mardi 3 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Besançon |
| Section | Tribunal Administratif de Besançon |
| N° Dossier | TA25-2401636 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 août 2024, M. B A demande au tribunal " de faire cesser le harcèlement moral " que " trois entreprises " exercent dans le cadre d'une décision du 12 juin 2024 par laquelle le préfet du Doubs l'a mis en demeure de réaliser les opérations de prophylaxies de la brucellose bovine et de la rhinotrachéite infectieuse bovine avant le 30 juin 2024.
M. A soutient que :
- la direction départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations, le groupement de défense sanitaire du Doubs et la préfecture du Doubs sont " toutes des entreprises qui font du commerce " et " sont en concurrence avec n'importe quelle autre entreprise ", " inscrites au registre national des entreprises RNE " ;
- " elles possèdent toutes aussi un numéro de TVA " ;
- " il n'a aucun contrat avec ces 3 entreprises ", il " ne leur doit rien et n'a pas à se soumettre à leurs injonctions illégitimes " ;
- " ces entreprises utilisent des fausses qualités de service public ", " elles escroquent les agriculteurs et les menacent sans légitimité comme le décrit l'article 313-1 à 3 du code pénal " ;
- " le système de contrôle sanitaire actuel déroge aux bonnes mœurs concernant la dignité humaine car il s'engage à la régulation de l'élevage privé ".
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours (), les requêtes ne comportant que () des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ()". Aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge () ". Et aux termes de l'article R. 421-1 de ce code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ".
2. Le juge administratif ne peut être saisi que de conclusions tendant à l'annulation d'une décision administrative ou de conclusions indemnitaires lorsque la responsabilité de l'administration est engagée. D'une part, la requête de M. A, lequel demande au tribunal de " de faire cesser " le harcèlement moral dont il est victime, ne comporte l'énoncé d'aucune conclusion au sens de l'article R. 411-1 du code de justice administrative.
3. D'autre part, si M. A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 12 juin 2024 par laquelle le préfet du Doubs l'a mis en demeure de réaliser les opérations de prophylaxies de la brucellose bovine et de la rhinotrachéite infectieuse bovine, les moyens qu'il invoque, analysés ci-dessus dans les visas, sont inopérants à l'égard de la mise en demeure qu'il conteste.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A peut être rejetée sur le fondement des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Besançon le 3 décembre 2024.
La présidente de la 2ème chambre,
S. Grossrieder
La République mande et ordonne au préfet du Doubs en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
No 2401636
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