mardi 5 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Besançon |
| Section | Tribunal Administratif de Besançon |
| N° Dossier | TA25-2200690 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | LOIC MADJRI |
Vu les procédures suivantes :
I / Par une requête et des mémoires enregistrés le 19 novembre 2021, les 31 janvier 2022 et 27 mai 2022 sous le numéro 2102072, Mme A B, représentée par Me Madjri, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° 2021-2383 du 15 octobre 2021 par lequel le président du syndicat mixte à vocation unique pour le transfert, l'élimination, la valorisation des déchets ménagers (SYTEVOM) lui a retiré sa délégation de fonctions ;
2°) de mettre à la charge du SYTEVOM la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision est entachée d'un défaut de motivation ;
- la décision attaquée a été prise sans aucun motif légitime ;
- la décision attaquée a été inspirée par des motifs étrangers à la bonne marche de la collectivité.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 avril 2022, le SYTEVOM, représenté par Me Suissa, conclut au rejet de la requête et, en outre, à ce que Mme B lui verse une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- il n'y a plus lieu de statuer sur la requête car la décision attaquée a été définitivement retirée ;
- il n'y a pas lieu de statuer sur la décision du 21 décembre 2021 qui n'a pas la même portée que la décision du 15 octobre 2021 ;
- les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
II / Par une requête et des mémoires enregistrés les 22 avril 2022, 14 février 2023 et 29 septembre 2023 sous le numéro 2200690, Mme A B, représentée par Me Madjri, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° 2021-2420 du 22 décembre 2021 par lequel le président du SYTEVOM lui a retiré sa délégation de fonctions ;
2°) d'annuler la décision implicite par laquelle le président du SYTEVOM a rejeté son recours gracieux du 2 février 2022 ;
3°) d'annuler la délibération n° 2022-006 du 24 mars 2022 par laquelle le conseil syndical du SYTEVOM lui a retiré les fonctions de troisième vice- présidente du SYTEVOM ;
4°) d'enjoindre au conseil syndical et au président du SYTEVOM de la rétablir dans ses fonctions de troisième vice- présidente et de rétablir sa délégation de fonctions, dans un délai de sept jours à compter de la notification du jugement à venir, sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;
5°) de condamner le SYTEVOM à lui verser la somme de 621,20 euros mensuels au titre du préjudice financier subi suite au retrait illégal de ses fonctions de troisième vice- présidente, cette somme étant à parfaire au jour auquel le tribunal rendra sa décision ;
6°) de mettre à la charge du SYTEVOM la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
L'arrêté n° 2021-2420 du 22 décembre 2021:
- est entaché d'un défaut de motivation ;
- a été pris sans aucun motif légitime ;
- a été inspiré par des motifs étrangers à la bonne marche de la collectivité ;
La délibération n° 2022-006 du 24 mars 2022 est :
- entachée d'un vice de procédure en raison du délai dans lequel le conseil syndical s'est réuni ;
- illégale en raison de l'illégalité de l'arrêté n° 2021-2420 sur le fondement duquel elle a été prise ;
Elle a subi un préjudice financier correspondant au non-versement et à la perte d'indemnités de fonctions liées à sa qualité de vice-présidente.
Par des mémoires en défense enregistrés les 30 janvier 2023 et 11 septembre 2023, le SYTEVOM, représenté par Me Suissa, conclut au rejet de la requête et, en outre, à ce que Mme B lui verse une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
La requérante a été invitée, en application des dispositions de l'article R. 612-1 du code de justice administrative, à régulariser sa requête en produisant sa demande indemnitaire préalable à l'administration.
En application des dispositions de l'article R. 222-17 du code de justice administrative, la présidente du tribunal a désigné M. Poitreau, premier conseiller, pour présider la première chambre du tribunal, en cas de vacance ou d'empêchement.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Goyer-Tholon, conseillère ;
- les conclusions de Mme Guitard, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Madjri pour Mme B et de Mme C pour le SYTEVOM.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté n° 2021-2383 du 15 octobre 2021, le président du SYTEVOM a retiré la délégation de fonctions qui avait été accordée à Mme B en sa qualité de troisième vice-présidente du SYTEVOM. Cet arrêté a été retiré par un arrêté n° 2021-2419 du 21 décembre 2021. Par un arrêté n° 2021-2420 du 22 décembre 2021, le président du SYTEVOM a de nouveau retiré la délégation de fonctions de Mme B. Par une délibération n° 2022-006 du 24 mars 2022, le conseil syndical du SYTEVOM a retiré les fonctions de troisième vice-présidente qui avaient été accordées à Mme B. Par deux requêtes, qu'il convient de joindre, Mme B demande l'annulation de l'arrêté n° 2021-2383 du 15 octobre 2021, de l'arrêté n° 2021-2420 du 22 décembre 2021, de la décision implicite par laquelle le président du SYTEVOM a rejeté son recours gracieux et de la délibération n° 2022-006 du 24 mars 2022. Elle sollicite également la condamnation du SYTEVOM à l'indemniser au titre de son préjudice financier correspondant au non-versement et à la perte d'indemnités de fonctions.
Sur l'étendue du litige dans le cadre de la requête n° 2102072 :
2. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Il en résulte que si, avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du recours dont il était saisi.
3. De même, lorsqu'une décision administrative faisant l'objet d'un recours contentieux est retirée en cours d'instance pour être remplacée par une décision ayant la même portée, le recours doit être regardé comme tendant également à l'annulation de la nouvelle décision. Lorsque que le retrait a acquis un caractère définitif, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision initiale, qui ont perdu leur objet ; le juge doit, en revanche, statuer sur les conclusions dirigées contre la nouvelle décision.
4. En l'espèce, l'arrêté n° 2021-2383 du 15 octobre 2021 a été définitivement retiré par l'arrêté n° 2021-2419 du 21 décembre 2021. Il résulte de ce qui précède qu'il n'y a, par conséquent, plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation dirigées contre l'arrêté n° 2021-2383 du 15 octobre 2021. Pour autant, la décision de retrait du 21 décembre 2021 n'ayant pas la même portée que la décision retirée du 24 avril 2021, dès lors qu'elle ne porte pas sur la même période, Mme B ne peut être regardée comme demandant également au tribunal l'annulation de la décision du 21 décembre 2021.
Sur la légalité de l'arrêté n° 2021-2420 du 22 décembre 2021 :
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut de motivation de l'acte :
5. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / 2° Infligent une sanction ; / 3° Subordonnent l'octroi d'une autorisation à des conditions restrictives ou imposent des sujétions ; / 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits ; / 5° Opposent une prescription, une forclusion ou une déchéance ; / 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; / 7° Refusent une autorisation, sauf lorsque la communication des motifs pourrait être de nature à porter atteinte à l'un des secrets ou intérêts protégés par les dispositions du a au f du 2° de l'article L. 311-5 ; / 8° Rejettent un recours administratif dont la présentation est obligatoire préalablement à tout recours contentieux en application d'une disposition législative ou réglementaire. ".
6. La décision par laquelle le président d'un établissement public de coopération intercommunale retire à un élu les délégations qu'il lui avait préalablement consenties est un acte de nature réglementaire qui n'a pas le caractère d'une sanction, même si elle affecte la situation personnelle de cet élu et les conditions d'exercice de son mandat. Elle n'entre ainsi dans aucune des catégories de décisions qui, en vertu de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, doivent être motivées. Il en résulte que Mme B ne peut utilement soutenir que l'arrêté n° 2021-2420 du 22 décembre 2021 serait entaché d'un défaut de motivation.
En ce qui concerne les moyens tirés de l'erreur de droit et du détournement de pouvoir :
7. Aux termes de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et à des membres du conseil municipal. () / Lorsque le maire a retiré les délégations qu'il avait données à un adjoint, le conseil municipal doit se prononcer sur le maintien de celui-ci dans ses fonctions. ". Aux termes de l'article L. 2122-20 du même code : " Les délégations données par le maire en application des articles L. 2122-18 et L. 2122-19 subsistent tant qu'elles ne sont pas rapportées. ". Il résulte de ces dispositions, applicables aux établissements publics de coopération intercommunale en vertu de l'article L. 5211-2 du même code, que le président d'un tel établissement peut, à tout moment, mettre fin aux délégations qu'il a accordées, sous réserve que sa décision ne soit pas inspirée par des motifs étrangers à la bonne marche de l'administration intercommunale.
8. Il ressort des pièces du dossier que le retrait de délégation attaqué a été pris en raison des mauvaises relations qui se sont notoirement établies entre Mme B et le président du SYTEVOM, dans le contexte d'un climat de défiance envers celui-ci et de suspicion sur la gestion financière du syndicat, ce climat étant entretenu par le comportement et les propos de Mme B, dans le cadre de ses fonctions de vice-présidente chargée des finances, ainsi que par les demandes répétées formées par celle-ci auprès des services du SYTEVOM. Ce différend a manifestement entraîné une rupture du lien de confiance entre le président du SYTEVOM et Mme B. Dans ces conditions, le retrait par le président du SYTEVOM de la délégation accordée à Mme B ne peut être regardé comme ayant été inspiré par des motifs étrangers à la bonne marche de l'administration du syndicat. Par suite, les moyens tirés de ce que l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur de droit et d'un détournement de pouvoir ne sont pas fondés et ne peuvent, dès lors, qu'être écartés.
Sur la légalité de la délibération n° 2022-006 du 24 mars 2022 :
En ce qui concerne le moyen tiré du vice de procédure :
9. Aux termes de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : " () Lorsque le maire a retiré les délégations qu'il avait données à un adjoint, le conseil municipal doit se prononcer sur le maintien de celui-ci dans ses fonctions. ". Il résulte de ces dispositions, applicables aux établissements publics de coopération intercommunale en vertu de l'article L. 5211-2 du même code, que le président d'un établissement public de coopération intercommunale, lorsqu'il met fin aux délégations qu'il a consenties, est tenu de convoquer sans délai l'organe délibérant afin que celui-ci se prononce sur le maintien dans ses fonctions de l'élu auquel il a retiré ses délégations.
10. Il ressort des pièces du dossier que le président du SYTEVOM, après avoir retiré la délégation donnée à Mme B par arrêté le 22 décembre 2021, a convoqué le conseil syndical le 18 mars 2022, afin de se prononcer sur le maintien de ses fonctions. Si le président était tenu de convoquer rapidement l'organe délibérant, ce qui en l'espèce a été le cas, l'article L. 2122-18 précité ne fixe pas de délai maximal au-delà duquel la procédure serait viciée. En tout état de cause, cette exigence de bref délai a pour seul objectif de limiter dans le temps la période durant laquelle, alors qu'il a été mis fin à la délégation donnée à cet élu, ce dernier demeure toutefois maintenu dans ses fonctions. Elle ne constitue ainsi pas une garantie procédurale au bénéfice de l'élu privé de ses délégations mais a pour unique but d'assurer la bonne administration des affaires du syndicat. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le conseil syndical aurait dû se réunir plus tôt ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de l'exception de l'illégalité de l'arrêté du 22 décembre 2021 :
11. Compte tenu de ce qui a été dit aux points précédents, l'arrêté du 22 décembre 2021 portant retrait de délégation de fonctions n'étant pas entaché d'illégalité, la requérante n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la délibération du 24 mars 2022.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées Mme B ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne le préjudice lié au non-versement des indemnités de fonction entre décembre 2021 et mars 2022 :
13. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision () / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ". La condition tenant à l'existence d'une décision de l'administration doit être regardée comme remplie si, à la date à laquelle le juge statue, l'administration a pris une décision, expresse ou implicite, sur une demande formée devant elle, régularisant ce faisant la requête.
14. En l'absence, au jour du présent jugement, de toute décision du SYTEVOM rejetant la demande indemnitaire de Mme B, les conclusions de cette dernière tendant à ce que le SYTEVOM soit condamné à l'indemniser au titre des indemnités de fonctions correspondant à la période comprise entre les mois de décembre 2021 et mars 2022 sont irrecevables.
En ce qui concerne le préjudice financier subi du fait de l'illégalité de la délibération n° 2022-006 du 24 mars 2022 :
15. La délibération attaquée n'étant pas, ainsi qu'il vient d'être dit, entachée d'illégalité, elle n'est pas susceptible d'engager la responsabilité du SYTEVOM. Par suite, sans qu'il soit besoin de statuer sur leur recevabilité, les conclusions indemnitaires présentées à ce titre par Mme B ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation et d'indemnisation présentées par Mme B, n'appelle, par lui-même, aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction présentées par la requérante doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Le SYTEVOM n'étant pas, dans la présente instance, partie perdante, les conclusions présentées par Mme B tendant à sa condamnation en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions du SYTEVOM présentées sur le même fondement.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions en annulation dirigées contre l'arrêté n° 2021-2383 du 15 octobre 2021.
Article 2 : Le surplus des requêtes de Mme B est rejeté.
Article 3 : Les conclusions du SYTEVOM présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au syndicat mixte à vocation unique pour le transfert, l'élimination, la valorisation des déchets ménagers.
Délibéré après l'audience du 14 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Poitreau, premier conseiller faisant fonction de président ;
- Mme Diebold, première conseillère ;
- Mme Goyer-Tholon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2023.
La rapporteure,
C. Goyer-Tholon
Le premier conseiller faisant fonction de
président,
G. PoitreauLa greffière,
E. Cartier
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Saône, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
N°s 2102072 - 2200690
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026