LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2401503

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2401503

vendredi 9 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2401503
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de l’avis de taxe d’habitation 2023 et des actes de recouvrement subséquents présentée par M. A. Le juge a estimé que la requête était irrecevable en l’absence de requête au fond distincte, et que la condition d’urgence n’était pas remplie, la somme modeste de 432 euros ne créant pas une situation d’urgence au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 août 2024, M. B A demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution des décisions suivantes, et ce, dans le délai de vingt-quatre heures et sous astreinte de 100 euros par jour de retard :

1°) à titre principal, l'avis d'imposition établi le 27 octobre 2023 pour un montant de 432 euros, au titre de la taxe d'habitation de l'année 2023 ;

2°) à titre subsidiaire, la lettre de relance du 11 mars 2024 concernant cette même imposition, le rejet le 7 mai 2024 de sa réclamation, la mise en demeure de payer tenant lieu de commandement en date du 6 juin 2024 et la notification de saisie administrative à tiers détenteur du 11 juillet 2024 ;

3°) d'enjoindre au directeur départemental des finances publiques du Doubs, à titre principal, de procéder à l'actualisation de sa situation d'imposition dans le délai de vingt-quatre heures et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de prononcer la décharge de la somme réclamée, sous les mêmes conditions de délai et d'astreinte :

4°) de mettre à la charge du " service départemental d'incendie et de secours du Doubs " la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition de l'urgence est remplie dès lors que les conséquences pécuniaires de son maintien en disponibilité d'office depuis le 28 décembre 2019 le placent dans une situation de précarité financière ayant justifié une déclaration de surendettement auprès de la banque de France ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité des décisions dont la suspension de l'exécution est demandée dès lors qu'il ne possède pas de résidence secondaire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Par une décision du 1er septembre 2023, la présidente du tribunal administratif a désigné Mme Guitard, première conseillère, pour exercer les fonctions de juge des référés.

Considérant ce qui suit :

1. L'administration fiscale réclame à M. A le payement de la taxe d'habitation au titre de l'année 2023 pour un appartement en location situé à Trepot qu'elle a regardé comme constitutif d'une résidence secondaire dès lors que l'intéressé a déclaré une domiciliation à Besançon sur sa déclaration de revenus de l'année 2022.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". En application de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

3. D'une part, à la date de la présente ordonnance, aucune requête au fond n'a été introduite, de manière distincte, devant le tribunal administratif, que ce soit en matière de contentieux d'assiette ou de recouvrement. La demande de suspension est donc manifestement irrecevable.

4. D'autre part, les conséquences de l'obligation faite à M. A de payer sans délai la somme de 432 euros, majorée de 43 euros, au titre de la taxe d'habitation de l'année 2023, n'apparaissent en tout état de cause pas de nature à créer une situation d'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative eu égard aux capacités du contribuable à acquitter cette somme de faible montant.

5. Par suite, il y a lieu de faire application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter la requête de M. A.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Copie en sera adressée pour information au directeur départemental des finances publiques du Doubs.

Fait à Besançon, le 9 août 2024.

La juge des référés,

F. Guitard

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions