 3 de l'instruction n° 509040/ARM/DCSSA/ESSD du 29 juillet 2021 relative à la vaccination contre la covid-19 dans les armées, signée par le médecin général des armées par délégation de la ministre des armées : " Outre les obligations vaccinales définies par la loi, la vaccination contre la covid-19 est obligatoire pour tout militaire : () en formation, en stage ou servant dans les écoles ou centres de formation () ". Cette instruction a été abrogée et remplacée par celle n° 514510/ARM/DCSSA/SDD relative à la vaccination contre la COVID-19 dans les armées du 7 décembre 2021 qui prévoit, en son article 3 que : " Outre les obligations vaccinales définies par la loi, la vaccination contre la COVID-19 est obligatoire pour tout militaire : () / en école de formation ou servant dans les écoles ou centres de formation () / - participant ou concourant aux postures permanentes de sauvegarde maritime ou de sureté aérienne, à des missions permanentes de service public, ainsi qu'à la dissuasion ; () ".

En ce qui concerne le bien-fondé des moyens invoqués :

7. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que la sanction attaquée a été prise par le colonel, commandant du groupement de gendarmerie départementale du Territoire de Belfort qui, au regard de ce qui a été dit aux points 2 et 3, dispose de l'autorité militaire de premier niveau et était, dès lors, compétent pour infliger au requérant la sanction en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision doit être écarté.

8. En deuxième lieu, la décision attaquée vise les différents textes applicables du code de la défense ainsi que l'article L. 311-13 du code de justice militaire. Par ailleurs, la décision en litige mentionne notamment que l'intéressé a refusé de se faire vacciner alors qu'il était soumis à une obligation vaccinale contre la covid-19. Dans ces conditions, à la seule lecture de la décision attaquée, M. C pouvait connaître les motifs de la sanction prononcée à son encontre et discuter utilement des faits et des reproches en cause. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée doit être écarté.

9. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier et de ce qui a été dit au point 6 ci-dessus qu'à la date de la décision attaquée, l'instruction du 29 juillet 2021 n'était plus en vigueur et a été remplacée par celle du 7 décembre 2021 qui a été régulièrement publiée au bulletin officiel des armées (BOA) n° 92 du 17 décembre 2021, accessible sur le site internet du ministère des armées. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision de sanction attaquée est privée de base légale en raison de l'absence de publication de l'instruction sur laquelle elle repose doit être écarté.

10. En quatrième lieu, si le requérant soutient que la décision attaquée est illégale dès lors qu'elle est fondée sur l'instruction du 29 juillet 2021 qui méconnaît le règlement (UE) 2021/953 du 14 juin 2021, les dispositions de ce règlement, qui sont relatives à l'exercice du droit à la libre circulation et à la liberté de séjour au sein des États membres de l'Union européenne, n'ont ni pour objet ni pour effet d'interdire à un État membre de rendre la vaccination contre la Covid-19 obligatoire à tout ou partie de ses ressortissants. En tout état de cause, il résulte de ce qui a été dit précédemment que la décision attaquée ne pouvait être légalement fondée sur l'instruction du 29 juillet 2021 mais sur celle du 7 décembre suivant. Par suite, le moyen tiré de l'incompatibilité de la mesure avec le règlement (UE) 2021/953 du 14 juin 2021 doit être écarté.

11. En cinquième lieu, aux termes de l'article 1er de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " La dignité humaine est inviolable. Elle doit être respectée et protégée. ". Aux termes de l'article 3 de cette même charte : " 1. Toute personne a droit à son intégrité physique et mentale. / 2. Dans le cadre de la médecine et de la biologie, doivent notamment être respectés : a) le consentement libre et éclairé de la personne concernée, selon les modalités définies par la loi () ". Il ne ressort pas des pièces du dossier que l'obligation vaccinale pesant sur les militaires serait manifestement incompatible avec les articles 1er et 3 de la charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne garantissant le droit à la dignité de la personne humaine, le droit à l'intégrité physique et le droit du patient de donner son consentement libre et éclairé aux soins médicaux qui lui sont prodigués.

12. En sixième lieu, aux termes de l'article 21 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Est interdite toute discrimination fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, les origines ethniques ou sociales, les caractéristiques génétiques, la langue, la religion ou les convictions, les opinions politiques ou toute autre opinion, l'appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance, un handicap, l'âge ou l'orientation sexuelle ". En se bornant à invoquer l'interdiction de discrimination fondée sur les convictions, prohibée par l'article 21 de la charte précitée, le requérant n'apporte toutefois pas de précisions suffisantes au tribunal permettant d'apprécier la portée et le bien-fondé de ce moyen.

13. En dernier lieu, il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.

14. D'une part, le requérant soutient qu'il est affecté à un poste purement informatique et n'est pas en contact régulier et de manière prolongée et récurrente avec le public, de sorte qu'il n'était pas soumis à l'obligation vaccinale contre la covid-19. Il ressort des termes de la décision attaquée que celle-ci est fondée sur la circonstance que le requérant était soumis à cette obligation dès lors qu'il était en formation, ce qu'il ne conteste pas. Or, il résulte des dispositions de l'article 3 de l'instruction du 7 décembre 2021 que celle-ci, contrairement à celle du 29 juillet 2021, ne prévoit l'existence d'une telle obligation que pour les militaires " en école de formation ou servant dans les écoles ou centres de formation " ce qui n'est pas le cas du requérant. La décision attaquée est donc, sur ce point, entachée d'une erreur de droit.

15. Toutefois, en soutenant, dans son mémoire en défense, que le requérant " occupait le poste de chef de groupe cyber " et qu'en conséquence, il " servait dans l'armée d'active et remplissait notamment des missions de police judiciaire au titre de son engagement opérationnel sur le territoire métropolitain " nécessitant " d'être en relation [avec] l'extérieur ", le ministre de la défense doit être regardé comme demandant à ce qu'il soit procédé à une substitution de motifs dès lors que l'article 3 de l'instruction du 7 décembre 2021 prévoit également une obligation vaccinale pour les militaires " participant ou concourant () à des missions permanentes de service public ". A cet égard, il ressort des pièces du dossier que M. C participe de façon permanente à de telles missions. Le ministre pouvait donc légalement fonder sa décision sur ces dispositions. Le moyen tiré de l'inexactitude matérielle des faits reprochés à M. C doit donc être écarté.

16. D'autre part, le requérant fait valoir, notamment, que la sanction prononcée à son encontre aura des conséquences négatives sur sa carrière, qu'il a toujours donné satisfaction à sa hiérarchie dans ses missions et sa manière de servir et que son sens de l'organisation et sa rigueur ont été reconnus. Toutefois, de telles circonstances, à les supposer même établies, n'ont aucune incidence sur la méconnaissance de son obligation d'obéissance hiérarchique qui pouvait être légalement sanctionnée. En prononçant une sanction de dix jours d'arrêt, qui n'est pas la plus élevée de sa catégorie, l'administration n'a pas dans les circonstances de l'espèce, et en dépit de la manière de servir de l'intéressé, pris une sanction disproportionnée.

17. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 6 janvier 2022 attaquée. Ses conclusions aux fins d'annulation doivent par suite être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que le requérant demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

DECIDE :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au ministre des armées.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 mars 2023.

La magistrate désignée,

M. Besson La greffière,

C. Chiappinelli

La République mande et ordonne au ministre des armées, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions