mardi 3 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Besançon |
| Section | Tribunal Administratif de Besançon |
| N° Dossier | TA25-2401679 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | BERTIN BRIGITTE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 septembre 2024, Mme A B, représentée par Me Bertin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 juin 2024 par lequel le préfet de la Haute-Saône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et l'a interdite de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Saône, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois suivant la notification du jugement à intervenir avec remise sous huit jours d'une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail, et à titre subsidiaire, de lui délivrer un récépissé dans un délai de huit jours suivant la notification du jugement dans l'attente du réexamen de sa demande d'admission au séjour à réaliser dans un délai de deux mois ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 à verser à son conseil, contre renoncement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision portant refus du titre de séjour :
- elle est entachée d'un vice de procédure en raison de l'irrégularité de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII);
- elle est entachée d'erreur d'appréciation;
- elle est entachée d'erreur de fait quant à sa situation médicale ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur de fait en ce qui concerne ses attaches familiales en France.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale par exception d'illégalité de la décision de refus de titre de séjour.
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale par exception d'illégalité de la décision de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'erreur de fait ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 octobre 2024, le préfet de la Haute-Saône conclut au rejet de la requête et, à titre subsidiaire, d'ordonner le réexamen de la situation de la requérante et de limiter les frais non compris dans les dépens à 300 euros.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à l'OFII qui a produit un mémoire en observations le 17 octobre 2024.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 juillet 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, M. Debat, premier conseiller, a donné lecture de son rapport.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante camerounaise née le 22 mars 1964, entrée irrégulièrement sur le territoire français le 17 octobre 2021, a déposé le 14 avril 2023 une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 13 juin 2024, le préfet de la Haute-Saône a refusé de lui délivrer le titre de séjour demandé, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par la présente requête, Mme B demande au tribunal d'annuler ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ". Aux termes de son article R. 425-11 : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". Aux termes de l'article R. 425-13 du même code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. () Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. () / L'avis est transmis au préfet territorialement compétent, sous couvert du directeur général de l'office. ". Aux termes de l'article 3 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile selon sa précédente codification : " Au vu du certificat médical et des pièces qui l'accompagnent ainsi que des éléments qu'il a recueillis au cours de son examen éventuel, le médecin de l'office établit un rapport médical, conformément au modèle figurant à l'annexe B du présent arrêté. ". Aux termes de l'article 6 de ce même arrêté : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant : / a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; / b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; / c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; / d) la durée prévisible du traitement. / Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. () ".
3. Il ressort des pièces du dossier qu'un rapport médical relatif à l'état de santé de Mme B a été rédigé le 15 avril 2024 par un médecin nominativement identifié, n'ayant pas siégé dans le collège des médecins de l'OFII ayant eu à se prononcer sur la situation de la requérante tel qu'il ressort de l'avis de ce collège du 29 avril 2024, et que ce rapport médical a été établi conformément au modèle figurant à l'annexe B de l'article 3 de l'arrêté du 27 décembre 2016 cité au point précédent. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision serait entachée d'un vice de procédure.
4. En deuxième lieu, il ressort des termes du certificat médical établi le 22 février 2024 par le médecin traitant de Mme B et destiné à l'OFII que les complications de l'hépatite B active dont souffre la requérante portent sur le risque de carcinome hépatique et qu'une prise en charge spécialisée est nécessaire en raison d'un risque carcinologique non négligeable, le certificat médical daté du 10 juillet 2024 établi par ce même médecin précisant que l'arrêt de la surveillance de cette pathologie risque d'ignorer l'apparition d'un carcinome hépatique dont les conséquences seraient probablement fatales pour la patiente dans son pays d'origine. Toutefois, il ressort des éléments produits par l'OFII que, si le risque pour la requérante, en cas d'absence de suivi médical, porte bien sur le développement d'un hépato-carcinome, il s'agit d'une complication à long terme de l'infection chronique active à VHB, le développement d'une cirrhose hépatique constituant le stade intermédiaire entre l'infection virale initiale et le cancer hépatique. De plus, l'OFII précise que 20 % des patients atteints d'hépatique chronique active à VHB développent une cirrhose hépatique dans les vingt ans et que parmi eux 20 % développent un cancer hépatique dans les cinq ans. Ainsi, bien que les conséquences de l'absence de suivi médical de Mme B puissent être d'une particulière gravité, elles résulteraient de complications qui ne sont pas systématiques et se développent à long terme. Enfin, il ressort des éléments produits par l'OFII que le suivi médical et les traitements de l'hépatite B active dont souffre Mme B sont disponibles au Cameroun, son pays d'origine. Par conséquent, dès lors que l'absence de suivi médical n'emporte pas à court terme de conséquences d'une exceptionnelle gravité et que la requérante peut bénéficier d'un suivi médical et de traitements dans son pays d'origine, le préfet de la Haute-Saône, en fondant sa décision sur l'avis du collège des médecins de l'OFII du 29 avril 2024 selon lequel le défaut de prise en charge médicale ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité, n'a pas entaché sa décision d'erreur d'appréciation.
5. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision serait entachée d'erreur de fait, faute d'avoir pris en compte les risques de l'absence de suivi médical de l'hépatite B active dont elle souffre.
6. En quatrième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
7. Il ressort des pièces du dossier que, si la fille de Mme B, de nationalité française, vit en France depuis 2009, avec les deux petites-filles de la requérante, Mme B n'est plus hébergée chez elle et ne démontre pas s'occuper régulièrement de ses petites-filles comme elle le soutient. De plus, elle n'établit pas que la présence de sa fille auprès d'elle serait nécessaire dès lors qu'elle ne demeure plus chez elle. Elle ne fait par ailleurs état d'aucune insertion sociale ni de liens d'une particulière intensité en France en se bornant à produire des attestations de contributions associatives bénévoles et des photographies de sorties avec d'autres résidents du centre d'hébergement où elle réside. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
8. En cinquième lieu, si la décision attaquée ne mentionne pas la présence en France de la fille de Mme B et indique que la requérante est célibataire et sans enfant sur le territoire français, le préfet de la Haute-Saône fait valoir, sans être contesté, que cette information n'a pas été portée à sa connaissance par la requérante lors du dépôt de sa demande de titre de séjour. Par conséquent, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision serait entachée d'une erreur de fait en raison de l'omission de ses attaches familiales en France.
9. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par Mme B à fin d'annulation de la décision de refus de titre de séjour doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision d'obligation de quitter le territoire français :
10. La décision de refus de titre de séjour n'étant pas illégale, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision d'obligation de quitter le territoire français serait illégale par exception d'illégalité de la décision de refus de titre de séjour.
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
11. En premier lieu, la décision de refus de titre de séjour et la décision d'obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégales, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision d'interdiction de retour sur le territoire français serait illégale par exception d'illégalité de ces décisions.
12. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
13. Ainsi qu'il a été dit au point 8, si la décision attaquée ne mentionne pas la présence en France de la fille de Mme B et indique que la requérante est célibataire et sans enfant sur le territoire français, le préfet de la Haute-Saône fait valoir, sans être contesté, que cette information n'a pas été portée à sa connaissance par la requérante lors du dépôt de sa demande de titre de séjour. Par conséquent, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision d'interdiction de retour sur le territoire serait entachée d'une erreur de fait faute d'avoir pris en compte ses attaches familiales en France.
14. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que, si la fille de Mme B, de nationalité française, réside en France avec les deux petites-filles de la requérante, Mme B n'est pas hébergée par sa fille majeure et n'établit pas que la présence de cette dernière auprès d'elle serait nécessaire compte tenu de son état de santé, alors qu'elle a vécu plus de dix ans loin de sa fille entrée en France en 2009. Par suite, la décision portant interdiction de retour de la requérante sur le territoire français pour une durée d'un an ne porte pas au droit de cette dernière au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Le présent jugement n'impliquant aucune mesure d'exécution, les conclusions à fin d'injonction présentées par Mme B doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, une quelconque somme en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, au préfet de la Haute-Saône et à Me Bertin.
Copie en sera transmise, pour information, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 12 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Michel, présidente,
- M. Debat, premier conseiller,
- Mme Goyer-Tholon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 décembre 2024.
Le rapporteur,
P. Debat
La présidente,
F. MichelLa greffière,
E. Cartier
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Saône en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026