lundi 2 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Besançon |
| Section | Tribunal Administratif de Besançon |
| N° Dossier | TA25-2400020 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 janvier 2024, Mme A B, représentée par la SCP Thémis Avocats Associés, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 14 décembre 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a refusé de procéder à sa nomination en qualité d'élève gardien de la paix ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de la nommer en qualité d'élève gardien de la paix dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir et ce, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article
L.761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 342-2 du code de justice administrative : " Lorsque deux tribunaux administratifs sont simultanément saisis de demandes distinctes mais connexes, relevant normalement de leur compétence territoriale respective, chacun des deux présidents intéressés saisit le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat et lui adresse le dossier de la demande. / L'ordonnance de renvoi est notifiée au président de l'autre tribunal administratif qui transmet au président de la section du contentieux le dossier de la demande soumise à son tribunal ". Selon l'article R. 342-3 du même code : " Le président de la section du contentieux se prononce sur l'existence du lien de connexité et détermine la ou les juridictions compétentes pour connaître des demandes. Il est fait application des dispositions de l'article R. 351-2 et des articles R. 351-4 à R. 351-7 ".
2. Mme B, lauréate, en septembre 2022, du concours externe de gardien de la paix de la police nationale, conteste devant le tribunal administratif de Dijon la décision, en date du 12 juin 2023, par laquelle la préfète de la zone de défense et de sécurité Est a refusé, pour un motif d'inaptitude médicale, d'agréer sa nomination en qualité d'élève gardien de la paix. Le 25 juillet 2023, le conseil médical restreint de la police nationale a confirmé l'inaptitude médicale de Mme B. Par la présente requête, elle demande l'annulation de la décision du 14 décembre 2023, par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a refusé de procéder à sa nomination en qualité d'élève gardien de la paix.
3. Ces deux requêtes opposent les mêmes parties, concernent une même procédure d'accès à la fonction publique, visent des décisions reposant sur le même motif et développent au moins en partie au moins les mêmes moyens. Il y a lieu, dès lors, de faire application des dispositions citées au point 1 et de renvoyer la requête de Mme B au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat afin qu'il se prononce sur le lien de connexité des recours contentieux de l'intéressée et détermine la juridiction compétente pour en connaître.
ORDONNE :
Article 1er : Le dossier de la requête n° 2400020 présentée par Mme B est transmis au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat, au président du tribunal administratif de Dijon, à Mme A B, eu ministre de l'intérieur et des outre-mer et à la préfète de la zone de défense et de sécurité Est.
Fait à Besançon le 2 septembre 2024.
La présidente du tribunal,
Cathy Schmerber
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