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AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2401942

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2401942

jeudi 12 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2401942
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 octobre 2024, M. D B demande au tribunal d'annuler la décision du 24 juin 2024 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté sa demande du 21 mai 2024 d'échange un permis de conduire délivré par la Côte d'Ivoire contre un permis de conduire français.

M. B soutient :

- qu'il a déposé sa demande en décembre 2023 qui lui a été refusée " pour manque d'information standards " sans lui préciser la nature de ces informations et qu'il a renvoyé son dossier à chaque refus ;

- qu'il est un professionnel d'enquête de terrain et que le permis de conduire lui est indispensable pour exercer ses missions ;

- son recrutement à cet emploi était conditionné à la possession d'un permis de conduire français et le rejet de son dossier d'échange engendrera la rupture de son contrat de travail.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- l'arrêté du 12 janvier 2012 fixant les conditions de reconnaissance et d'échange des permis de conduire délivrés par les Etats n'appartenant ni à l'Union européenne, ni à l'Espace économique européen ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".

2. Aux termes de l'article R. 222-3 du code de la route : " Tout permis de conduire national, en cours de validité, délivré par un Etat ni membre de l'Union européenne, ni partie à l'accord sur l'Espace économique européen, peut être reconnu en France jusqu'à l'expiration d'un délai d'un an après l'acquisition de la résidence normale de son titulaire. Pendant ce délai, il peut être échangé contre le permis français, sans que son titulaire soit tenu de subir les examens prévus au premier alinéa de l'article D. 221-3 Les conditions de cette reconnaissance et de cet échange sont définies par arrêté du ministre chargé de la sécurité routière, après avis du ministre de la justice et du ministre chargé des affaires étrangères. Au terme de ce délai, ce permis n'est plus reconnu et son titulaire perd tout droit de conduire un véhicule pour la conduite duquel le permis de conduire est exigé ". Aux termes de l'article 4 de l'arrêté du 12 janvier 2012 : " I. - Tout titulaire d'un permis de conduire délivré régulièrement au nom d'un Etat n'appartenant ni à l'Union européenne, ni à l'Espace économique européen doit obligatoirement demander l'échange de ce titre contre un permis de conduire français dans le délai d'un an qui suit l'acquisition de sa résidence normale en France. / II.- A. - Pour les ressortissants étrangers non- ressortissants de l'Union européenne, la date d'acquisition de la résidence normale est celle de la remise du premier titre de séjour. B - Pour les ressortissants étrangers bénéficiant d'un visa long séjour valant titre de séjour, la date d'acquisition de la résidence normale est la date de validation du visa au moyen du téléservice prévu par l'arrêté du 13 février 2019 relatif à la validation du visa long séjour valant titre de séjour, ou à défaut celle de la vignette apposée par l'Office français de l'immigration et de l'intégration sur le premier visa long séjour valant titre de séjour () ".

3. Il résulte de ces dispositions que la demande d'échange d'un permis étranger doit être présentée dans le délai d'un an qui suit l'acquisition de la résidence normale en France qui, s'agissant des ressortissants étrangers correspond à la date de validation du premier titre de séjour. 4.

4. Par la décision en litige, le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté la demande d'échange de permis de conduire présentée par M. B au motif que sa demande d'échange a été déposée le 21 mai 2024, soit plus d'un an après la date du 3 mars 2023, date de remise de son premier titre de séjour et donc d'acquisition de sa résidence en France. M. B, qui ne conteste pas la date d'acquisition de sa résidence en France, fait valoir, au soutien de sa requête, d'une part, qu'il a déposé sa demande d'échange en décembre 2023 et que la date du 21 mai 2024 est la suite de cette procédure et, d'autre part, que l'obtention de son permis de conduire lui est nécessaire pour conserver son emploi. Toutefois, ces moyens ne sont manifestement pas assortis des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé et sont, en tout état de cause, inopérants à l'égard de la décision attaquée. Ainsi, la requête de M. B doit être rejetée en application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C B.

Fait à Besançon le 12 décembre 2024.

La présidente de la 2ème chambre,

S. Grossrieder

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier

N°240194

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