mercredi 30 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Besançon |
| Section | Tribunal Administratif de Besançon |
| N° Dossier | TA25-2402016 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | CGBG |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 23 octobre 2024, la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Nancy a transmis le dossier de la requête de Mme B E au tribunal administratif de Besançon, en application de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par cette requête et un mémoire complémentaire, enregistrés respectivement les 16 et 28 octobre 2024, Mme F B E, représentée par Me Tronche, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 octobre 2024 par lequel le préfet de la Moselle lui a fait obligation de quitter le territoire français, lui a refusé l'octroi d'un délai pour exécuter volontairement cette mesure d'éloignement, a désigné le pays à destination duquel elle pourrait être éloignée d'office et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français durant deux ans à compter de l'exécution de la mesure d'éloignement ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Moselle de procéder au réexamen de sa situation administrative dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui remettre, le temps de cet examen, une autorisation provisoire de séjour dans le délai de cinq jours suivant cette même notification ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros, au profit de son conseil, en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- les décisions contestées sont entachées d'incompétence ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
- il n'a pas été procédé à leur notification dans une langue qu'elle comprend ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en raison des risques qu'elle encourt au Brésil ;
- la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire est illégale du fait de l'illégalité de la mesure d'éloignement qui la fonde ;
- dès lors que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'elle présente des garanties de représentation écartant tout risque de fuite, la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire est illégale ;
- la décision désignant le Brésil comme pays de renvoi est illégale du fait de l'illégalité de la mesure d'éloignement pour l'exécution de laquelle elle est prise ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'interdiction qui lui est faite de retourner sur le territoire français durant deux ans est illégale du fait de l'illégalité de la mesure d'éloignement qui la fonde ;
- l'interdiction qui lui est faite de retourner sur le territoire français durant deux ans est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 octobre 2024, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Guitard, première conseillère, pour statuer en application des articles L. 922-2 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Guitard, première conseillère,
- les observations de Me Tronche, représentant Mme B E, qui soutient que la décision désignant le Brésil comme pays de renvoi méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en raison des menaces de mort que la requérante a reçues de la part d'une fraction criminelle qui a tué son frère pour une dette d'argent. Elle a dénoncé ces menaces auprès des autorités policières et craint que des représailles soient exercées sur sa famille et notamment ses enfants. Il soutient également que, dès lors qu'elle est hébergée par le couple Coste, dont l'épouse est une proche de sa compagne, la requérante présente des garanties de représentation qui s'opposent au prononcé d'un refus de délai de départ volontaire. Il soutient enfin que, compte tenu de son ancienneté de séjour en France, des risques qu'elle encourt au Brésil et de l'absence de précédente mesure d'éloignement prise à son encontre, l'interdiction qui est faite à la requérante de retourner sur le territoire français durant deux ans est illégale ;
- les observations de Mme B E, assistée de Mme A, interprète en langue portugaise, jointe par téléphone, qui fait valoir qu'elle est venue seule en France en raison des risques pesant sur sa vie et celle de sa famille au Brésil, où elle est exposée à des représailles pour avoir tenté de s'adresser aux autorités policières, lesquelles rencontrent des problèmes de corruption dans leurs rangs. Elle ajoute que sa famille vit cachée au Brésil et évoque une suspicion de trafic ;
- le préfet de la Moselle n'étant ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B E, ressortissante brésilienne née le 18 octobre 1982, est arrivée en France le 14 février 2023, selon ses déclarations. Lors d'un contrôle d'identité réalisé dans un train le 15 octobre 2024, il a été constaté qu'elle ne disposait pas d'un droit à la circulation ou au séjour en France et elle a fait l'objet, le même jour, de la part du préfet de la Moselle, d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai, désignation du pays de renvoi et interdiction de retour sur le territoire français durant deux ans. Par une ordonnance du 19 octobre 2024, le juge des libertés et de la détention près le tribunal judiciaire de Metz a refusé de prolonger le placement en rétention administrative de Mme B E et l'a assignée à résidence chez des connaissances domiciliées dans le Doubs, sur le fondement de l'article L. 743-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Mme B E demande l'annulation des décisions lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, désignant le pays de renvoi et lui interdisant de retourner sur le territoire français durant deux ans à compter de l'exécution de la mesure d'éloignement.
Sur les moyens dirigés contre l'ensemble des décisions contestées :
2. L'arrêté contesté a été signé par Mme D C, cheffe du pôle " vie professionnelle et étudiante et relations à l'usager " du bureau de l'admission au séjour de la direction de l'immigration et de l'intégration à la préfecture de la Moselle. Cette dernière disposait d'une délégation de signature régulière du préfet de la Moselle, par un arrêté du 14 mai 2024, publié le lendemain au recueil des actes administratifs de la préfecture, l'autorisant à signer les décisions en litige en cas d'absence ou d'empêchement de la cheffe du bureau de l'éloignement et de l'asile. Il ne ressort pas des pièces du dossier que cette dernière n'était pas absente ou empêchée au moment de la signature de l'arrêté contesté. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cet arrêté doit être écarté comme manquant en fait.
3. Les conditions de notification de l'arrêté contesté sont sans incidence sur sa légalité. Par suite, Mme B E ne peut pas utilement soutenir que la notification n'a pas été réalisée dans une langue qu'elle comprend.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
4. La décision portant obligation de quitter le territoire français est régulièrement motivée en droit par le visa en particulier du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lequel elle se fonde. Elle est suffisamment motivée en fait par l'indication que Mme B E, de nationalité brésilienne, ne présente pas de justificatif ou de réservation d'hébergement et ne justifie pas de ses moyens d'existence ni d'une prise en charge par un opérateur d'assurance agréé des dépenses médicales et hospitalières, qu'elle a déclaré être entrée en France le 14 février 2023 et qu'elle ne dispose pas d'un titre de séjour en cours de validité.
5. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. - 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
6. Mme B E, âgée de quarante-deux ans, soutient, sans l'établir, être arrivée en France le 14 février 2023. Elle affirme être mère de deux enfants, dont une fille mineure, qui vivent au Brésil. Au cours de son audition par les services de la gendarmerie nationale, le 15 octobre 2024, elle a affirmé ne pas disposer d'attaches familiales en France, et s'être rendue dans ce pays, mais également en Suisse et en Italie, dans le cadre d'un voyage touristique en Europe, en étant hébergée par des amis, et avoir prévu de repartir au Brésil au mois de décembre 2024. Ainsi, compte tenu des circonstances de l'espèce et eu égard aux effets d'une mesure d'éloignement, la décision contestée ne porte pas au droit de Mme B E au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Elle ne méconnaît dès lors pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
7. Mme B E ne peut pas utilement se prévaloir des éventuels risques qu'elle encourt au Brésil à l'appui de sa contestation de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français, qui ne désigne pas, par elle-même, le pays de renvoi. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation dont cette décision serait entachée du fait des menaces auxquelles la requérante serait exposée dans son pays d'origine sont inopérants.
Sur la décision refusant un délai de départ volontaire :
8. La décision refusant d'accorder à Mme B E un délai pour exécuter volontairement la mesure d'éloignement prise à son encontre est régulièrement motivée en droit par le visa de l'article L. 612-2 et du 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lesquels elle se fonde. Elle est suffisamment motivée en fait par l'indication que Mme B E ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'elle ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale.
9. Il résulte de l'examen de la légalité de l'obligation de quitter le territoire français, que Mme B E n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de cette mesure d'éloignement à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire.
10. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".
11. Il ressort des pièces du dossier, en particulier des déclarations de la requérante devant les services de la gendarmerie nationale lors de son audition du 15 octobre 2024, que Mme B E a indiqué qu'elle est hébergée gratuitement par des amis domiciliés en France, mais aussi en Italie, où elle devait se rendre en octobre 2024, et en Suisse, pays qu'elle devait rejoindre au mois de novembre 2024. Elle ne justifie ainsi pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale et ne pouvait dès lors être regardée comme présentant des garanties de représentation suffisantes, propres à prévenir un risque de soustraction à la mesure d'éloignement prise à son encontre. Le préfet n'a donc pas commis d'erreur d'appréciation en refusant de lui accorder un délai pour quitter volontairement le territoire français.
Sur la décision désignant le pays de destination :
12. La décision désignant le Brésil comme pays de renvoi est régulièrement motivée en droit par le visa des articles L. 721-3 et L. 721-4 sur lesquels elle se fonde. Elle est suffisamment motivée en fait par la mention de la nationalité brésilienne de Mme B E.
13. Il résulte de l'examen de la légalité de l'obligation de quitter le territoire français, que Mme B E n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de cette mesure d'éloignement à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de renvoi.
14. Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 " et ce dernier texte énonce que " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants ".
15. Mme B E fait valoir, pour la première fois devant le juge administratif, qu'elle a été menacée de mort au Brésil par une fraction criminelle ayant tué son frère en raison d'une dette d'argent, et que la corruption régnant au sein des services de police dans ce pays ne lui permettrait pas de bénéficier d'une protection de la part des autorités policières. La requérante n'apporte toutefois aucun commencement de preuve à l'appui de ses allégations, alors que, tant lors de son audition par les services de gendarmerie, qu'au demeurant devant le juge des libertés et de la détention, elle a fait part de son intention de retourner au Brésil. Par suite, la réalité des faits allégués et l'existence de risques personnels et actuels encourus par la requérante en cas de retour au Brésil ne peuvent être tenus pour établies. En conséquence, en désignant ce pays comme pays de renvoi, le préfet de la Moselle n'a pas méconnu les dispositions et stipulations combinées de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
16. La décision d'interdiction de retour sur le territoire français est régulièrement motivée en droit par le visa des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lesquels elle se fonde. Elle est suffisamment motivée en fait par la mention de l'obligation de quitter le territoire français sans délai qui est faite à Mme B E et par l'indication que l'intéressée ne justifie d'aucune circonstance humanitaire particulière, qu'elle déclare être arrivée en France le 14 février 2023 et qu'elle ne justifie pas de liens intenses et stables sur le territoire français.
17. Il résulte de l'examen de la légalité de l'obligation de quitter le territoire français, que Mme B E n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de cette mesure d'éloignement à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision d'interdiction de retour sur le territoire français.
18. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
19. D'une part, Mme B E s'est vu refuser tout délai de départ volontaire pour exécuter l'obligation de quitter le territoire prise à son encontre et ne fait état d'aucune circonstance humanitaire qui aurait pu justifier que l'autorité administrative ne prononçât pas d'interdiction de retour sur le territoire français. Le préfet de la Moselle n'a donc pas commis d'erreur d'appréciation en prononçant une interdiction de retour sur le territoire français. D'autre part, eu égard au caractère récent de la présence en France de la requérante, qui ne dispose d'aucune attache familiale dans ce pays, dont elle ne parle pas la langue, et alors même qu'elle n'a pas déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement et que sa présence en France ne représente pas une menace pour l'ordre public, le préfet de la Moselle n'a pas commis d'erreur d'appréciation en fixant à deux ans la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français.
20. Il résulte de ce qui précède que Mme B E n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions contestées. Ses conclusions aux fins d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées par voie de conséquence.
DECIDE :
Article 1er : La requête de Mme B E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme F B E et au préfet de la Moselle.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 30 octobre 2024.
La magistrate désignée,
F. GuitardLa greffière,
S. Matusinski
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
1
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