jeudi 15 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Besançon |
| Section | Tribunal Administratif de Besançon |
| N° Dossier | TA25-2201001 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | MAURIN-PILATI ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 10 juin 2022 et 4 avril 2023, Mme A B, représentée par Me Tournier, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 29 avril 2022 par laquelle le maire de la commune de la Cluse et Mijoux lui a délivré un certificat d'urbanisme opérationnel en tant que cette décision " refuse d'étendre le changement de destination autorisé pour le garage à la citerne existante " ;
2°) de mettre à la charge de la commune de la Cluse et Mijoux la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme B soutient que :
- l'auteure de l'arrêté attaqué ne disposait pas d'une délégation l'habilitant à signer cet arrêté ;
- l'arrêté attaqué n'est pas suffisamment motivé ;
- le projet en litige respecte les dispositions du règlement du plan local d'urbanisme.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 29 juillet 2022 et 13 avril 2023, la commune de la Cluse et Mijoux, représentée par Me Maurin, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la requérante la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune de la Cluse et Mijoux soutient que Mme B n'a pas qualité lui donnant intérêt à agir et fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
En application des dispositions de l'article R. 222-17 du code de justice administrative, le président du tribunal a désigné M. Pernot, premier conseiller, pour présider la deuxième chambre du tribunal, en cas de vacance ou d'empêchement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Seytel,
- les conclusions de M. C,
- les observations de Me Landbeck, substituant Me Tournier, pour Mme B et de Me Maurin, pour la commune de la Cluse et Mijoux.
Considérant ce qui suit :
1. Le 11 mars 2022, Mme B a déposé une demande de certificat d'urbanisme pour une opération consistant en un changement de destination d'un garage et d'une ancienne citerne en habitation. Par un arrêté du 29 avril 2022, le maire de la commune de la Cluse et Mijoux a délivré à Mme B un certificat d'urbanisme opérationnel qui n'autorise l'opération envisagée qu'à l'échelle du seul garage. Par le présent recours, l'intéressée demande l'annulation de cet arrêté en tant qu'il refuse le changement de destination demandé pour l'ancienne citerne.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
2. Il ressort des pièces du dossier que Mme B a présenté la demande de certificat d'urbanisme en litige. Dès lors, elle a qualité lui donnant intérêt à agir contre la décision qui refuse partiellement sa demande. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par la commune de la Cluse et Mijoux doit être écartée.
Sur la légalité de la décision attaquée :
3. Il résulte de l'article R. 410-14 du code de l'urbanisme que, lorsqu'un certificat d'urbanisme indique que le terrain ne peut être utilisé pour l'opération envisagée par la demande, la décision doit être motivée. Il en va ainsi même si l'opération envisagée n'est que partiellement refusée.
4. En l'espèce, la décision attaquée indique que " le changement de destination ne pourra être étendu à l'ancienne citerne existante " sans autre précision. Ainsi cette décision n'indique pas les considérations de fait qui fondent le refus de transformer la citerne existante en construction d'habitation. Par suite, le maire de la commune de la Cluse et Mijoux a insuffisamment motivé la décision attaquée.
5. Il résulte de ce qui précède que Mme B est fondée à demander l'annulation du certificat d'urbanisme attaqué en tant qu'il refuse la transformation de la citerne existante sur le terrain d'assiette du projet.
6. En application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens soulevés n'est susceptible, en l'état du dossier et dès lors que la décision n'indique pas les motifs du rejet de la demande en litige, de fonder cette annulation.
Sur les frais liés au litige :
7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de la Cluse et Mijoux la somme de 1 500 euros à verser à Mme B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
8. En revanche, l'application de ces mêmes dispositions fait obstacle à ce qu'une somme soit mise, à ce titre, à la charge de Mme B, qui n'est pas la partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : Le certificat d'urbanisme du 29 avril 2022 est annulé en tant qu'il refuse la transformation de la citerne existante sur le terrain d'assiette du projet.
Article 2 : La commune de la Cluse et Mijoux versera à Mme B la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié Mme A B et à la commune de la Cluse et Mijoux.
Délibéré après l'audience du 25 mai 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Pernot, premier conseiller faisant fonction de président,
- Mme Besson, conseillère,
- M. Seytel, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juin 2023.
Le rapporteur,
J. SeytelLe premier conseiller faisant fonction de président,
A. PernotLa greffière,
C. Quelos
La République mande et ordonne au préfet du Doubs, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier (DEF)(/DEF)
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026