vendredi 6 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Besançon |
| Section | Tribunal Administratif de Besançon |
| N° Dossier | TA25-2401775 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 septembre 2024, la société Casamène Parc Résidence demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 19 juillet 2024 par lequel le préfet de la région Bourgogne Franche-Comté a décidé de mettre en œuvre une opération de fouille archéologique préventive préalablement à son projet localisé à Besançon.
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours (), les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".
2. Aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les noms et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ".
3. A l'appui de sa requête dirigée contre l'arrêté du 19 juillet 2024 du préfet de la région Bourgogne Franche-Comté prescrivant une opération de fouille archéologique préventive sur la commune de Besançon, la société Casamène Parc Résidence se borne à contester ledit arrêté pour " intervention en zone rouge et inondable, intervention en site pollué et contaminé et vice de procédure ". La société requérante n'assortit ses écritures d'aucune précision, ni justificatif permettant d'en apprécier le bien-fondé. Ainsi, cette requête, qui ne comporte aucun moyen, c'est-à-dire aucun argument juridique et qui n'a été suivie, dans le délai de recours contentieux de deux mois qui a commencé à courir au plus tard le 18 septembre 2024, date à laquelle elle a été enregistrée au greffe du tribunal, d'aucune production satisfaisant aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de la société Casamène Parc Résidence est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Casamène Parc Résidence.
Fait à Besançon le 6 décembre 2024.
La présidente de la 1ère chambre,
F. Michel
La République mande et ordonne au préfet de la région Bourgogne Franche-Comté, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier
N°2401775
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