LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2401099

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2401099

mardi 1 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2401099
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante colombienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Territoire de Belfort refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que conjointe de français, assorti d'une obligation de quitter le territoire et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le refus de titre ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la communauté de vie avec son conjoint ayant cessé et la requérante ne justifiant ni de ressources propres, ni d'une insertion sociale ou familiale particulière en France. L'obligation de quitter le territoire a été jugée légale par voie de conséquence, et l'interdiction de retour, bien que fondée sur l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'a pas été examinée au fond dans l'extrait fourni.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 10 juin 2024 et le 1er septembre 2024, Mme C A B, représentée par Me Woldanski, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 28 mai 2024 par lequel le préfet du Territoire de Belfort a refusé de renouveler son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision de refus de renouvellement de son titre de séjour méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision d'obligation de quitter le territoire français est illégale par exception d'illégalité de la décision de refus de renouvellement de son titre de séjour ;

- la décision d'interdiction de retour sur le territoire français est disproportionnée en ce qu'elle réside en France depuis cinq ans et ne représente pas une menace pour l'ordre public.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 août 2024, le préfet du Territoire de Belfort conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par Mme A B ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 18 juin 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 12 août 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, M. Debat, premier conseiller, a rendu son rapport.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C A B, ressortissante colombienne née le 24 août 1987, est entrée en France le 13 février 2019. Elle a demandé le 28 mars 2023 le renouvellement de son titre de séjour en qualité de " conjointe de français ". Par un arrêté du 28 mai 2024, le préfet du Territoire de Belfort a refusé de lui délivrer le renouvellement de son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et l'a interdite de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Mme A B demande au tribunal l'annulation de ces décisions.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :

2. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

3. Il ressort des pièces du dossier que la communauté de vie entre Mme A B et son conjoint français, avec lequel elle était mariée depuis le 30 juillet 2020, avait cessé à la date de la décision attaquée. Par ailleurs, la requérante ne justifie d'aucune ressource propre, elle n'a pas d'enfant à charge résidant sur le territoire français et elle ne démontre pas avoir noué des liens d'une particulière intensité en France. De plus, elle n'établit pas non plus son insertion dans la société française. A cet égard, les formations linguistiques et civiques dont elle fait état, principalement suivies auprès de l'Office français de l'immigration et de l'intégration dans le cadre de son parcours d'intégration, ne suffisent pas à elles seules pour apporter la preuve de son insertion. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

En ce qui concerne la décision d'obligation de quitter le territoire français :

4. La décision de refus de titre de séjour n'étant pas illégale, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision doit être écarté.

En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :

5. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de son article L. 612-10 : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".

6. Il ressort des pièces du dossier que la requérante ne justifie pas de liens particuliers et anciens avec la France et a fait l'objet d'une décision d'obligation de quitter le territoire français le 29 janvier 2020 à laquelle elle ne s'est pas conformée. S'il n'est pas contesté qu'elle réside en France depuis le 13 février 2019 et qu'elle ne constitue pas une menace pour l'ordre public, Mme A B n'est donc pas fondée à soutenir que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an serait disproportionnée.

7. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 28 mai 2024 par lequel le préfet du Territoire de Belfort a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.

Sur les frais liés au litige :

8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, partie perdante, une quelconque somme au titre des frais non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C A B, prise dans l'ensemble de ses moyens et conclusions, est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A B et au préfet du Territoire de Belfort.

Délibéré après l'audience du 10 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

- Mme Michel, présidente,

- M. Debat, premier conseiller,

- Mme Goyer Tholon, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2024.

Le rapporteur,

P. Debat

La présidente,

F. MichelLa greffière,

E. Cartier

La République mande et ordonne au préfet du Territoire de Belfort en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions