mardi 29 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Besançon |
| Section | Tribunal Administratif de Besançon |
| N° Dossier | TA25-2401975 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | S.C.P KLING & BARBY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 octobre 2024, M. A B, représenté par Me Kling, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 octobre 2024 par lequel le préfet du Territoire de Belfort lui a fait obligation de quitter le territoire français, lui a refusé l'octroi d'un délai pour exécuter volontairement cette mesure d'éloignement, a désigné le pays à destination duquel il pourrait être éloigné d'office, lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français durant un an à compter de l'exécution de la mesure d'éloignement et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours dans l'attente de l'exécution de la mesure d'éloignement ;
2°) d'enjoindre au préfet du Territoire de Belfort de procéder au réexamen de sa situation administrative dans le délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros, au profit de son conseil, en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- les décisions contestées sont entachées d'incompétence ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur de droit, dès lors qu'il aurait dû faire l'objet d'une décision de remise aux autorités portugaises qui lui avaient accordé le bénéfice de la protection temporaire ;
- la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- le préfet s'étant estimé à tort en situation de compétence liée, elle est entachée d'une erreur de droit ;
- elle est entachée d'un défaut de base légale en raison de l'incompatibilité des dispositions du II de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avec les objectifs des articles 1er et 3 de la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008 en ce qui concerne la notion de risque de fuite ;
- il ne présente pas de risque de fuite au sens de cette directive ;
- la décision fixant le pays de renvoi est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- la décision d'interdiction de retour sur le territoire français est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale pour méconnaître sa situation administrative au Portugal ;
- la mesure d'assignation à résidence est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 octobre 2024, le préfet du Territoire de Belfort conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 ;
- la décision d'exécution (UE) 2022/382 du Conseil du 4 mars 2022 constatant l'existence d'un afflux massif de personnes déplacées en provenance d'Ukraine, au sens de l'article 5 de la directive 2001/55/CE et ayant pour effet d'introduire une protection temporaire ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Guitard, première conseillère, pour statuer en application des articles L. 922-2 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Guitard, première conseillère, a été lu au cours de l'audience publique.
M. B et le préfet du Territoire de Belfort n'étaient ni présents ni représentés.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien né le 6 mai 1994, est arrivé en France au mois d'octobre 2023 selon ses déclarations. Le 13 octobre 2024, M. B a été interpellé et a fait l'objet le lendemain, de la part du préfet du Territoire de Belfort, d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai, désignation de l'Algérie comme pays de renvoi, interdiction de retour sur le territoire français durant un an et assignation à résidence.
M. B demande l'annulation de ces décisions.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ". Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 : " L'admission provisoire peut être accordée dans une situation d'urgence, notamment lorsque la procédure met en péril les conditions essentielles de vie de l'intéressé () L'admission provisoire est accordée par () le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle () sur laquelle il n'a pas encore été statué. ". Aux termes de l'article 62 du même décret : " La décision d'admission provisoire est immédiatement notifiée à l'intéressé, () par () le greffier de la juridiction. Lorsque l'intéressé est présent, la décision peut être notifiée verbalement contre émargement au dossier. ". Aux termes de l'article 80 du même décret : " () l'avocat () désigné d'office () est valablement désigné au titre de l'aide juridictionnelle () si la personne pour le compte de laquelle il intervient remplit les conditions d'éligibilité à l'aide. () ".
3. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre provisoirement M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, l'arrêté contesté a été signé par M. Renaud Nury, secrétaire général de la préfecture du Territoire de Belfort, lequel disposait d'une délégation de signature du préfet du Territoire de Belfort, par un arrêté du 31 mai 2023, régulièrement publié le 1er juin 2023 au recueil des actes administratifs de la préfecture, l'autorisant à signer les décisions contestées.
5. En second lieu, d'une part, aux termes de l'article 2 de la décision d'exécution (UE) 2022/382 du Conseil du 4 mars 2022 constatant l'existence d'un afflux massif de personnes déplacées en provenance d'Ukraine, au sens de l'article 5 de la directive 2001/55/CE, et ayant pour effet d'introduire une protection temporaire : " () 3. Conformément à l'article 7 de la directive 2001/55/CE, les États membres peuvent également appliquer la présente décision à d'autres personnes, y compris aux apatrides et aux ressortissants de pays tiers autres que l'Ukraine, qui étaient en séjour régulier en Ukraine et qui ne sont pas en mesure de rentrer dans leur pays ou région d'origine dans des conditions sûres et durables. () ". Aux termes de l'article R. 581-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'un bénéficiaire de la protection temporaire dans un autre Etat membre de l'Union européenne sollicite son transfert vers la France, le ministre chargé de l'immigration, saisi de cette demande par les autorités compétentes de l'Etat membre dans lequel l'intéressé a sa résidence, statue sur cette demande en tenant compte notamment des capacités d'accueil ".
6. D'autre part, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. B, qui était étudiant en Ukraine en 2022, a obtenu le bénéfice de la protection temporaire au Portugal, où il disposait d'une autorisation provisoire de séjour valable du 13 juillet 2023 au 12 juillet 2024. Il soutient toutefois être venu irrégulièrement en France au mois d'octobre 2023 sans solliciter son transfert vers ce pays ni ensuite demander un droit au séjour. Il entrait ainsi dans le champ d'application des dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui autorisaient le préfet du Territoire de Belfort à prendre une obligation de quitter le territoire français à son encontre.
Sur la décision refusant un délai de départ volontaire :
8. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 4, la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire n'est pas entachée d'incompétence.
9. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () ".
10. La décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire est régulièrement motivée en droit par le visa du 3° de l'article L. 612-2 et de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle est suffisamment motivée en fait par la mention que M. B, qui a déclaré être entré irrégulièrement en France et n'avoir jamais sollicité un titre de séjour dans ce pays, présente un risque de soustraction à la mesure d'éloignement prise à son encontre.
11. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier et notamment des mentions de l'arrêté contesté, que le préfet du Territoire de Belfort a effectivement procédé à l'examen de la situation personnelle de M. B avant de refuser d'accorder à ce dernier un délai pour quitter volontairement le territoire français.
12. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Territoire de Belfort se serait estimé en situation de compétence liée pour refuser au requérant l'octroi d'un délai de départ volontaire et aurait ainsi commis une erreur de droit.
13. En cinquième lieu, le requérant soutient que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives au refus d'accorder un délai de départ volontaire et définissant la notion de " risque de fuite ", codifiées à l'article L. 612-3 de ce code, méconnaissent la directive du 16 décembre 2008 en ce qu'elles instituent " une présomption de risque de fuite " très large. Toutefois, les dispositions de la directive du 16 décembre 2008, transposées à l'article L. 612-3, ne s'opposent pas à ce que les Etats membres prévoient que le risque de fuite soit regardé comme établi, sauf circonstances particulières, dans le cas notamment où l'étranger est entré irrégulièrement sur le territoire de l'Etat et n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour. En prévoyant que ces circonstances particulières peuvent faire obstacle à ce que le risque de fuite soit considéré comme établi dans l'hypothèse où un ressortissant étranger entrerait pourtant dans un des cas définis aux dispositions précitées, qui prévoient des critères objectifs, le législateur a ainsi imposé à l'administration un examen de la situation propre à chaque étranger de nature à assurer le respect du principe de proportionnalité entre les moyens et les objectifs poursuivis lorsqu'il est recouru à des mesures coercitives. Ainsi, le principe de proportionnalité, qui doit être assuré au cours de chacune des étapes de la procédure de retour, n'est pas, eu égard à ce qui précède, méconnu par les dispositions en cause. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que les dispositions de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui servent de base légale à la décision contestée sont incompatibles avec les objectifs de la directive du 16 décembre 2008.
14. En sixième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B est entré irrégulièrement en France et se maintient dans ce pays sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Par suite, et en l'absence de circonstances particulières, il présentait, en application des dispositions combinées du 3° de l'article L. 612-2 et de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, un risque de soustraction à la mesure d'éloignement prise à son encontre qui justifiait le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire.
Sur la décision désignant le pays de destination :
15. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 4, la décision désignant le pays de renvoi n'est pas entachée d'incompétence.
16. En second lieu, il résulte de l'examen ci-avant des moyens invoqués par le requérant à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, que
M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de renvoi.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
17. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 4, la décision désignant le pays de renvoi n'est pas entachée d'incompétence.
18. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Aux termes de l'article
L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
19. La décision faisant interdiction à M. B de retourner sur le territoire français durant un an est régulièrement motivée en droit par le visa des dispositions sur lesquelles elle se fonde. Elle est suffisamment motivée en fait par l'indication que si l'intéressé ne présente pas une menace pour l'ordre public et n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, il est entré récemment et irrégulièrement en France, où il n'a pas tenté de régulariser sa situation administrative, il est célibataire et sans enfant à charge et ne démontre pas avoir noué sur le territoire français des liens d'une intensité et d'une stabilité particulière, ni ne justifie de son insertion dans la société française.
20. En troisième lieu, la circonstance que M. B avait obtenu le bénéfice de la protection temporaire au Portugal et disposé dans ce pays d'une autorisation provisoire de séjour valable du 13 juillet 2023 au 12 juillet 2024 ne s'opposait pas à ce qu'une interdiction de retour sur le territoire français soit prise à son encontre le 14 octobre 2024.
Sur la décision d'assignation à résidence :
21. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 4, la décision d'assignation à résidence n'est pas entachée d'incompétence.
22. En deuxième lieu, cette décision est régulièrement motivée en droit par le visa du 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lequel elle se fonde. Elle est suffisamment motivée en fait par l'indication que M. B ne dispose pas d'un document de voyage en cours de validité et ne peut pas quitter immédiatement le territoire français en raison de la nécessité de solliciter à son profit un laissez-passer consulaire et de procéder à l'organisation matérielle de son retour en Algérie mais que son éloignement du territoire français demeure une perspective raisonnable.
23. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier et notamment des mentions de l'arrêté contesté, que le préfet du Territoire de Belfort a effectivement procédé à l'examen de la situation personnelle de M. B au regard de ses perspectives d'éloignement avant de prendre la mesure d'assignation à résidence.
24. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier que la mesure d'assignation à résidence de M. B est justifiée et proportionnée et le requérant ne peut pas utilement faire valoir à l'appui de sa contestation qu'il ne présente pas un risque de soustraction à la mesure d'éloignement prise à son encontre.
25. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions contestées. Ses conclusions aux fins d'injonction et de mise à la charge de l'Etat des frais exposés et non compris dans les dépens doivent être rejetées par voie de conséquence.
DECIDE :
Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet du Territoire de Belfort.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 29 octobre 2024.
La magistrate désignée,
F. GuitardLa greffière,
S. Matusinski
La République mande et ordonne au préfet du Territoire de Belfort, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026