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AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2401976

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2401976

mercredi 30 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2401976
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet du Territoire de Belfort du 11 octobre 2024. Cet arrêté abrogeait son délai de départ volontaire, lui faisait obligation de quitter le territoire français sans délai, prononçait une interdiction de retour d'un an et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'abrogation du délai de départ volontaire était légale, notamment car le requérant s'était soustrait à l'exécution de la précédente mesure d'éloignement, justifiant ainsi l'absence de délai sur le fondement des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 octobre 2024, M. A B, représenté par Me Migliore, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 11 octobre 2024 par lequel le préfet du Territoire de Belfort a abrogé le délai qui lui avait été accordé par un précédent arrêté du 5 juillet 2024 pour exécuter volontairement l'obligation qui lui était faite, le même jour, de quitter le territoire français, lui a de nouveau fait obligation de quitter le territoire français, lui a refusé l'octroi d'un délai pour exécuter volontairement cette mesure d'éloignement, a désigné le pays de renvoi, lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français durant un an à compter de l'exécution de la mesure d'éloignement et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours dans l'attente de l'exécution de la mesure d'éloignement ;

2°) d'enjoindre au préfet du Territoire de Belfort de procéder à la suppression de son inscription dans le fichier des personnes recherchées et dans le système d'information Schengen ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision abrogeant le délai de départ volontaire qui lui avait été accordé le 5 juillet 2024 est entachée d'incompétence ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-2, L. 612-3 et L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- dès lors qu'il ne présente pas de risque de fuite, elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-5 et est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision d'interdiction de retour sur le territoire français méconnaît les dispositions de l'article R. 613-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du même code et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la mesure d'assignation à résidence est entachée d'un défaut de motivation, faute d'évoquer un risque de soustraction à la mesure d'éloignement et de justifier du choix de la durée de quarante-cinq jours retenue pour cette mesure ;

- elle est illégale du fait de l'illégalité des décisions précitées ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en l'absence de perspective raisonnable d'éloignement ;

- dès lors que sa durée de quarante-cinq jours est disproportionnée, elle méconnaît les dispositions de l'article L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 octobre 2024, le préfet du Territoire de Belfort conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Guitard, première conseillère, pour statuer en application des articles L. 922-2 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Guitard, première conseillère, a été lu au cours de l'audience publique.

M. B et le préfet du Territoire de Belfort n'étant ni présents ni représentés.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant algérien né le 26 août 2001, est arrivé en France le 29 novembre 2020, selon ses déclarations. Le 12 juin 2023, il a présenté une demande de délivrance de titre de séjour en faisant état de la création d'une auto-entreprise dans l'installation de la fibre optique. Par un arrêté du 5 juillet 2024, le préfet du Territoire de Belfort a opposé un refus à sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a désigné le pays à destination duquel il pouvait être éloigné d'office à l'expiration de ce délai. Par un arrêté du 11 octobre 2024, le préfet du Territoire de Belfort a abrogé le délai de départ volontaire accordé le 5 juillet 2024 et a en conséquence fait obligation à M. B de quitter le territoire français sans délai. Il a également de nouveau désigné le pays de renvoi et a en outre prononcé à l'encontre de M. B une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ainsi qu'une mesure d'assignation à résidence d'une durée de quarante-cinq jours. M. B demande l'annulation de ces décisions du 11 octobre 2024.

Sur l'abrogation du délai de départ volontaire :

2. L'arrêté en litige a été signé par M. Renaud Nury, secrétaire général de la préfecture du Territoire de Belfort, lequel disposait d'une délégation de signature du préfet du Territoire de Belfort, par un arrêté du 31 mai 2023, régulièrement publié le 1er juin 2023 au recueil des actes administratifs de la préfecture, l'autorisant à signer les décisions contestées.

3. Cette décision est régulièrement motivée en droit par le visa des articles L. 612-2 et L. 612-5 et du 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle est suffisamment motivée en fait par l'indication que M. B s'est soustrait aux obligations prévues à l'article L. 721-7 du même code en ne se présentant pas aux services préfectoraux chaque mardi entre 9 h et 11 h 30, contrairement à ce qui lui était prescrit à l'article 6 de l'arrêté préfectoral du 5 juillet 2024, et faute de justifier de préparatifs de départ.

4. Il ressort des pièces du dossier et notamment des mentions de l'arrêté contesté, que le préfet du Territoire de Belfort a effectivement procédé à l'examen de la situation personnelle de M. B avant d'abroger le délai de départ volontaire qui lui avait été accordé.

5. Aux termes de l'article L. 612-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut mettre fin au délai de départ volontaire accordé en application de l'article L. 612-1 si un motif de refus de ce délai apparaît postérieurement à la notification de la décision relative à ce délai ". Aux termes de l'article L. 612-2 de ce code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". En application de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il () s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, () ". En application de l'article L. 721-7 dudit code : " L'étranger auquel un délai de départ volontaire a été accordé peut, dès la notification de la décision portant obligation de quitter le territoire français, être astreint à se présenter à l'autorité administrative ou aux services de police ou aux unités de gendarmerie pour y indiquer ses diligences dans la préparation de son départ. Cette décision est prise pour une durée qui ne peut se poursuivre au-delà de l'expiration du délai de départ volontaire ". En vertu de l'article L. 722-7 du même code : " L'éloignement effectif de l'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut intervenir avant l'expiration du délai ouvert pour contester, devant le tribunal administratif, cette décision et la décision fixant le pays de renvoi qui l'accompagne, ni avant que ce même tribunal n'ait statué sur ces décisions s'il a été saisi. / Lorsque la décision fixant le pays de renvoi est notifiée postérieurement à la décision portant obligation de quitter le territoire français, l'éloignement effectif ne peut non plus intervenir avant l'expiration du délai ouvert pour contester cette décision, ni avant que le tribunal administratif n'ait statué sur ce recours s'il a été saisi. / Les dispositions du présent article s'appliquent sans préjudice des possibilités d'assignation à résidence et de placement en rétention prévues au présent livre ".

6. Par son arrêté du 5 juillet 2024, le préfet du Territoire de Belfort a fait obligation à M. B de se présenter aux services préfectoraux chaque mardi entre 9 h et 11 h 30 pour indiquer les diligences effectuées en matière de préparation de son départ du territoire français. Il est constant que M. B n'a pas respecté cette obligation. La circonstance qu'il avait formé un recours contentieux contre l'arrêté du 5 juillet 2024, dont le caractère suspensif s'opposait à l'exécution d'office de la mesure d'éloignement tant que le tribunal administratif n'ait pas statué sur son recours, était sans incidence sur l'obligation de présentation aux services préfectoraux durant le délai de départ volontaire, prescrite en vertu des dispositions de l'article L. 721-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et M. B n'établit en tout état de cause pas qu'un agent de la préfecture lui aurait indiqué qu'il n'était pas tenu de respecter cette obligation le temps de l'instance contentieuse. Par suite, M. B entrait dans le champ d'application des dispositions combinées du 3° de l'article L. 612-2, du 8° de l'article L. 612-3 et de l'article L. 612-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui autorisaient le préfet à mettre fin au délai de départ volontaire accordé au motif qu'il présentait un risque de soustraction à la décision portant obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. La circonstance que M. B gère une société d'installation de fibre optique ne constitue pas une circonstance particulière qui permettrait de considérer qu'il présente des garanties de représentation suffisantes excluant le risque d'une telle soustraction. L'abrogation, par l'arrêté du 11 octobre 2024, du délai de départ volontaire de trente jours accordé à M. B le 5 juillet 2024 pour exécuter volontairement la mesure d'éloignement du même jour, ne méconnaît donc pas les dispositions de l'article L. 612-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et n'est entachée ni d'une erreur de fait, ni d'une erreur d'appréciation.

Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :

7. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".

8. M. B fait valoir que sa présence en France ne représente pas une menace pour l'ordre public et qu'il est bien inséré dans ce pays, où il gère une société d'installation de fibre optique. Il ressort des pièces du dossier qu'il a créé le 28 avril 2022 en Seine-Saint-Denis, où il résidait alors, une auto-entreprise spécialisée dans l'installation de fibre optique, et que, désormais domicilié à Belfort, il a créé le 24 avril 2024 une nouvelle entreprise individuelle ayant le même objet, également située en Seine-Saint-Denis. Il avait également engagé des démarches en vue de la régularisation de sa situation administrative en tant qu'auto-entrepreneur. S'il a affirmé, lors de son audition par les services de la gendarmerie nationale, le 11 octobre 2024, qu'il avait réussi à se créer une clientèle lui permettant de développer son activité, les justificatifs de déclarations fiscales et sociales qu'il produit ne permettent pas de considérer que cette activité, exercée sans autorisation, procure des ressources stables suffisantes au requérant. En outre, M. B est célibataire et sans enfant et ne justifie pas d'attaches familiales ni même personnelles fortes sur le territoire français, alors que les membres de sa famille proche vivent en Algérie. Il résulte de ce qui précède que M. B ne justifie pas de circonstances humanitaires qui auraient justifié qu'une interdiction de retour sur le territoire français ne soit pas prononcée à son encontre. En outre, eu égard aux circonstances énoncées, et alors même que la présence en France de M. B ne constitue pas une menace pour l'ordre public et que l'intéressé n'avait pas déjà fait l'objet de mesures d'éloignement, en fixant à un an la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français, le préfet du Territoire de Belfort n'a pas commis d'erreur d'appréciation.

9. Aux termes de l'article R. 613-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé du caractère exécutoire de cette décision et de ce que la durée pendant laquelle il lui est interdit de revenir sur le territoire commence à courir à la date à laquelle il satisfait à son obligation de quitter le territoire français. / Il est également informé des conditions d'exécution de la décision portant obligation de quitter le territoire français mentionnées à l'article R. 711-1, ainsi que des conditions dans lesquelles il peut justifier de sa sortie du territoire français conformément aux dispositions de l'article R. 711-2 ". M. B ne peut pas utilement se prévaloir de ces dispositions, qui concernent les conditions de notification d'une interdiction de retour sur le territoire français et sont, par suite, sans incidence sur la légalité de la décision elle-même, qui s'apprécie à la date de son édiction.

Sur la décision d'assignation à résidence :

10. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ". Aux termes de l'article L. 732-3 du même code : " L'assignation à résidence prévue à l'article L. 731-1 ne peut excéder une durée de quarante-cinq jours. / Elle est renouvelable deux fois dans la même limite de durée ". Aux termes de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées ".

11. La décision d'assignation à résidence, qui a été édictée sur le fondement de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est régulièrement motivée en droit par le visa de ces dispositions. Elle est suffisamment motivée en fait par la mention de l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise à l'encontre de M. B et par l'indication que ce dernier possède un document de voyage en cours de validité, qu'il est nécessaire de prévoir l'organisation matérielle de son éloignement vers l'Algérie et que, s'il ne peut donc quitter immédiatement le territoire français, son éloignement demeure une perspective raisonnable. Le préfet n'avait pas à motiver spécifiquement la durée de quarante-cinq jours retenue pour la mesure et le requérant ne peut pas utilement se prévaloir de ce que la décision n'évoque pas un risque de soustraction à la mesure d'éloignement, dès lors qu'un tel risque est susceptible de justifier un placement en rétention administrative.

12. Il résulte des points 2 à 6, que M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de l'abrogation de la décision d'octroi d'un délai de départ volontaire à l'appui de ses conclusions dirigées contre la mesure d'assignation à résidence.

13. Contrairement à ce que soutient M. B, il ressort des pièces du dossier, notamment de sa situation personnelle et de sa possession d'un document de voyage en cours de validité, que son éloignement effectif du territoire français demeure une perspective raisonnable et que la durée de quarante-cinq jours fixée pour la mesure d'assignation à résidence n'est pas disproportionnée. Par suite, les dispositions des articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne sont pas méconnues par la décision en litige.

14. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions contestées. Ses conclusions aux fins d'injonction et de mise à la charge de l'Etat des frais exposés par lui et non compris dans les dépens doivent être rejetées par voie de conséquence.

DECIDE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet du Territoire de Belfort.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 30 octobre 2024.

La magistrate désignée,

F. GuitardLa greffière,

S. Matusinski

La République mande et ordonne au préfet du Territoire de Belfort, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

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