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AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2401548

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2401548

mardi 3 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2401548
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère chambre

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Besançon a constaté le désistement d'office de Mme C, qui contestait le refus d'instruction en famille de son enfant. Ce désistement résulte de l'absence de confirmation de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La requête en référé avait été rejetée au motif qu'aucun moyen n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Par conséquent, le tribunal a donné acte du désistement et n'a pas statué sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 août 2024, Mme B C, représentée par Me Vocat, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 20 juin 2024 par laquelle la commission académique de Besançon a rejeté son recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision du 16 mai 2024 portant refus d'instruction en famille de son enfant A ;

2°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros à Me Vocat, son avocat, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'une insuffisance de motivation ;

- elle méconnaît l'intérêt de l'enfant A.

Par un mémoire en défense enregistré le 21 octobre 2024, la rectrice de l'académie de Besançon conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable en raison de l'absence de maintien suite au rejet de la demande de suspension au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision ;

- les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Goyer-Tholon, conseillère ;

- et les conclusions de Mme Guitard, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C a demandé, au titre de l'année scolaire 2024-2025, une dérogation permettant l'instruction en famille de son enfant A, âgé de neuf ans, au motif de l'éloignement géographique de tout établissement scolaire public. Par une décision du 16 mai 2024, le directeur académique des services de l'éducation nationale a rejeté sa demande, puis par une décision du 20 juin 2024, la commission académique a rejeté son recours administratif préalable obligatoire. Par la présente requête, Mme C demande l'annulation de cette dernière décision.

2. Aux termes de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté ".

3. La requête en référé n° 2401549 de Mme C tendant à la suspension de l'exécution de la décision du 20 juin 2024 par laquelle la commission académique de Besançon a rejeté le recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision du 16 mai 2024 portant refus d'instruction en famille de son fils A a été rejetée par une ordonnance du 27 août 2024 au motif qu'aucun des moyens présentés n'était propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. En application des dispositions de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, Mme C a été informée, dans la notification de l'ordonnance de référé, qu'il lui appartenait de confirmer expressément, dans le délai d'un mois, le maintien de sa requête au fond et qu'à défaut de confirmation, elle serait réputée s'être désistée d'office. Cette notification lui a été adressée, ainsi qu'à son conseil, le 27 août 2024, par l'application télérecours. Le conseil de la requérante en a accusé réception le jour même. Il s'ensuit que l'intéressée doit être considérée comme ayant reçu ladite notification à la date de cette réception. Dès lors, en l'absence de confirmation de la requête parvenue à la juridiction dans le délai d'un mois, Mme C est réputée s'être désistée de sa requête à l'expiration de ce délai. Par suite, il y a lieu de donner acte de ce désistement.

4. Il résulte de ce qui précède qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle à titre provisoire présentée par la requérante.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme C.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et à la ministre de l'éducation nationale.

Copie en sera transmise, pour information, à la rectrice de l'académie de Besançon.

Délibéré après l'audience du 12 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

- Mme Michel, présidente ;

- M. Debat, premier conseiller ;

- Mme Goyer-Tholon, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 décembre 2024.

La rapporteure,

C. Goyer-Tholon

La présidente,

F. MichelLa greffière,

E. Cartier

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

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