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AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2401023

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2401023

jeudi 3 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2401023
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Besançon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet du Doubs d’interdire l’ouverture de cellules commerciales au sein d’un ensemble Intermarché, a estimé que le litige relevait de la compétence de la cour administrative d’appel de Nancy. En application de l’article L. 600-10 du code de l’urbanisme, les contestations relatives aux autorisations d’exploitation commerciale sont jugées en premier et dernier ressort par les cours administratives d’appel. Par conséquent, le tribunal a transmis le dossier à la cour administrative d’appel de Nancy en vertu de l’article R. 351-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 mai 2024, la société civile immobilière (SCI) LC Construction et la société à responsabilité limitée (SARL) Le Bazar Doubiens, représentées par Me Leraisnable, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 28 mars 2024, par laquelle le préfet du Doubs a rejeté leur demande tendant à mettre en œuvre ses pouvoirs de police afin de faire obstacle à l'ouverture qu'elles estiment illicites de cellules commerciales dans un ensemble à l'enseigne Intermarché sur la commune de l'Isle-sur-le-Doubs ;

2°) d'enjoindre au préfet du Doubs de mettre en œuvre ses pouvoirs de police en application de l'article L. 752-23 du code de commerce pour interdire l'ouverture des surfaces commerciales non autorisées jusqu'à régularisation, dans un délai de 7 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du préfet du Doubs la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de commerce ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative et notamment les articles R. 351-3 et R. 222-22.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 351-3 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'Etat, son président, ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente () ".

2. Aux termes de l'article L. 600-10 du code de l'urbanisme : " Les cours administratives d'appel sont compétentes pour connaître en premier et dernier ressort des litiges relatifs au permis de construire tenant lieu d'autorisation d'exploitation commerciale prévu à l'article L. 425-4 ". Aux termes de l'article L. 425-4 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet est soumis à autorisation d'exploitation commerciale au sens de l'article L. 752-1 du code de commerce, le permis de construire tient lieu d'autorisation dès lors que la demande de permis a fait l'objet d'un avis favorable de la commission départementale d'aménagement commercial ou, le cas échéant, de la Commission nationale d'aménagement commercial. () ". Et aux termes de l'article R. 221-7 du code de justice administrative : " Le siège et le ressort des cours administratives d'appel sont fixés comme suit : / () / Nancy : ressort des tribunaux administratifs de Besançon () ".

3. Dans cette requête, la SCI LC Construction et la SARL Le Bazar Doubiens contestent la décision du 28 mars 2024 par laquelle le préfet du Doubs a refusé, d'une part, de soumettre l'ouverture de cellules commerciales sur la commune de l'Isle-sur-le-Doubs à un avis de la commission départementale d'aménagement commercial et, d'autre part, d'enjoindre au pétitionnaire de déposer un nouveau dossier d'autorisation d'exploitation commerciale. Dès lors et conformément aux dispositions de l'article L. 600-10 du code de l'urbanisme, cette requête ne ressortit pas de la compétence du tribunal administratif de Besançon mais de celle de la cour administrative d'appel de Nancy, à laquelle il y a lieu de transmettre le dossier en application des dispositions de l'article R. 351-3 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : Le dossier de la requête de la SCI LC Construction et de la SARL Le Bazar Doubiens est transmis à la cour administrative d'appel de Nancy.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la présidente de la cour administrative d'appel de Nancy, à la SCI LC Construction et à la SARL Le Bazar Doubiens.

Une copie de cette ordonnance sera adressée, pour information, au préfet du Doubs.

Fait à Besançon, le 3 octobre 2024.

Pour la présidente empêchée,

La présidente de la 2ème chambre,

S. Grossrieder

N°2401023

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