jeudi 21 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Besançon |
| Section | Tribunal Administratif de Besançon |
| N° Dossier | TA25-2201327 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | MAURIN-PILATI ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 2 août et 21 octobre 2022, M. A B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 7 juillet 2022 par lequel la maire de la commune de Houtaud s'est opposée à sa déclaration préalable en vue de la création d'une clôture de terrain constituée d'un mur-bahut de 60 centimètres, d'une palissade à claire-voie de 90 centimètres et de thuyas.
M. B soutient que l'arrêté du 7 juillet 2022 est entaché d'illégalité au motif que son projet était conforme aux prescriptions du plan local d'urbanisme de la commune de Houtaud ainsi qu'au règlement du lotissement " Champ Brenin ", lequel apporte des précisions qui ne le concernent pas en ce qu'elles sont relatives aux clôtures grillagées.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 11 octobre, 31 octobre et 7 novembre 2022, la commune de Houtaud, représentée par Me Maurin, conclut au rejet de la requête et, en outre, à ce que M. B lui verse une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
En application des dispositions de l'article R. 222-17 du code de justice administrative, la présidente a désigné M. Pernot, premier conseiller, pour présider la deuxième chambre du tribunal, en cas de vacance ou d'empêchement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Marquesuzaa,
- les conclusions de M. C,
- les observations de Me Maurin pour la commune de Houtaud.
Considérant ce qui suit :
1. Le 9 juin 2022, M. B a déposé une déclaration préalable en vue de la création d'une clôture du terrain d'assiette de son habitation sise au sein du lotissement " Champ Brenin " de la commune de Houtaud. Le projet était constitué en différentes parties du terrain d'un mur-bahut de 60 centimètres, d'une palissade à claire-voie de 90 centimètres et de thuyas. Par un arrêté du 7 juillet 2022, la maire de la commune de Houtaud s'est opposée à cette déclaration préalable. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. D'une part, aux termes de l'article 1AU 11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Houtaud : " () / 2 - Les clôtures tant à l'alignement qu'en limites séparatives seront constituées soit par des haies, soit par tout dispositif à claire-voie comportant ou non un mur-bahut. La hauteur des clôtures sera de 2.00 mètres au maximum. Les murs-bahuts ne pourront dépasser 0.60 mètre, les palissades 1.50 mètres. Les clôtures inadaptées à l'environnement local sont interdites () ".
3. D'autre part, aux termes de l'article 11 du règlement du lotissement " Champ Brenin " : " Voir les prescriptions du PLU de Houtaud. À ces prescriptions s'ajoutent les dispositions particulières suivantes : / 11 - 1 Matériaux des couvertures / En dehors des toitures terrasses, le matériau sera de la tuile terre cuite, de l'inox étamé, du cuivre, du zinc ou du bac acier. / Les panneaux solaires sont autorisés. Leur insertion dans la toiture fera l'objet d'une attention particulière, il est conseillé de faire appel à l'Espace Info Énergie ou bien télécharger le guide pour l'intégration architecturale des capteurs solaires en Franche-Comté sur le site www.caue25.org. / L'installation de ces panneaux solaires devra être prévu, si possible, dès le dépôt du permis de construire initial. / 11 - 2 Teintes des enduits / Les enduits devront avoir une teinte s'harmonisant avec l'environnement. / Les façades pourront recevoir des bardages bois, métalliques ou des panneaux dits " stratifiés ". / 11 - 3 Grilles et garde-corps / Les grilles et garde-corps devront être de conception et de formes simples. / Les grilles ou garde-corps constituant des imitations de style ancien ou folklorique sont interdites. / 11 - 4 Clôtures en limite séparative / Il est possible de réaliser, en limite séparative, un mur de hauteur 0.60m au maximum muni d'un grillage de 1.20m au maximum, ou bien encore un grillage seul de 1.80m maximum ".
4. Il résulte de la rédaction de l'article 11 du règlement du lotissement " Champ Brenin " que, si l'essentiel des règles que pose cet article est de nature impérative, tel n'est pas le cas de celle relative aux clôtures en limite séparative. Dans ces conditions, cette dernière règle, de nature supplétive, ne saurait être regardée comme plus stricte que celles posées par l'article 1AU 11 du règlement de la commune en matière de clôture et, de ce fait, conduire à exclure l'application de l'article 1AU 11 précité au sein du lotissement.
5. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du formulaire de déclaration préalable déposé par M. B, que son projet porte sur la création d'une clôture constituée, en différentes parties de sa propriété, d'un mur-bahut de 60 centimètres, d'une palissade à claire-voie de 90 centimètres et de thuyas. Ce projet est conforme aux prescriptions précitées de l'article 1AU 11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Houtaud. Par ailleurs, dès lors que le projet de M. B ne prévoyait aucun grillage, la maire de la commune de Houtaud ne pouvait lui opposer le non-respect des dispositions du règlement du lotissement " Champ Brenin ". Par suite, le moyen tiré de ce que le motif de la décision attaquée est illégal doit être accueilli.
6. Il résulte de ce qui précède que M. B est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 7 juillet 2022 attaqué.
Sur les frais liés au litige :
7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. B, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme que la commune de Houtaud demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 7 juillet 2022 est annulé.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Houtaud présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de Houtaud.
Délibéré après l'audience du 22 février 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Pernot, premier conseiller faisant fonction de président,
- M. Seytel, conseiller,
- Mme Marquesuzaa, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 mars 2024.
La rapporteure,
A. MarquesuzaaLe premier conseiller faisant fonction de président,
A. PernotLa greffière,
C. Quelos
La République mande et ordonne au préfet du Doubs en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026